Menu Pages
Rss
Menu Catégories

Posté par le 30 Mai 2017 | sans commentaire

Vendresse – Troyon – Soupir : du 10 mars au 5 septembre 1916

vendresse-troyon

Provenance :  Bibliothèque nationale de France

Après Douaumont

Le Régiment a été durement touché dans les combats de Douaumont du 01 au 07 mars 1916.

Le 33ème a largement payé son tribut à la Bataille de Verdun, il fut un des premiers engagé dans cet enfer, il en fut un des plus touché !

On fait un premier bilan. Ces journées de Douaumont lui coûtèrent en tués, blessés ou disparus: 32 officiers et 1443 hommes.

Le 05 au soir, le secteur occupé près du village de Douaumont par le 33ème est mis sous le commandement du Colonel Leuchère du 110ème R.I. Il installe son P.C à cheval sur la route Fleury-Douaumont.

L’ordre de relève est parvenu à 16 heures. Le 170ème R.I.va remplacer le 33ème ‘’dès son arrivée’’ .Les rotations d’unités commencent à 22 heures 30 le 05.

Elles se termineront le 07 mars à 4h.

Le régiment est envoyé dans un premier temps aux casernes Bévaux de Verdun.

verdun

08 mars 1916 : voir cartes 1 et 2

La décision de la nouvelle affectation du régiment a été prise, ce sera :

  • L’Etat-Major, le C.H.R, le 1er Bataillon et les 3 compagnies de mitrailleuses à Savonnières-devant-Bar
  • Le 2ème Bataillon et ce qui restait du 3ème Bataillon qui devaient cantonner à Longeville vont à Resson. Le cantonnement à Longeville étant plein.
Déplacement de Verdun à Savonnières-devant-Bar

Carte 1 : Déplacement de Verdun à Savonnières-devant-Bar

Jusqu’au 12 mars 1916, le Régiment fortement secoué, panse ses blessures. C’est alors que le bilan définitif des pertes subies à Douaumont sur la période du 25 février au 07 mars est arrêté.

Le moins que l’on puisse dire est qu’il est épouvantable. On recense :

  • Tués : 76
  • Blessés : 178
  • Disparus : 1220

Soit un total de 1474 pertes.

Il est à noter que parmi les disparus, on ne peut faire la différence entre les hommes tombés au combat dont les corps n’ont pas été retrouvés et les soldats ayant été faits prisonniers.

Les informations sur les hommes ayant été capturés arrivent petit à petit à la connaissance des autorités françaises.

Nous verrons dans un prochain article ce que fut le sort du Capitaine de Gaulle depuis le 02 mars 1916 quand il disparut dans les tranchées face à Douaumont.

Le 12 mars, le Régiment est informé qu’il va bouger.

13 mars 1916 : voir carte 2.

A 8 heures du matin, les troupes se mettent en route :

  • L’Etat-Major et le 3ème Bataillon vont à Montplonne
  • Le 1er Bataillon va à Bazincourt-sur-Saulx
  • Le 2ème Bataillon va à Nant-le-Grand

C’est alors que le Régiment suite aux combats de Douaumont reçoit un renfort :

Le 13ème renfort de :

  • 6 officiers
  • 450 hommes

Soit une petite partie des pertes subies. Les pertes successives vont entraîner une réorganisation du 33ème R.I, tout comme les autres régiments du 1er Corps d’Armée dont dépend la 2ème D.I.

L’Etat-Major le fera dans les semaines suivantes, comme nous le verrons.

Les semaines qui vont suivre et jusque début septembre seront pour le 33ème R.I un moment de reconstruction. Les renforts et nominations vont se succéder. Le 33ème avait perdu 1/3 de ses effectifs.

Intégrer de nouveaux officiers, de nouvelles recrues en nombre aussi important justifie l’envoi du Régiment dans un « secteur secondaire » comme l’est le département de l’Aisne en mars 1916.

Ne nous trompons pas, en mars 1916, l’Aisne est également un secteur exposé et dangereux.

Le Régiment va alterner son temps en missions de surveillance de l’ennemi et périodes en repli dans la région quelques kilomètres à l’arrière.

Se retrouver en 1ère ligne, c’est subir ou entreprendre continuellement des opérations de toutes sortes :

Tirs, bombardements, camouflets et opérations appelées « Coups de main »…

En mars, le Régiment va beaucoup bouger, se reconstituer avant de reprendre ses missions en 1ère ligne de mi-avril 1916 à septembre 1916.

Durant cette période, les pertes subies sont la preuve que cette partie du front est aussi dangereuse qu’ailleurs.

Le 33ème R.I va déplorer des pertes estimées* à :

Du 08 mars au 1er septembre 1916 :

  • 15 Officiers
  • 218 hommes

Tués, blessés, disparus ou prisonniers…

* Source : Historique du 33e R.I. (anonyme, Imprimerie J. Dumoulin, Paris, 1920) numérisé par Daniel Crozat.

Nous allons voir le déroulement des faits de cette période dans les lignes qui suivent.

Note du rédacteur :

L’absence de combats et d’actions d’envergure rendent le récit de ces quatre mois d’existence du 33ème R.I durant la Grande-Guerre, souvent « insipide ».

Il n’est parfois que l’inventaire de pertes et de nominations.

« Certains noms contenus dans l’article peuvent comporter des erreurs d’orthographe. Le rédacteur du J.M.O ayant une écriture parfois difficile à déchiffrer. »

*

Les déplacements de fin mars 1916 :

deplacement-2

Carte 2 : Les différents déplacements du 33ème R.I en début mars 1916

Le 14 mars 1916 :

Par ordre n° 9341/3 du 13 le 33ème quitte les garnisons occupées le 13 et fera mouvement.

A 8 heures, les 3 bataillons et les 3 compagnies de mitrailleuses sont réunis à Nant-le-Grand et se mettent en route.

1er, 2ème et 3ème Bataillons vont à Erize -Saint-Dizier

L’ E .M* et les 3 compagnies de mitrailleuses à Rumont

Les T.R** et C.H.R*** suivent ainsi que 5 voitures de réquisition portant des masques contre les gaz et les boites pour les contenir. Le tout reçu 2 heures avant de partir.

*L’Etat-Major du Régiment :

1° Un état-major est constitué :

  • d’un colonel,
  • du capitaine qui lui est adjoint,
  • de l’officier payeur ou lieutenant de détail,
  • du lieutenant officier d’approvisionnement,
  • du médecin-major chef du service,
  • du lieutenant porte-drapeau et
  • du chef de musique.

2° Un petit état-major comprenant :

  • 1 sous-chef de musique,
  • 1 tambour-major, 38 musiciens,
  • 1 caporal sapeur et
  • 12 sapeurs ouvriers d’art

**Compagnie Hors Rang

Compagnie unique qui se trouve au niveau du régiment et regroupe ce qui touche au fonctionnement administratif, logistique et au commandement du régiment. On y trouve le secrétariat du colonel et de son petit état-major, les cellules traitant de l’approvisionnement en matériel, habillement, nourriture, un peloton de pionniers pour les travaux de protection, la section de brancardiers qui est en même temps la musique du régiment. Pour commander, il faut assurer les liaisons vers les supérieurs et les subordonnés, et naturellement une équipe de téléphonistes y a sa place.

***Le Train Régimentaire. suit le régiment et est commandé par l’officier d’approvisionnement (lui-même affecté à l’E.-M. du régiment) ;

Il comprend :

  • 2 sections (commandées chacune par un sergent) de 5 fourgons qui, alternativement, ravitaillent et distribuent un jour de vivres
  • 1 section de réserve (3 fourgons), commandée par le sergent-major du T.R.
  • 2 voitures à fourrage
  • 2 fourgons ou 1 charriot de parc à 3 chevaux (avoine)
  • 3 voitures à viande
  • 6 chevaux

Les hommes et gradés du T.R. sont affectés à la C.H.R.

Le 15 mars :

La 2ème Division d’Infanterie (3ème et 4ème Brigades) est passée en revue par le Général Joffre accompagné du Général Balfourier commandant le 20ème Corps d’Armée.

Preuve que l’on sait en haut-lieu que le 33ème R.I a particulièrement souffert tout en se montrant digne et intraitable dans la mission confiée au Régiment aux abords de Douaumont en ce début mars.

Les troupes de le 2ème D.I lui sont présentées par le Général de Division (Général Guignabaudet) à l’Est d’Erize-la-Brûlée.

La 3ème Brigade étant au nord de la route de Belrain.

Le Général en Chef exprime toute sa satisfaction pour la bonne tenue de tous et pour l’énergie et le courage montrés par les troupes de la 2ème D.I. devant Verdun.
Il procède ensuite à la remise de décorations :

  • La rosette d’Officier de la Légion d’Honneur est remise au Lieutenant-Colonel Boud’hors
  • La Croix de la Légion d’Honneur est remise à l’aumônier Vitel et au Capitaine Ricatte qui commanda le 1er Bataillon aux « affaires de Douaumont »

En outre, le Général en Chef remet :

  • La médaille militaire au Caporal téléphoniste Le Guillery, au Caporal Legris de la 5ème Compagnie et au soldat Stratt de la 4ème compagnie.

Cette cérémonie prend fin à midi.

Ce même jour, est établi l’ordre n° 9367 de la 2ème D.I :

Les cantonnements de la division seront modifiés comme suit :

33ème : voir carte 2

  • Etat-Major et le 2ème Bataillon et les 3 cies de mitrailleuses à Erize-St-Dizier
  • Le 1er Bataillon à Loisey
  • Le 3ème Bataillon à Géry

Les unités déplacées commencent leur mouvement le 16 à 7 heures.

16 mars 1916 :

A 7 heures, le régiment fait mouvement ;

  • L’Etat-Major, la C.H.R les 3 compagnies de mitrailleurs vont donc à Erize-Saint-Dizier rejoindre le 2ème Bataillon qui reste en place
  • Le 3ème Bataillon va à Géry
  • Le 1er Bataillon va à Loisey

Le Régiment va rester à ces emplacements jusqu’à la fin du mois. Ces quinze jours vont lui permettre de se réorganiser et d’intégrer les renforts reçus 2 jours plus tôt.

17 mars

Le colonel remet la médaille militaire au soldat de 1ère classe Pinet l’un de ses cyclistes.

Pendant les différents mouvements du Régiment, les affectations suivantes ont été faites :

  • Le capitaine Henry ( A.T.D)  vient du 91ème le 12 mars et est affecté à la 5ème cie
  • Le sous-lieutenant Brière ( R.T.T)* vient du 164ème le 12 mars affecté à la 7ème cie
  • Le sous-lieutenant Gaudry ( R.T.T)* vient du 164ème le 12 mars affecté à la 6ème cie
  • Le sous-lieutenant Fournier ( A.T.T) vient du 91ème le 12 mars affecté à la 11ème cie
  • Le sous-lieutenant Debaudringhien ( R.T.T)* vient du 91ème le 12 mars affecté à la 9ème cie
  • Le capitaine Balzard (Territoriale T.D.) vient du 164ème le 13 mars affecté à la 12ème cie
  • Le commandant Leclerc (A.T.D) vient du 17ème le 15 mars pour prendre le Commandement du 3ème Bataillon, celui du regretté Commandant Cordonnier.

*Régiment de Tirailleurs Tunisiens / A.T.T : à titre temporaire / A.T.D : à titre définitif  / T.D : titre définitif

18 mars 1916 :

Durant leur séjour à l’arrière, nombre d’officiers et de soldats s’étant illustrés lors des combats de Douaumont reçoivent des récompenses et décorations :

Ont été cités à l’ordre du 20ème Corps d’Armée (ordre n° 194 du 10 mars 1916) :

  • Le sous-lieutenant Lallart
  • L’adjudant Queneutte
  • Le sous-lieutenant Leforestier
  • Les soldats Clément – Marcoulet – Ouin Achille – Vancovolaert

Ont été cités à l’ordre de la 3ème Brigade (n° 35 du 15 mars 1916) :

  • Aide-major Goubet
  • Le sous-lieutenant Lidove
  • Le sous-lieutenant Delebarre
  • Le sous-lieutenant Six
  • L’adjudant Dumont
  • Les sergents Noêl – Coppin
  • Les caporaux Carpentier, Cazenave, Bollet
  • Le soldat de 1ère classe Leroy
  • Le cycliste Thélu
  • Le cycliste Magne

Par ordre du Régiment (ordre n° 101 du 10 mars 1916), ont été cités :

  • Le sous-lieutenant Lestoquoy
  • Le sous-lieutenant Mulpar
  • Le sous-lieutenant Gaillau
  • L’adjudant Quimbre
  • L’adjudant Cornu
  • Le sergent-Major Facques
  • Le sergent Barbier
  • Le sergent Pruvost
  • Le sergent Dugardin
  • Le sergent Duprat
  • Le sergent Varlet
  • Le sergent Grégoire
  • Le sergent Michaud
  • Les soldats : Behelle, Villeret, Moreau, Dumérieux, Chevalier, Brasseur, Prouveur, Quéva, Bouchez
  • Le cycliste Ferré

19 mars 1916 :

Ont été cités à l’ordre de la 2ème D.I (ordre n°84 du 13 mars 1916) :

  • Monsieur Le Médecin Major de 1ère classe Mahaut
  • Le Capitaine Fleury
  • Le sous-lieutenant Mac-Corkell
  • L’adjudant Habourdin
  • Les sergents Martinage – Sueur – Godrand
  • Le caporal Guillery et l’infirmier Cabuzat

Ont été cités à l’ordre de la IIème Armée, (ordre n°22 du 15 mars 1916) :

  • Les sergents Matissart et Six

A été cités à l l’ordre de la Vème Armée (n°121 du 12 mars 1916) :

  • Le caporal Beaumont

20 mars 1916 :

Le Médecin Major de 1ère classe Betami est affecté au 3ème Bataillon.

21 mars 1916 :

Le régiment reçoit un renfort :

Le 14ème renfort de :

  • 531 sous-officiers, caporaux et soldats provenant des 87 – 116 – 147 – 148 et 151ème R.I.

Qui s’ajoute au 13ème renfort du 13 mars :

  • 6 officiers
  • 450 hommes

 

  • Le sous-lieutenant Gody du 147ème est affecté à la 3ème cie
  • Le sous-lieutenant Paillier du 151ème est affecté à la 10ème cie
  • Le sous-lieutenant Le Poul du 116ème est affecté à la 1ère cie
  • Le sous-lieutenant Salmon du 87ème est affecté à la 12ème cie
  • Le lieutenant Joussard du 87ème est affecté à la 12ème cie
  • Le lieutenant Henry commandant la 5ème compagnie est évacué pour maladie
  • Le sous-lieutenant Sortain  prend le commandement de la 5ème cie
  • Le lieutenant Bacmann est cité à l’ordre de la 2ème D.I (ordre n°88 du 20 mars 1916)

22 mars 1916 :

Sont nommés :

  • Capitaine, le Lieutenant Gerbier qui garde le commandement de la 10ème compagnie. C’est la compagnie que commandait le Capitaine de Gaulle avant de tomber à Douaumont le 02 mars 1916.
  • Sous-lieutenant :
    • L’adjudant Habourdin affecté à la 3ème cie
    • L’adjudant Laloux affecté à la 6ème cie
    • L’adjudant Cordier affecté à la 4ème cie
    • Le sergent Thellier affecté à la 5ème cie
    • Le sergent kriner affecté à la 2ème cie

Le régiment reçoit un nouveau renfort le 15ème :

  • 23 sous-officiers
  • 36 caporaux
  • 437 soldats

Ces recrues venant du 84ème R.I.

Après l’affaire de Douaumont, on avait recensé 1474 pertes au 33ème dont 36 officiers.

L’ensemble des renforts étant avec les 13ème,14ème et 15ème renforts de : 6+450+531+23+36+437 = 1483 recrues.

Ceci permet de reconstituer les effectifs originaux du Régiment à l’entrée de 1916 ce qui n’empêchera pas le 33ème de se conformer à une nouvelle organisation qui interviendra en fin de printemps.

Sont nommés :

  • Le capitaine Poirey venant du 84ème prend le commandement de la 1ère compagnie
  • Le capitaine Colet venant du 84ème prend le commandement de la 5ème compagnie
  • Le sous-lieutenant Montaufier du 84ème est affecté à la 2ème cie
  • Le sous-lieutenant Castelbreilh du 84ème est affecté à la 8ème cie
  • Le sous-lieutenant Sarton du 84ème est affecté à la 9ème cie
  • Le sous-lieutenant Gaillot du 84ème est affecté à la 11ème cie
  • Le sous-lieutenant Michaud du 84ème est affecté à la 1ère cie de mitrailleuses de la 3ème Brigade
  • Le sous-lieutenant C9arrincajoux du 84ème est affecté à la 2ème cie de mitrailleuses du régiment

23 mars 1916 :

Le Chef de Bataillon Mengin du 201ème R.I vient prendre le commandement du 1e Bataillon, celui dont le chef, le Commandant Lagrange est porté disparu depuis le 02 mars 1916.

24 mars1916 :

Le régiment reçoit un nouveau renfort, le 16ème, de :

  • 74 sous-officiers, caporaux et soldats du 128ème
  • 20 sous-officiers et soldats du 91ème

Ce qui amène maintenant l’ensemble de recrues reçues à 94 + 1483 = 1577 unités.

Sont nommés :

  • Le Lieutenant Balas du 128ème prend le commandement de la 6ème cie
  • Le sous-lieutenant Darras du 128ème est affecté à la 7ème cie
  • Le sous-lieutenant Naud  du 91ème est affecté à la la 10ème cie
  • Le Capitaine Levalet du 120ème prend le commandement de la 12ème cie

25 mars 1916 :

  • Le Capitaine Balyant  qui commandait la 12ème compagnie est évacué pour maladie
  • Le soldat Foulon Fernand est cité à l’ordre de la 2ème D.I  (ordre n°90 du 24 mars)

26 mars 1916 :

Sont cités à l’ordre n°90  du 24 mars 1916 de la IIème armée :

  • Le Capitaine de Gaulle, commandant la 10ème compagnie
  • Le Lieutenant Dubrulle de la 1ère compagnie de mitrailleurs
  • Le Lieutenant Desaint, commandant la 4ème compagnie
  • Le Sous-Lieutenant Bailhencourt de la 3ème compagnie à la suite des combats de Douaumont du 02 mars
  • Le Lieutenant Desaint est nommé Capitaine à titre définitif et garde le commandement de la 4ème cie

27 mars 1916 :

Le lieutenant Lallart commandant la 2ème compagnie est évacué pour maladie et remplacé par le Sous-Lieutenant Montaufier.

Sont cités à l’ordre de la 3ème Brigade (n°36 du 21 mars) :

  • Le Lieutenant Mayot commandant la 1ère compagnie
  • Le médecin aide-major  Six
  • L’adjudant Dumez
  • Le Maréchal des Logis Leroy
  • Les sergents : Giraud – Hollande* – Buscot
  • Le caporal Gallet
  • Les soldats Lesieur – Mutez – Lebacq – Roussel – Corman – Gourdin – Holfack – Monteils – Bracq – Delattre – Bardrien – Coquerel – Aupetit – Mercier
  • La médaille militaire est attribuée au sergent Horremans et au soldat Urgel

*Gustave, le Grand-Père de François Hollande

28 et 29 mars 1916 :

Sans changement, le sous-lieutenant Bourgeois du 62ème est affecté à la 10ème cie.

La médaille militaire est attribuée au soldat Jérôme ( par ordre du 13 mars n°2601 du G.Q.G).

31 mars 1916 :

Le médecin-chef de service Mahaut passe à l’hôpital d’évacuation n°6 « Queue de Mala » desservant les groupements Guillaumat et Balfourier.

Dans l’autre sens, Le médecin-major de 1ère classe Portes venant de l’hôpital d’évacuation n°6 passe au 33ème comme médecin-chef de service.

Les directives provenant de la 3ème Brigade prescrivent que :

  • « Pendant toute cette période, les régiments de Brigade profitent du stationnement pour se reconstituer en hommes et en matériel. »
  • « La réorganisation se fera dans les nouveaux cantonnements. »
Carte du front dans le Département de l’Aisne

Carte du front dans le Département de l’Aisne. Soupir- Moussy – Vendresse et Troyon ( secteur du 33ème R.I en avril 1916.

*

01 avril 1916 :

Conformément aux prescriptions et ordres du 21ème C.A n°156/BS du 31 mars, Le Régiment fait mouvement.

Le déplacement se fait en chemin de fer. Le Régiment s’embarque à la gare de Ligny-en-Barrois (carte 2) dans l’ordre suivant :

Les Bataillons s’embarquent à :

  • 7 heures pour 1er Bataillon et l’E-M
  • 10 heures pour le 3ème Bataillon
  • 13 heures pour le 2ème Bataillon et l’Etat-Major de la Brigade
  • 19 heures Les 3 compagnies de mitrailleurs

Tous ces éléments débarquent à Epernay et font mouvement pour occuper provisoirement les cantonnements suivants (carte 3):
Etat-Major – C .H.R – 1er et 3ème Bataillon  à Damery.
2ème Bataillons  les 3 cies de mitrailleuses à Cumières.

deplacement-3

Carte 3 : Déplacements du 33ème R.I en début avril 1916.

02 avril 1916 :

Le régiment fait mouvement par voie de terre et va occuper les cantonnements suivants :

  • Etat-Major – C .H.R – les 3 cies de mitrailleurs à Verneuil dans la Marne (carte 3)
  • Le 2ème Bataillon De Bruignac à Vincelles (carte 3)
  • Le 3ème Bataillon Leclerc à Champroisy

Le 1er Bataillon Mengin est réparti comme suit :

  • Les 1ère et 2ème compagnies à Courmont (carte 3)
  • Les 3ème et 4ème compagnies à Ronchères

03 avril 1916 : carte 3

Mouvement par voie ferrée pour les Etat-Major :

  • E. M de la 2ème D.I à Dormans
  • E.M de la 3ème Brigade à Verneuil

04 avril 1916 :

Le chef d’escadron Basset du 23ème Dragons vient prendre ses fonctions auprès du Chef de Corps.

06 avril 1916 :

Le capitaine Dolon revient de convalescence et reprend le commandement de la 2ème cie.

08 avril 1916 :

  • Le lieutenant de réserve Guillard venant du 239ème R.I est affecté à la 7ème cie.
  • Le sous-lieutenant de réserve Mortier venant du 167ème est affecté à la 11ème compagnie.
  • Le Capitaine Gensoul venant du 168ème R.I (territorial) prend le commandement de la 9ème cie.

09 avril 1916 :

  • Le capitaine de réserve Vinchon venant du 405ème est affecté à la 4ème cie.
  • Le lieutenant Caillaux (territorial) venant du 297ème R.I est affecté à la 2ème cie.
  • Le lieutenant Fouet (réserve) venant du 223ème R.I est affecté à la 8ème cie.

Le Lieutenant-Colonel Boud’hors prend le Commandement de la 3ème Brigade d’Infanterie pendant la permission du Général Duplessis.

Il est remplacé par le Commandant de Bruignac du 2ème Bataillon à la tête du 33.

10 avril 1916 :

Comme il avait été imaginé en début de mois, l’instruction des soldats de la 3ème Brigade se met en place.

Les cours pour les sous-officiers commencent sous la direction du capitaine Ricatte.

Les cours de chefs de section de mitrailleuses pour la 3ème Brigade sous la direction du capitaine Vignon, commandant la 1ère compagnie de mitrailleurs du 33ème.

  • Le sous-lieutenant Giscard venant du 71ème Bataillon de chasseurs à pied est affecté à la 12ème compagnie.
  • L’aspirant Beylard est promu sous-lieutenant le 07avril et reste affecté à la 5ème cie.
  • Les 1ère et 2ème compagnies viennent cantonner à Ronchères.
Déplacements du 33ème R.I en mi-avril 1916

Carte 4 : Déplacements du 33ème R.I en mi-avril 1916.

11 avril 1916 :

  • Le lieutenant Butin venant du 222ème R.I est affecté à la 1ère cie. Le sous-lieutenant Salmon est évacué.

Conformément à l’instruction 5914/3 du Général Commandant la Vème Armée, la 2ème Division commence son mouvement pour aller stationner dans la région de Fismes (carte 4).

En exécution d’ordres complémentaires, de l’Armée, Le 33ème se resserre dans ses cantonnements pour laisser libre le cantonnement de Courmont pour les éléments du 8ème R.I.

12 avril 1916 : carte 4

Après sa reconstitution le régiment fait mouvement et va cantonner à :

  • Etat-Major – C.H.R ; – les cies de mitrailleurs et le 1er Bataillon vont à Magneux
  • Le 2ème Bataillon à Hourges
  • Le 3ème Bataillon à Unchair

Le mouvement se faisant à 13h30.

En fin de journée, l’ordre est donné à la 3ème Brigade de relever la 70ème Brigade du 18ème Corps d’Armée.

Les opérations commenceront le 14 et se termineront le 16 avril.

Les unités venant relever les éléments désignés devront avoir franchi l’Aisne avant 6 heures du matin. L’heure est ensuite modifiée pour franchir l’Aisne à 4h30.

13 avril 1916 :

  • L’Etat-Major du Régiment va s’installer à Vendresse aux côtés de celui du 144ème.

14 avril 1916 :

Conformément à l’ordre 5930/3 du 9 avril du Général commandant la Vème armée, la 2ème D.I doit relever sur le front les éléments correspondants de la 35ème D.I.

Ce mouvement a été réglé par l’ordre général n°100 de la 2ème D.I. et commence aujourd’hui :

  • Les E.M de la Division, des Brigades et des Régiments font mouvement dans la matinée et viennent s’installer à côté de l’E.M qu’ils doivent relever afin de fonctionner conjointement jusqu’en fin de relève.

Les unités de la 3ème Brigade font mouvement de la manière suivante :

  • L’E.M de la 3ème Brigade à Bourg-et-Comin (carte 4)
  • L’E.M du 33ème à Vendresse
  • Le 1er Bataillon du 33ème venant de Magneux vient remplacer le bataillon du 144ème R.I au centre du sous-secteur de Vendresse

15 avril 1916 :

Le 2ème Bataillon venant de Hourges vient relever le bataillon de gauche du 144ème

La 2ème cie de mitrailleuses du régiment relève en 1ère ligne la 1ère cie de mitrailleurs du 144

Le 3ème Bataillon du 33ème venant d’Unchair s’installe à Longueval et Serval (carte 4)

Le Médecin-Auxiliaire Hennart est nommé Médecin Aide-Major de 2ème classe à Titre temporaire

Le capitaine Chenue venant du 232ème R.I prend le commandement de la 11ème cie

16 avril 1916 :

Continuation des opérations de relève : carte 5 et carte 6

  • Les 11ème et 12ème cies du 3ème Bataillon viennent occuper les cantonnements de Longueval tandis que les 9ème et 10ème cies vont à Serval (carte 4).
  • La 1ère compagnie de mitrailleurs du régiment venant de Magneux vient à la ferme Lécuyer de Bourg et Comin. Elle relève la 1ère cie de mitrailleuses de la 70ème Brigade.
  • Le sous-lieutenant Dussart rentre de convalescence et reprend le commandement du peloton de sapeurs.

Le régiment à cette date occupe les emplacements suivants :

  • Etat-Major – Pionniers à Vendresse
  • Bataillon du centre : 1er Bataillon avec 3 compagnies en soutien et la 4ème cie en réserve à Bourg*
  • Bataillon de gauche, le 2ème Bataillon avec la 6ème cie en soutien et la 8ème cie en réserve aux abris de Vendresse
  • La 2ème cie de mitrailleurs du régiment et la 1ère cie de mitrailleurs de la 3ème Brigade en réserve à la ferme Lécuyer de Bourg-et-Comin

*Bourg est souvent employé pour Bourg-et-Comin.

deplacement-5

Carte 5 : Mouvements du 33ème R.I le 16 avril 1916 vers la Ferme Lécuyer.

vendresse-troyon-6

Carte 6 : Secteur occupé par le 33ème R.I en fin avril entre Bourg-en-Comin à l’arrière et Vendresse – Troyon en 1ère ligne.

*

L’attaque de Vendresse 18 avril 1916

17 avril 1916 :

A partir du 17avril, à 8heures, l’E.M de la brigade fonctionne seule à Bourg. Dès 8 heures, Le Général commandant la 2ème D.I. prend le commandement du secteur et du cantonnement de Bourg.

  • Le Lieutenant-Colonel Boud’hors reprend le commandement du 33ème
  • Le soldat de 2ème classe Gardunal matricule 411 de la 5ème cie est blessé
  • Le soldat de 2ème classe Beauvisage matricule 11681 de la 2ème cie est tué

18 avril 1916 :

  • Le soldat de 2ème classe Germain Meuvielle matricule 944  est blessé
carte-front

Carte 7 : Ligne de front (en rouge). Le village de Verneuil et la sucrerie et le village de Vendresse en jaune.

19 avril 1916 :

L’artillerie française procède dans la matinée à des réglages et tire sur les travailleurs ennemis en avant du secteur de Paissy (cartes 4et 6).

Vers 13 heures, l’ennemi déclanche sur le front un bombardement des plus violents par ‘’minen’’ et obus de gros calibres sur le village et la sucrerie de Verneuil (carte 8).

Le bombardement se poursuit jusqu’à 20 heures. Ces bombardements coupés d’interruptions courtes bouleverse complètement la tranchée de 1ère ligne de la cie à gauche (Bois en Equerre) ainsi que les boyaux qui y conduisent.

« Des brèches de 15 à 30 mètres ont été faites dans les réseaux au-devant de nos lignes. Plusieurs abris sont détruits, une quinzaine d’hommes sont ensevelis dans ces abris. »

Dans la soirée le 1er et le 2ème Bataillon du 33ème sont fortement bombardés. Une reconnaissance ennemie tente d’aborder la tranchée au sud du « Bois en Equerre » Elle est repoussée.

Carte 8

Carte 8 : En orange, emplacement du « Bois en Equerre » et tranchées F13-F14. En jaune, le ‘’Bois-carré’’. Le trait vert représente les modifications effectuées le 16 juin 1916.

Vers 16 heures, une accalmie se produit mais à 18h45 le bombardement recommence plus violent encore (grosses torpilles – 105 – 170 – 210).

Vers 19h40, une attaque allemande est déclanchée contre le front de la compagnie de gauche (la 5ème cie) F12 et F13.

L’ennemi ne peut prendre pied dans nos tranchées, arrêté par un tir de barrage d’artillerie de mitrailleuses et la mousqueterie.

A partir de 20 heures et jusque 2 heures, l’ennemi tente à plusieurs reprises de « fortes reconnaissances » ou des attaques limitées.

  • La 1ère comprenant une fraction en ligne déployée est repoussée par nos feux
  • La 2ème essaye de s’infiltrer devant la section de droite de la 5ème cie à la gauche, F12 elle échoue
  • La 3ème se glissant par la lisière ouest du Bois en Equerre est également rejetée F 17

Cependant, une fraction a pu, sans qu’on s’en aperçoive atteindre la portion de tranchée F13 que les défenseurs ensevelis n’ont pu garnir.

Dès que le fait a été constaté, les éléments voisins ont nettoyé la tranchée à coups de grenades.

A 22 heures, nouvelle tentative arrêtée net.

Le lendemain, les constatations montrent que l’attaque subie était sérieuse.

Tout le secteur de la compagnie de gauche est retourné. Des abris sont effondrés. Une section de la 5ème compagnie a été bombardée et en partie et ensevelie.

Elle est dégagée le lendemain matin sauf trois hommes qui sont introuvables.

Les assauts allemands ont échoué.

Les Allemands en se retirant ont abandonné sur le terrain une assez grande quantité de grenades à main. Les observateurs signalent dans leurs rapports :

« Les Allemands ont dû subir des pertes car on a vu des hommes tomber et on a entendu des cris et des plaintes. Ils n’ont laissé personne sur le terrain. »

« Le bombardement ennemi a été assez violent sur le secteur de Verneuil – Moussy et le Pont métallique de Bourg et Comin touché (pas détruit). Notre artillerie a rigoureusement répondu. »

Pertes sur le secteur :

  • 2 tués
  • 22 blessés et
  • 3 disparus (ensevelis)

dont pour le 33ème :

  • Piéro Frédéric, soldat de 2ème classe matricule 05837 de la 1ère cie est blessé
  • Allain Alexandre, soldat de 2ème classe matricule 6598 de la 1ère cie est blessé
  • Crociel Maxime, soldat de 2ème classe matricule 016525 de la 1ère cie est blessé
  • Gers thomas, soldat de 2ème classe matricule 532 de la 2ème cie est blessé
  • Détrez Fortuné, soldat de 2ème classe matricule 8305 de la 2ème cie est blessé
  • Jousset Gaston, soldat de 2ème classe matricule 9365 de la 2ème cie est blessé
  • Gélinaud Martial, soldat de 2ème classe matricule 1684 de la 5ème cie est blessé
  • Heulin René, soldat de 2ème classe matricule 9084 de la 2ème cie est Tué
  • Vallant Julien, soldat de 2ème classe matricule 17148 est disparu
  • Demeyer Arthur, soldat de 2ème classe matricule 1825 est disparu
  • Treffandier Fernand, soldat de 2ème classe matricule 5743 est disparu
Le pont-canal de Bourg et Comin

Ci-dessus, le pont avant 1914. Puis le même pont à la fin de la guerre.
Le pont-canal de Bourg et Comin permet au canal de l’Oise à l’Aisne de franchir la rivière Aisne à une hauteur d’environ 9m.

20 avril 1916 :

Les Allemands procèdent à une vive fusillade sur le secteur qui tue et blesse plusieurs soldats dans les rangs français ;

Hurez Léopold sergent Major de la 5ème compagnie matricule n°015256 est blessé.

Il y a 1 tué et 7 blessés dans les autres régiments.

Au 33, le sous-lieutenant Le Forestier est promu à titre définitif.

La journée est consacrée à réparer les dégâts consécutifs aux bombardements subis.

21 avril 1916 :

Dans la matinée, l’artillerie allemande poursuit son bombardement d’obus de tous calibres et de torpilles sur l’ensemble du secteur.

22 avril 1916 :

La fusillade allemande se poursuit.

  • Le caporal Bizet matricule 3306 de la classe 1911 de la 5ème cie est blessé.
  • Le clairon Troalen Christophe matricule 04791 classe 1909 de la 5ème cie est blessé.
  • Le chef de Bataillon Ducamp venant du 34ème prend le commandement du 2ème Bataillon à la place du Commandant de Bruignac qui va au 1er R.I.

23 avril 1916 :

Une forte explosion est entendue vers 18h30, déclanchée sur l’organisation de notre 1ère ligne et sur la voie d’accès aux tranchées de l’avant. Il s’agit du prélude à un tir violent d’Artillerie ; 77 – 105 – 150 et grosses torpilles sur le centre de notre dispositif.

Dans le secteur de Verneuil, le Bataillon de droite, le 2ème du 33ème, subit lui aussi une forte explosion. Le Commandant Ducamp inaugure ainsi sa nouvelle prise de fonctions.

Les Allemands travaillent activement toute la journée, leurs tirs d’artillerie perturbent nos travaux.

Ceux-ci étant urgents suite aux bombardements récents.

Après une accalmie à 19h40, le tir reprend à 20h10 et de déplace vers la gauche et ceci afin de détruire nos réseaux en plusieurs endroits.

Est-ce le prélude à une attaque ? La suite des événements semble le montrer.

Avant la fin du bombardement, une forte reconnaissance ennemie a pu s’avancer et occuper une petite position de notre ligne vers 21h30. Vivement contre-attaqué à la grenade, elle dut se retirer en laissant un cadavre dans nos réseaux. Notre artillerie répond coup sur coup.

« Il a été impossible d’identifier le soldat allemand tombé dans nos lignes, relève-t-on dans le journal de la Brigade. »

Son vêtement était déchiré, dépourvu de boutons, de pattes d’épaule. Aucune inscription ne pouvant renseigner sur son unité.

Sergent Jules, soldat de 2ème classe matricule 047852 classe 1915 de la 5ème cie est blessé.

24 avril 1916 :

Le Commandant de Bruignac qui commandait le 2ème Bataillon depuis de nombreux mois est récompensé pour sa bravoure et est nommé Lieutenant-Colonel. Il passe au 1er Régiment d’Infanterie et seconde le Lieutenant-colonel Rampomt avant de lui succéder en 1917.

25 avril 1916 :

  • Le sous-lieutenant Giscard passe au 106ème Bataillon de chasseurs à pied (« remis » adjudant art 5 décret 2.1.15)

26 avril 1916 :

  • Méric Prosper, soldat de 2ème classe matricule 7231 classe 1915 de la 5ème cie est blessé

27 avril 1916 :

Les Allemands voulant ralentir nos travaux de réfection, prennent fréquemment nos travailleurs comme cible.

  • Le Lieutenant Buttin Félix Joseph matricule 11982 classe 1896 de la 1ère compagnie est tué d’une balle à la tête

L’ennemi envoie régulièrement des torpilles pour insécuriser nos 1ère lignes.

L’insécurité est entretenue lorsque l’on entend les Allemands faire des travaux souterrains. Ce travail est attentivement suivi par des écouteurs du Génie. Il semblerait que les bruits entendus correspondent au creusement d’une « sape russe »* qui s’approche de nos lignes.

Les échanges d’obus maintiennent les positions de chacun.

*Sape russe : Galerie sans coffrage dont l’intrados (la face inférieure d’une voûte) est taillé en forme de voûte. Evacuation des terres comme pour la sape profonde. Trous d’aération de distance en distance, permettant de repérer la voûte par rapport à la surface du sol, au cours de l’avancement du travail. Exécution délicate, possible seulement en terrain très consistant. Avantages ; avance invisible vers l’ennemi ; peut-être crevée au dernier moment et transformée en boyau ou tranchée, dont la construction a complètement échappé.

29 avril 1916 :

Les tirs de mousqueterie se multiplient.

  • Le sous-lieutenant Sortain  est évacué pour maladie.

30 avril 1916 :

  • Cabot César, soldat de 2ème classe matricule 06014 classe 1907 de la 3ème cie est blessé.

01 mai 1916 :

  • Le capitaine Rohar commandant la 8ème compagnie est blessé
  • Le lieutenant Foué prend le commandement de la cie

02 mai 1916 :

  • Le sous-lieutenant Bourgeois de la 10ème cie est évacué pour maladie
  • Chrétien Emile, soldat de 2ème classe matricule 11550 classe 1910 de la 11ème cie est blessé

03 mai 1916 :

  • Le capitaine Nef prend le commandement la 8ème compagnie
  • Guilly François caporal matricule 3721 classe 1910 téléphoniste est blessé

04 mai 1916 :

  • Le sous-lieutenant Salmon est évacué pour maladie

05 mai 1916 :

  • Le capitaine Poucy de la 1ère cie est évacué pour fatigue
  • Le sous-lieutenant Duprez prend le commandement de la 1ère compagnie
  • Le sous-lieutenant Le Forestier est promu à titre définitif en date du 12 avril

06 mai 1916 :

  • Mesure Edouard musicien matricule 3895 classe 1912 est blessé
  • Quartier Julien musicien matricule 3862 classe 1911 est blessé

07 mai 1916 :

  • Augustin Gustave, soldat de 2ème classe matricule 420 classe 1904 de la 10ème cie est blessé
  • Moreau Georges, soldat de 2ème classe matricule 618 classe 1906 de la 10ème cie est blessé

08 mai 1916 :

  • Eloi Serge, soldat de 2ème classe matricule 16450bis classe 1904 de la 3ème cie est blessé

09 mai 1916 :

  • Blieck Jules, caporal matricule 3321 classe 1908 de la 1ère cie est blessé

10 mai 1916 :

  • Dassier Manuel, soldat de 2ème classe matricule 8449 classe 1915 de la 2ème cie est blessé
  • Bonneau, soldat de 2ème classe matricule 1857 classe 1914 de la 2ème cie est blessé
  • Fougeroux Alex, soldat de 2ème classe matricule 44 classe 1902 de la 12ème cie est Tué
  • Le capitaine Collet est évacué pour dépression
  • Le Lieutenant Fouet de la 8ème compagnie prend le commandement de la 5ème cie

12 mai 1916 :

  • Scal, soldat de 2ème classe matricule 11444 de la 3ème cie est blessé
  • L’adjudant-chef Périer est promu sous-lieutenant à titre temporaire à la date du 08 avril 1916

13 mai 1916 :

  • Le sous-lieutenant Debret est évacué pour maladie
  • Bossu Jules, soldat de 2ème classe matricule 14583 de la 3ème cie est blessé
  • Manche Waldomir, soldat de 2ème classe matricule 6987 classe 1914 de la 12ème cie est Tué

14 mai 1916 :

  • L’officier d’administration de 2ème classe Carton est affecté à la 12ème cie
  • Le capitaine Leroy, arrivé du 43ème R.I. (9ème Bataillon) prend le commandement de la 5ème cie
  • Lavidalie François, soldat de 2ème classe matricule 14200 de la 2ème cie est blessé

15 mai 1916 :

Le Général Commandant le Corps d’Armée prévient qu’un Bataillon du 33ème sera retiré du front. Le 2ème Bataillon Ducamp vient cantonner pour une nuit à Longueval et Serval.

Chacun des 2 bataillons qui restent en ligne relève la portion de la troupe envoyée en réserve. Le mouvement se fait dans la nuit.

  • Le lieutenant Lallart rentre de convalescence
  • Bazergue Jean, soldat de 2ème classe matricule 874 classe 1912 de la 12ème cie est blessé
Carte 9 : Nouvelle répartition des régiments

Carte 9 : Nouvelle répartition des régiments du 1er Corps d’Armée au 15 mai 1916. Sans changement pour le 33ème R.I.

16 mai 1916 : carte 4

Le 1er Bataillon a été relevé dans la nuit par le 2ème Bataillon et va cantonner :

  • Pour les 1er et 2ème compagnies et l’Etat-Major à Longueval
  • Les 3ème et 4ème cies à Serval
  • Les 2ème et 3ème Bataillons restés en ligne s’étendent pour occuper ses emplacements en ligne

17 mai 1916 :

  • Boulnois Gaston, soldat de 2ème classe matricule 11575 classe 1916 de la 11ème cie est blessé

18 mai 1916 :

Chimot Julien, soldat de 2ème classe matricule 11417 classe 1916 de la 12ème cie est blessé

19 et 20 mai 1916 :

L’ordre est donné de ramener à Bourg les unités du 33ème stationnés à Longueval – Serval. Un de ces Bataillons s’installe du côté de Vendresse.

Le 1er Bataillon ( 3 compagnies) va à Bourg. La 4ème cie vient aux abris.

21 mai 1916 :

  • Lacroix Augustin, soldat de 2ème classe matricule 1385 classe 1905 de la 8ème cie est Tué

22 mai 1916 :

  • Pélissier adjudant de la 12ème cie est nommé sous-lieutenant de réserve (décision du Général en chef du 19 mai)
  • Blanquet du Chayla aspirant de la 6ème cie est nommé sous-lieutenant d’active à titre temporaire. (décision du Général en chef du 19 mai)

23 mai 1916 :

  • L’Etat-major de la Brigade s’établit à la ferme Lécuyer (abords de Bourg carte 5)

Au cours de la nuit, un « coup de main »* a été tenté sur le Bois en Equerre et sur le Bois Carré, face à nos tranchées F14 et F9.

L’ennemi n’ayant pas effectué de patrouilles, nos embuscades ont été sans effet.

  • Le sous-lieutenant Michaud de la 3ème cie de mitrailleurs a été évacué pour maladie
  • Le médecin-Major de 2ème classe Six passe au groupe de Brancardiers de la 1ère Division d’infanterie

*Le front de la Grande Guerre n’est pas le théâtre d’une simple alternance d’assauts et de moments de relative accalmie où seule l’artillerie occupe le terrain. De multiples opérations, appelées  « coups de main », se sont déroulées sur tous les secteurs du front et pendant toute la durée du conflit.

Les coups de main sont des opérations de petite guerre, dans le sens où elles engagent sur un front réduit des effectifs limités qui n’ont pas pour but de gagner du terrain sur l’adversaire. Les coups de main visent principalement des positions adverses de petite envergure. Il peut s’agir d’une embuscade contre une patrouille ennemie, ou l’attaque d’une position particulière comme une portion délimitée de tranchées et de boyaux, ou une position renforcée que peut être un blockhaus. Un coup de main est une opération de courte durée qui n’a pas vocation à être poursuivie. Un projet de coup de main en juillet 1916 recommande de « ne pas rester plus d’un quart d’heure dans les tranchées allemandes ».

Source : crid1418.org

  • Géneau Louis, soldat de 2ème classe matricule 07090 classe 1909 de la 11ème cie est Tué

25-26-27 mai 1916 :

  • Le 1er Bataillon Mengin du 33ème relève en 1ère ligne le 2ème Bataillon Ducamp qui va en repos à Bourg (7ème cie aux abris).

28 mai 1916 :

Ordre n°114 : En vue de remanier le front de la D.I. des modifications seront apportées aux limites du secteur et des sous-secteurs. Ordre repoussé à plus tard ce qui laisse les régiments dans leurs positions initiales.

  • L’officier d’Administration de 2ème classe est affecté au 33ème R.I et à la 5ème cie
  • Hié André 2ème classe classe 1912 matricule 5287 brancardier de la 9ème cie est Tué
  • Reinier Léon , soldat de 2ème classe matricule 011463 classe 1900 de la 9ème cie est blessé

29 mai 1916 :

L’ordre 114 est ajourné.

  • Ferré Jean-Marie, soldat de 2ème classe matricule 3491 classe ? de la 12ème cie est blessé
  • Boitel Georges, soldat de 2ème classe matricule 11555 de la 12ème cie est blessé

30 mai 1916 :

  • Lefranc Charles, sergent classe 1906 de la 10ème cie est blessé
  • Thébault Lucien, soldat de 2ème classe matricule 694 classe 1913 de la 12ème cie est blessé
  • Camelet Antonin, soldat de 2ème classe matricule 12405 classe 1910 de la 11ème cie est blessé

31 mai 1916 :

  • Le sous-lieutenant Salmon rentré de convalescence est affecté à la 6ème cie
Carte 10 : Nouvelle répartition des régiments du 1er Corps d’Armée

Carte 10 : Nouvelle répartition des régiments du 1er Corps d’Armée au 31 mai 1916. Sans changement pour le 33ème R.I.

01 juin 1916 :

Dans la nuit du 31 mai au 1er juin, sont arrivés 2 officiers et 42 gradés et cavaliers du 6ème chasseurs à cheval, qui ayant suivi un entrainement spécial, viennent avant d’exécuter un coup de main sur les lignes allemandes, se mettre le terrain dans l’œil et exécuter des patrouilles.

02 juin 1916 :

L’ordre 114 rentrera en vigueur le 3 juin qui ne touche pas notre régiment.

  • Himbert, soldat de 2ème classe matricule 3178 classe 1916 de la 12ème cie est blessé

03 juin 1916 :

  • Davesnes Maurice, soldat de 2ème classe matricule 11310 classe 1916 de la 7ème cie est blessé

04 juin 1916 :

  • Flaux Jean, soldat de 2ème classe matricule 895 classe 1908 de la 11ème cie est blessé
  • Forest Léon, soldat de 2ème classe matricule 2184 classe 1902 de la 12ème cie est blessé

05 juin 1916 :

  • Humbert Justin caporal matricule 9188 de la 6ème cie se blesse accidentellement
  • Le lieutenant de réserve Henno arrive au 33ème, venant du 84ème (évacué pour maladie) est affecté à la 10ème cie

06 juin 1916 :

  • Lambert Paul, soldat de 2ème classe matricule 11375 classe 1916 de la 5ème cie est blessé

07 juin 1916 :

  • Le capitaine Ricatte, est nommé Adjudant-Major et est affecté au 1er Bataillon
  • Le capitaine Corbeil est nommé Adjudant-Major et est affecté au 2ème Bataillon
  • Le capitaine Guillard prend le commandement de la 7ème cie

08 juin 1916 :

  • Quentin Clovis caporal matricule 4857 classe 1912 de la 5ème cie est blessé
  • Lardez Eloi caporal matricule 09836 classe 1910 de la 8ème cie est blessé

09 juin 1916 :

  • Deglaire Aristide, soldat de 1ère classe matricule 11227 classe 1916 de la 4ème cie est blessé

10 juin 1916 :

  • Le sous-lieutenant Bourgeois rentré de convalescence est affecté à la 5ème cie
  • Jauffret Adrien, soldat de 2ème classe matricule 828 classe 1916 de la 7ème cie est blessé
  • Simon Gaston, soldat de 2ème classe matricule 340 classe 1916 de la 7ème cie est blessé
  • Dodane Louis , soldat de 2ème classe matricule 1168 classe 1006 de la 9ème cie est blessé

11 juin 1916 :

  • Chasselain Xavier, bombardier matricule 4865 classe 1912 de la C.H.R est blessé
  • Mascré Eugène, soldat de 2ème classe matricule 9152 classe 1916 de la 6ème cie est blessé
  • Giremmy Pierre, soldat de 2ème classe matricule 10960 classe 1915 de la 8ème cie est blessé

14 juin 1916 :

  • Gaquié Arthur l, soldat de 2ème classe matricule 013229 classe 1906 de la 2ème cie est blessé
  • Louchard Alfred, soldat de 2ème classe matricule 0277 classe 1907 de la 11ème cie est blessé
  • Brodin Auguste, soldat de 2ème classe matricule 1021 classe 1909 de la 11ème cie est blessé

15 juin 1916 :

  • Le sous-lieutenant Darras rentré de convalescence est affecté à la 8ème cie
  • Le lieutenant Balas, commandant la 6ème cie est évacué pour maladie. Le sous-lieutenant Salmon en l’absence du sous-lieutenant Gaury, permissionnaire, prend le commandement de la cie
  • Carrée François, soldat de 2ème classe matricule 011431 de la 6ème cie est blessé
6e-chasseurs

Photo en 1919 du 6ème Chasseurs qui participe au coup de main du 16 juin en compagnie du 33ème R.I. Source Gallica.BNF – Historique du 6ème Chasseurs.

16 juin 1916 :

En fin de matinée, les Hommes du Régiment apprennent émus de ce qui arriva à leur chef de corps le matin même.

« Le Lieutenant-Colonel Boud’hors a été ce matin blessé à Vendresse d’un obus apprend t-on dans les rangs ! »

Que s’était-il passé ?

Le matin du 16 juin, le Commandant du 6ème Chasseurs à Cheval, le Lieutenant-Colonel Tinel accompagné de quelques officiers, s’en viennent à Vendresse pour mettre au point les derniers détails du « Coup de main » préparé de longue date par les notes 892/3 et 946/3 de la 2ème D.I.

Dans la matinée, le Lieutenant-Colonel Boud’hors et quelques gradés du 33ème étant en face du poste de police de Vendresse, reçoit les Officiers du 6ème Chasseurs.

Ils allaient inspecter les tranchées lorsqu’un obus de 105 s’abattit près d’eux.

Parmi le groupe d’officiers certains sont touchés.

Le Lieutenant-Colonel Boud’hors est blessé par un éclat d’obus au-dessous du genou.

Ce même éclat d’obus a blessé le Commandant Basset, chef d’escadron adjoint ainsi que 3 officiers du 6ème chasseurs à cheval :

  • Le Lieutenant-Colonel Tinel, Commandant du 6ème Chasseurs à Cheval
  • Le Capitaine Edmond 
  • Le capitaine Queneau tous deux du 6ème Chasseurs
  • Le sous-lieutenant Penst de Chazelles du 27ème Régiment d’Artillerie

Le Lieutenant-Colonel de Bruignac vient prendre le commandement du Régiment dans l’après-midi.

Aussitôt, il décide que le « coup de main » prévu le jour même est maintenu.

« Les troupes partiront à l’abordage après une préparation d’artillerie sur les tranchées ennemies situées au sud-ouest de Chivy, au Nord de Vendresse sur un saillant de la ligne ennemie situé entre Montfaucon et le Bois du Tordoir. »

*

Malgré les mauvaises nouvelles provenant de la blessure de leur Chef de Corps respectifs, les effectifs prévus pour l’action préparée pour le soir semblent confiants. Ils attendent les résultats des tirs de l’artillerie avant de déclencher les attaques envisagées.

Le coup de main est mis en action peu après 12 heures.

L’opération avait été minutieusement préparée par l’infanterie à qui avaient été adjoints 2 officiers et 64 cavaliers du 6ème chasseurs à cheval. L’effectif de 102 hommes était divisé en 3 groupes.

L’un opérant à l’Est du point d’attaque commandé par le sous-lieutenant Devienne du 6ème Chasseurs.

Le second agissant au centre sous les ordres du sous-lieutenant Lallart du 33ème R.I.

Le troisième opérant à l’Ouest le long du ‘’Bois du Tordoir’’ commandé par le sous-lieutenant Noël du 6ème Chasseurs.

Le détachement du centre, la section du 33ème R.I., devra se lancer sur les tranchées en face d’eux, malgré qu’elles soient occupées par de nombreuses mitrailleuses.

Des batteries du 27ème doivent faire des brèches dans les réseaux.

2 batteries du 27ème et 2 batteries du 41ème seront employées en « contrebatterie »*.

Les brèches sont faites de 12 à 17 heures. Elles sont bonnes dans la région Est de la route de Chivy. Imparfaites à l’est et nulles le long du Tordoir.

*Un tir de contrebatterie consiste en un tir dirigé contre les batteries d’artillerie de l’ennemi dans le but de les neutraliser.

Carte 11

Carte 11 : Une partie du secteur où se produit le « Coup de main » du 16 juin 1916 à l’avant du Bois en Equerre et du Bois du Tordoir.

Les opérations

A 20h45, notre artillerie établit son barrage.

Les tirs de barrage servent à neutraliser l’adversaire lors de la progression des troupes et accompagnent le mouvement offensif en allongeant progressivement la portée de l’impact des obus.

Et à 20h50, les reconnaissances partent.

Après une forte préparation d’Artillerie, les Chasseurs si précipitent sur leurs objectifs qui sont atteints par le Groupe Devienne, mais le Groupe Noël est pris à partie par des mitrailleuses. L’Officier et plusieurs hommes sont grièvement blessés en arrivant sur l’objectif.

Seul le détachement de droite peut pénétrer dans les tranchées ennemies qu’ils trouvent inoccupées dans la partie qu’il est chargé de fouiller, où le sous-lieutenant Devienne rejoindra les lignes de départ suivi de quelques hommes, après avoir effectué des destructions dans la première ligne ennemie.

Les premières lignes allemandes avaient été évacuées ainsi que peut le constater le sous-lieutenant Devienne qui explora les abris souterrains et les tranchées complètement retournées.

Un casque permit de constater que le 117ème Régiment de ligne allemand était en face de nous ce qui confirme(a) l’ordre de bataille.

Une reconnaissance du 6ème Chasseurs part du Bois en Equerre et saute au point 88. Elle trouve les tranchées nivelées et est de suite prise à partie par une mitrailleuse placée au point 103.

Un groupe se porte sur 94 et 97 et un autre essaye de gagner 96. Mais des tireurs et 2 mitrailleuses arrêtent la progression.

La reconnaissance se regroupe vers 95. Elle essaye de regagner sans succès le Bois en Equerre.

Le lieutenant Devienne prescrit alors le retour en F17.

Un premier groupe rentre mais l’autre a du essayer de suivre mais, battu par des feux nourris est probablement resté terré dans des trous d’obus et a dû avoir des tués, des blessés et des prisonniers.

Une reconnaissance du 6ème Chasseurs part au Tordoir se postant sur le point 9.

Les tranchées avancées allemandes de 2ème ligne se garnissent rapidement de tireurs, une mitrailleuse se révèle en 15, une autre en 23.

La reconnaissance est fauchée avant d’atteindre le réseau.

L’officier persiste avec quelques hommes (4). Tous tombent ! Deux chasseurs qui tentent d’emporter le lieutenant blessé mais doivent le laisser dans un trou d’obus.

Des patrouilles d’infanterie parcourent ensuite le terrain mais ne peuvent retrouver l’Officier et les 4 hommes.

Une patrouille de reconnaissance du 33ème qui partait le long de la route de Chivy, fut battue immédiatement par 3 mitrailleuses. Le sous-lieutenant commandant le détachement de la section d’infanterie du 33ème, s’apercevant que les défenses accessoires n’ont pas été détruites par le bombardement, se rendit compte que l’opération ne pouvait réussir et rentra dans les tranchées de départ.

L’insuffisance de l’artillerie ne permit pas d’obtenir le résultat total espéré.

Le sous-lieutenant Noël du 6ème chasseur, blessé, n’a pu être ramené dans nos lignes et a dû être enlevé par l’ennemi.

Le sous-lieutenant Montaufier du 6ème chasseurs a été blessé dans les tranchées.

Quelques hommes un peu « égarés » restent entre les mains des Allemands.

Les pertes subies au cours de l’opération s’élèvent à :

  • Reconnaissance au Bois en Equerre : 3 tués et 13 disparus
  • Reconnaissance au Tordoir : 7 blessés et 5 disparus dont 1 officier
  • Dans les tranchées
    • 33ème : 6 blessés
    • 27ème : 1 blessé

Au 6ème Chasseurs, les pertes seront lourdes :

  • 6 tués
  • 10 blessés
  • 12 disparus

Le 33ème aura en pertes :

  • 2 tués
  • 13 blessés

Au cours du coup de main, pour le 33ème R.I ont été :

Tués :

  • Lefrère Léon, caporal matricule 06236 classe 1910 de la 3ème compagnie
  • Mathieu Jules caporal matricule 8832 classe 1910 de la 6ème compagnie

Blessés :

  • Nouleau Camille, soldat de 2ème classe matricule 08143 classe 1910 de la 6ème cie est blessé
  • Lallement Elysée, sergent matricule 7851 classe 1909 de la 11ème cie est blessé
  • Leduc Pierre caporal matricule 014715 classe 1913 de la 4ème cie est blessé
  • Leroch Joachim, soldat de 2ème classe matricule 2150 classe 1902 de la 4ème cie est blessé
  • Persivy Auguste, soldat de 2ème classe matricule 356 classe 1904 de la 4ème cie est blessé
  • Huyghe Paul, soldat de 2ème classe matricule 2270 classe 1911 de la 4ème cie est blessé
  • Cuvillier Fernand, soldat de 2ème classe matricule 1053 classe 1913 de la 5ème cie est blessé
  • Desangles Adrien, soldat de 2ème classe matricule 9832 de la 6ème cie est blessé
  • Dewez Philippe, caporal fourrier matricule 011738 classe 1901 de la 7ème cie est blessé
  • Bricogne Paul, soldat de 2ème classe matricule 692 classe 1905 de la 7ème cie est blessé
  • Descarpentier Achille, soldat de 2ème classe matricule 2344 classe 1915 de la 7ème cie est blessé
  • Huot Pierre, maréchal des logis matricule 1845 classe 1908 du C.H.R est blessé
  • Bruet Alexandre, sergent matricule 010692 classe 1901 de la 6ème cie est blessé

Des soldats du 6ème Chasseurs seront décorés :

Le Maréchal des Logis Van Wynendaele : « A fait preuve d’un grand courage en sauvant et rapportant plusieurs blessés, mais ne peut parvenir à ramener le sous-lieutenant Noël, disparu depuis; ce sous-officier sera cité à l’Ordre de l’Armée. »

Seront, on outre, cités :

  • à l’Ordre du C. A. : le sous-lieutenant Devienne
  • à l’Ordre de la Division : les Maréchaux des Logis Leblanc et Doizy, le Cavalier Leclercq

*

17 juin 1916 :

120 obus ont été envoyés pendant la nuit sur Chivy et les tranchées du Tordoir. Le poste téléphonique ayant surpris des conversations ennemies sur les travaux à effectuer dans cette région.

  • Le P.C du Lieutenant-Colonel du 33ème est transféré à la cote 175
  • Le capitaine Répessé venant de l’Etat-Major du 1er C.A prend le commandement de la 3ème cie
  • Le capitaine Dion venant du centre de mitrailleurs du Mans, prend le commandement de la 1ère compagnie de mitrailleuses
  • A 22 heures30, le P.C du commandant du sous-secteur de Vendresse est tranféré au Nord-Est de la côte 175
  • Deroeucq Maurice, soldat de 1ère classe matricule 08220 de la 7ème cie et Bahren Annet, soldat de 2ème classe matricule 6595 de la 2ème cie de mitrailleurs sont blessés ce serait par accident

18 juin 1916 :

  • Le 3ème Bataillon est relevé sans incident le 1er Bataillon dans le quartier Ouest
  • Vasseur Adrien, soldat de 2ème classe matricule 11505 classe 1916 de la 8ème cie est blessé

19 juin 1916 :

  • Le sous-lieutenant Gaury revenant de permission prend le commandement de la 6ème compagnie
  • Le sous-lieutenant Debret revenant de convalescence est affecté à la 7ème cie
  • Defresnes Charles, soldat de 2ème classe matricule 6816 classe 1903 de la 10ème cie est blessé

20 juin 1916 :

De 21h30 à 23 heures, la partie ouest du sous-secteur de Paissy est bombardé violemment par torpilles et « seaux à charbon » (des munitions artisanales plus ou moins efficaces).

De 21 à 22 heures, un bombardement du même genre a été exécuté sur la cie de gauche au quartier est du sous-secteur de Troyon.

Des Allemands essayant ensuite de sortir de leurs tranchées ont été dispersés par notre feu.

  • Barus Alfred, soldat de 2ème classe matricule 9342 classe 1915 de la 5ème cie est blessé
  • Ritaine Henri, caporal matricule 05820 classe 1909 de la 12ème cie est blessé par accident

21 juin 1916 :

L’ennemi essaye de travailler dans la nuit sur différents points du front. Il en est empêché par des tirs de mitrailleuses. L’artillerie ennemie a été plus active que les jours précédents.

  • Leplat Jean, soldat de 2ème classe matricule 5191 classe 1914 de la 5ème cie est blessé
  • Savoye Arthur, soldat de 2ème classe matricule 11443 de la 6ème cie est blessé

22 et 23 juin 1916 :

  • Le colonel Duroy de Bruignac par décision du Général en Chef n°16240 du 21 juin 1916 est nommé au commandement du 33ème Régiment d’Infanterie

24 juin 1916

  • Bernard Hubert, soldat de 2ème classe matricule 012913 classe 1905 de la 8ème cie est blessé

25 juin 1916 :

  • Bourdon Georges, soldat de 2ème classe matricule 532 classe 1902 de la 9ème cie est blessé
  • Bouttemy Félix, soldat de 2ème classe matricule 452 classe 1907 de la 9ème cie est Tué

26 juin 1916 :

  • Nasse Marceau, soldat de 2ème classe matricule 8574 classe 1914 de la 10ème cie est blessé
  • Loddé Julien, soldat de 2ème classe matricule 8479 classe 1913 de la 10ème cie est blessé
  • Le Capitaine Levallet commandant la 12ème compagnie est blessé
  • Peccadeau Gabriel, tambour matricule 2392 classe de la C.H.R est Tué
  • Lagrange François, soldat de 2ème classe matricule 7131 classe 1915 de la 10ème cie est Tué
  • Cattelet Amédée, soldat de 2ème classe matricule 02608 classe 1909 de la 10ème cie est Tué

27 juin 1916 :

  • Gondelle Manuel, soldat de 2ème classe matricule 11775 classe 1915 de la 10ème cie est blessé et meurt à l’ambulance 3/1
  • Hélias Vincent, soldat de 2ème classe matricule 1081 classe 1915 de la 4ème cie est blessé
  • Le sergent Magniez du 8ème R.I est nommé sous-lieutenant de réserve à titre temporaire est affecté à la 5ème compagnie du 33ème R.I

*

Les nouvelles organisations des Régiments

Au 28 juin 1916.

vendresse-troyon

Carte 12 : Réorganisation des Régiments suite à la note du 28 juin 1916.
On note le secteur occupé par le « Dépôt du 33ème R.I. »

28 juin 1916 :

En exécution de la note du 23 mai 1916 du Général Commandant en Chef :

« Le travail de réorganisation des régiments s’exécute à la date de ce jour. »

« Désormais, les compagnies de mitrailleuses son intégrées dans les Bataillons.

Ceux-ci ne comptent plus que 3 compagnies portées à un effectif dont 200 hommes environ sont combattants et le reste étant occupé par des spécialistes. »

« La 4ème compagnie de chaque Bataillon formant sous le commandement du capitaine le plus ancien un Bataillon dépôt par régiment.

L’ensemble des Bataillons forme le dépôt réglementaire de la Division qui est sous le commandement d’un Lieutenant-Colonel* ou d’un Officier supérieur faisant fonction. »

Par application de ces mesures, les 4-8-12ème cies du 33ème sont retirées du front et vont stationner à (carte 4) :

  • 4ème cie à Villers-en-Prayères
  • 8ème cie à Longueval
  • 12ème cie à Longueval

 

  • Le Commandant Mengin du 33ème prend le commandement du dépôt divisionnaire.

Dans les sous-secteurs de Vendresse, les 2 Bataillons de première ligne ont deux compagnies en ligne et une en soutien.

Le Bataillon de réserve a une cie aux abris du côté de Vendresse deux cies à Bourg.

  • Le Général Duplessis prend le commandement de la 2ème D.I. pendant l’absence du Général Guignabaudet
  • Le Lt Colonel Truffier cdt le 73ème, le supplée à la Brigade
  • Le 1er Bataillon relève le 2ème Bataillon dans le quartier Est et ceci sans incident.

29 juin 1916 :

  • Le capitaine Laboria venu du dépôt divisionnaire est affecté au 33ème R.I et prend le commandement de la 4ème compagnie

La réorganisation du régiment est réalisée :

  • 3 compagnies et une compagnie de mitrailleuses par bataillon
  • La 12ème compagnie est à Villers-en- Prayères
  • La 8ème compagnie est à Bourg
  • La 4ème compagnie à Longueval

 

  • Perrogan Lucien, soldat de 2ème classe matricule 9997 classe 1914 de la 10ème cie est Tué
  • Roux Edmond, soldat de 2ème classe matricule 99666 classe 1914 de la 10ème cie est blessé
  • Renard Léon caporal matricule 9258 de la 10ème cie est blessé
Carte 12 : Réorganisation des Régiments

Carte 13 : Secteur des « coups de main » du 30 juin 1916 entre Troyon et Vendresse.

30 juin 1916 :

  • Le Commandant Mengin prend effectivement les fonctions de commandement du dépôt divisionnaire de la 2ème Division
  • La 8ème compagnie quitte Bourg et va cantonner à Villers-en-Prayères

En exécution de l’ordre 1062/3 de la 2ème D.I du 27 juin 1916 définit l’organisation d’un coup de main dans les conditions suivantes.

3 coups de main sont décidés et exécutés dans le but de :

  • Détruire les ouvrages allemands
  • Tenir l’ennemi sous la menace d’une attaque
  • De faire des prisonniers

Avant l’attaque (carte 13) :

Les tirs de 75 et de 58, la préparation d’artillerie et l’ouverture des brèches s’effectuent conformément aux instructions données et dans la limite du temps fixé.
Après l’ouverture d’une brèche devant le s/s de Vendresse et le s/s de Troyon, l’explosion d’une mine est actionnée.

Explosion de la mine :

Le fourneau fortement surchargé (3,200 kg) explose à 21h10, produisant une colonne de terre et de fumée de 50 mètres de hauteur. Nos tranchées sont un peu déformées par suite du choc et de la chute de nombreux blocs de terre dans nos lignes.

On peut en déduire les dégâts causés dans les ouvrages ennemis.

A 21h15, les reconnaissances partent :

a) La reconnaissance devant Troyon , celle du 33ème, ne peut déboucher en raison du tir de barrage ennemi.

A 21h40, une 1ère vague sort mais la recrudescence du barrage ennemi.

Après plusieurs essais rendus infructueux par un tir de barrage très violent, le sous-lieutenant Kriner du 33ème ne peut sorti avec son équipe pour aller reconnaître l’entonnoir.

A 21h50, il reçoit du Général de Division l’ordre de considérer sa mission comme terminée.

Le Général commandant la Division décide que l’application est alors considérée à 21h50.

Cette opération ne nous a causé aucun tué mais 7 blessés au 33ème R.I.

Le sous-lieutenant Darras de la 10ème cie est grièvement blessé à la tête.

b) Un groupe du 110ème s’approche de la première tranchée allemande complètement nivelée. Les soldats dépassent la seconde ligne et atteignent la 3ème ligne où ils trouvent un abri occupé. Les soldats allemands surpris s’enfuient à part 1 qui est tué et 2 autres qui sont faits prisonniers et ramenés à la fin de cette attaque.

c) La reconnaissance d’un autre groupe du 110ème est arrêtée à quelques mètres de la tranchée ennemie par un réseau bas encore intact. La tranchée ennemie se garnit rapidement de tireurs. Une lutte à la grenade s’engage. La reconnaissance regagne ensuite la sape de départ et continue les échanges de tirs de fusils et de grenades.

Mais au moment où les patrouilles revenaient, un avion lance une fusée rouge. Aussitôt, un violent tir de barrage se déclanche devant les tranchées françaises ainsi que dans le fond du ravin de Troyon.

La réaction ennemie reste faible, le reste de la soirée et la nuit restent calmes.

Ces 3 coups de main feront tout de même :

  • 7 blessés dont 3 graves pour le 33ème
  • 9 tués et 4 blessés pour le 110ème
  • Et 3 soldats du Génie tués par asphyxie

 

  • Le sous-lieutenant Darras de la 10ème cie est grièvement blessé à la tête
  • Lamoureux François, soldat de 2ème classe matricule 1497 classe 1905 de la 3ème cie est blessé
  • Claverie Manuel, soldat de 2ème classe matricule 14011 classe 1909 de la 3ème cie est blessé
  • Bastier Paul, soldat de 2ème classe matricule 8051 classe 1909 de la 10ème cie est blessé
  • Lecq  Julien, soldat de 2ème classe matricule 1500 classe 1914 de la 10ème cie est blessé
  • Terrien Léon, soldat de 1ère classe matricule 11430 classe 1916 de la 10ème cie est blessé

On se souvient que Le Lieutenant-Colonel Boud’hors blessé par un éclat d’obus le 16 juin au-dessous du genou avait été suppléé par le Lieutenant-Colonel de Bruignac.

Etant considéré comme inapte à reprendre son poste, le 31 juin 1916, le Lieutenant-Colonel Partiot du 1er Régiment d’Infanterie vient prendre le commandement du Régiment (Note 21043 du Général en Chef du 28 juin 1916).

01 juillet 1916 :

  • Le Commandant Morreau venant du dépôt est affecté à l’Etat-Major du Régiment
  • Le Lieutenant-Colonel de Bruignac est nommé au Commandement du 1er R.I

02 juillet 1916 :

  • Le sous-lieutenant Blanquet du Chayla passe de la 6ème à la 10ème cie
  • Le lieutenant Bachmann est promu à titre définitif
  • Cabannes Pierre, soldat de 2ème classe matricule 6825 classe 1913 de la 10ème cie est blessé
  • Reaud Henri, soldat de 2ème classe matricule 9941 classe 1913 de la 10ème cie est blessé
  • Demarcy Albert, soldat de 2ème classe matricule 0450 de la 1ère cie est blessé
  • Bellard Agénor, soldat de 2ème classe matricule 11600 de la 10ème cie est blessé
  • Bertrand Louis soldat de 2ème classe matricule 14118 classe 1915 de la 9ème cie est Tué

03 juillet 1916 :

  • Suite à des bombardements ennemis, dans les secteurs de Verneuil et Vendresse
  • Lameule François, soldat de 2ème classe matricule 02181 classe 1906 de la 1ère cie est Tué
  • Tanchon Eloi, sergent matricule 5242 classe 1910 de la 11ème cie est blessé
  • Le Capitaine Dessaint est promu à titre définitif par décision du 24 juin 1916

04 juillet 1916 :

  • Le sergent Boden Louis matricule 25 de la classe 1906 de la 5ème compagnie, meurt noyé. Son corps fut retrouvé sans vie dans le canal de l’Aisne.

Des patrouilles sont envoyées sur le front. Elles constatent que l’ennemi s’occupe à réparer ses tranchées et boyaux. Preuve de l’efficacité de l’artillerie française.

On informe que le Bataillon du 33ème qui sera au au repos sera en cas d’attaque mis à la disposition du Colonel commandant la 4ème Brigade. La 4ème cie du 33 au repos au dépôt va cantonner aux abris de Vendresse.

05 juillet 1916 :

La nuit est perturbée par des tirs d’artillerie sur les secteurs de Troyon et Vendresse.

  • Le sous-lieutenant Lallart de la 1ère compagnie est évacué pour maladie
  • Le sous-lieutenant Magniez de la 5ème cie passe à la 3ème cie de mitrailleurs

06 juillet 1916 :

  • Lefebvre Joseph, soldat de 2ème classe matricule 06947 de la 10ème cie est blessé
  • Normand Elie, soldat de 2ème classe matricule 13966 de la 10ème cie est blessé

08 juillet 1916 :

  • Le 1er Bataillon du 33ème est mis à la disposition du Colonel de Corn* Commandant la 4ème Brigade
  • La 1ère cie va à Moulins, les 2ème et 3ème compagnies vont à la cote 177. Ce bataillon remplace des éléments du 73ème (voir carte 12).

*Le Colonel de Corn, venant du Commandement du 6ème Hussards a remplacé à la tête de la 4ème Brigade, le Colonel Camille Lévi qui, promu Général, prend le Commandement de la 25ème Division Et ceci en date du 05 avril 1916.

09 juillet 1916 :

  • Le 2ème Bataillon est relevé dans le quartier ouest
  • Pour le 3ème Bataillon, les 10ème et 11ème cie vont à Paissy et la 9ème aux abris de la cote 177

Un nouveau « coup de main » dans le secteur de Verneuil a été organisé par les 8ème et 73ème R.I.

Cette opération permit de signaler l’intense activité allemande sur tout le secteur, les parapets des premières lignes étant fortement renforcés. Les travailleurs étant protégés par des mitrailleuses allemandes.

L’embuscade prévue la nuit avec différentes sections fut ainsi annulée.

10 juillet 1916 :

  • Le sous-lieutenant Beylard revenant de convalescence est affecté à la 5ème cie

11 juillet 1916 : Carte 13 secteur ouvrage en V

A 2h50, l’ennemi fait exploser simultanément 4 fourneaux de « minen » en avant du secteur du régiment entre les sapes 24bis et 28bis. La 5ème mine vers la gauche était probablement double ce qui fit penser que 5 mines avaient explosé et que 2 entonnoirs sécants se soient formés.

Les entonnoirs sont respectivement placés entre 24bis, 25bis, 27bis et 28bis.

Il y a néanmoins eu de dégâts à nos tranchées, les entonnoirs s’en trouvant à des distances variant entre 5 et 20 mètres de nos parapets de 1ère ligne.

Aussitôt l’explosion, un groupe d’Allemands s’est précipité sur notre poste à hauteur de la sape 24bis. Au cours de cette action, l’ennemi réussit à nous enlever deux hommes blessés par la retombée des terres. Les Allemands ne s’attardèrent pas et se retirèrent rapidement.

Le soir même, nous occupons et organisons ces entonnoirs. L’opération allemande a fortement abîmé nos tranchées et parados (terrassements protégeant les défenseurs contre les coups de revers).

  • Le lieutenant Fouet est promu à titre définitif. Décision du 5 juillet 1916
  • Le capitaine Henno commandant la 9ème compagne est évacué pour maladie
  • Le lieutenant Caille de la 11ème compagnie prend le commandement de la 9ème cie
  • Gestalle Jules, soldat de 2ème classe matricule 8119 de la 1èmr cie de mitrailleurs est blessé
  • Chrétien Fernand, soldat de 2ème classe matricule 13183bis de la 1èmr cie de mitrailleurs est blessé
  • Au cours de la nuit, la 9ème cie vient renforcer en 1ère ligne le 1er Bataillon et s’intercaller entre la 1ère et la 3ème cie

12 juillet 1916 :

Les 5 entonnoirs apparus la veille sont occupés par les soldats du 33ème.

Le régiment les a protégés par des défenses accessoires relativement solides. Les aménagements ont été organisés pour relier ces entonnoirs aux tranchées de 1ère ligne françaises par un boyau.

  • Le lieutenant Bachmann passe à la 11ème cie ; le sus-lieutenant Derville, de la 5ème, prend provisoirement la fonction d’Officier de Renseignement
  • Prioux Jean, soldat de 2ème classe matricule 01936 classe 1904 de la 1ère cie est blessé et prisonnier
  • Rigoard Augustin, soldat de 2ème classe matricule 2037 classe 1907 de la 1ère cie est blessé et prisonnier
  • Ledieu Abraham, soldat de 2ème classe matricule 14087 classe 1907 de la 1ère cie est blessé
  • Sevestre Joseph, soldat de 2ème classe matricule 14443 classe 1904 de la 1ère cie est blessé
  • Feat  Paul, soldat de 2ème classe matricule 8798 classe 1915 de la 1ère cie est blessé
  • Petit Maurice, soldat de 2ème classe matricule 3135  classe 1915 de la 1ère cie est Tué
  • Gourmelon Maurice, soldat de 2ème classe matricule 8727 classe 1914 de la 1ère cie est Tué
  • Gaillard Jean, soldat de 2ème classe matricule 8742 classe 1913 de la 1ère cie est Tué

13 juillet 1916 :

On poursuit l’organisation des entonnoirs sous les tirs hostiles de l’ennemi.

Cet harcèlement de tirs de fusils et de grenades à fusil freinent les travaux en cours.

Malheureusement, en raison de la diminution des allocations, les tirs français sont moins fréquents. Il a été tiré au cours de la nuit, 50 obus sur les travailleurs ennemis particulièrement au ravin de Treyon.

  • Spena Jean, soldat de 2ème classe matricule 8742 classe 1913 de la 9ème cie est Tué
  • Moreau Edmond, soldat de 2ème classe matricule 6306 classe 1909 de la 9ème cie est blessé
  • Huon Césaire, soldat de 2ème classe matricule 7971 classe 1902 de la 9ème cie est blessé
  • Grippon René, sergent matricule 1302 classe 1912 de la 9ème cie est blessé
  • Maillot Louis soldat de 2ème classe classe 1912 de la 9ème cie est blessé
  • Isard Jean soldat de 2ème classe matricule 1774 classe 1913 de la 9ème cie est blessé
  • Dubois Edmond soldat de 2ème classe matricule 7518 classe 1912 de la 9ème cie est blessé
  • Vigreux Edmond, soldat de 2ème classe classe 1906 de la 9ème cie est blessé
  • Gaudet Jean, soldat de 2ème classe classe 1915 de la 9ème cie est blessé
  • Lachau Jean, soldat de 2ème classe matricule 14085 classe 1915 de la 9ème cie est blessé
  • Le Peronnec, soldat de 2ème classe matricule 6775 classe 1915 de la 9ème cie est blessé
  • Petit Robert, soldat de 2ème classe matricule 9086 classe 1915 de la 9ème cie est blessé
  • Rogé Léon, soldat de 2ème classe matricule 05577 classe 1902 de la 9ème cie est blessé
  • Moncheaux, soldat de 2ème classe matricule 9074 classe 1915 de la 9ème cie est blessé
  • Bonnaud Auguste, soldat de 2ème classe matricule 8857 classe 1914 de la 2ème cie est blessé

14 juillet 1916 :

L’ennemi gêne nos travailleurs dans les entonnoirs avec ces tirs de grenades à fusil qui tuent 2 hommes et font 5 blessés au 33ème.

L’ennemi envoie des patrouilles aux abords des entonnoirs. Repérées par nos soldats, elles sont dispersées par nos sentinelles.

  • Flageule Maurice, soldat de 2ème classe matricule 1277 classe 1908 de la C.H.R est blessé
  • Bourez Georges, soldat de 2ème classe matricule 1021 classe 1915 pionner C.H.R est blessé
  • Beaurain Albert, soldat de 2ème classe matricule 756 classe 1916 de la 4ème cie est blessé
  • Eloy Joseph , soldat de 2ème classe matricule 1488 classe 1904 de la 4ème cie est blessé
  • Louis Louis, soldat de 2ème classe matricule 1576 classe 1902 de la 11ème cie est blessé
  • Jacques Charles, caporal matricule 1569 classe 1902 de la 2ème cie est blessé
  • Coupé Augustin, caporal matricule 014731 classe 1903 de la 1ère cie est Tué
  • Pomade Fernand, soldat de 2ème classe matricule 14068 classe 1915 de la 9ème cie est Tué

*

15 juillet 1916 : carte 14

La division modifie son front par resserrement à droite et extension à gauche.

Les nouvelles limites sont à gauche, l’Aisne en face de Chavonne.

Les 3 Bataillons du 33ème seront remplacés.

Avant leur remplacement, les troupes restées sur place continuent les travaux sous les menaces ennemies et voit plusieurs hommes sont touchés par les tirs ennemis.

  • Le 15, le bataillon de droite, le 3ème, est remplacé par un bataillon du 8ème R.I. Il va à Bourg
  • Desnoeulin Désiré, soldat de 2ème classe matricule 5926 1ère cie de mitrailleurs est blessé
  • Delaby Jean, soldat de 2ème classe matricule 018553 1ère cie de mitrailleurs est blessé
  • Sanvourel Firmin, caporal matricule 013120 de la 1ère cie est blessé
  • Carpentier Léonce, caporal matricule 5323 classe 1913 de la 2ème cie est blessé
  • Jude François, soldat de 2ème classe matricule 14014 classe 1915 de la 2ème cie est blessé
  • Capliez Kléber, soldat de 2ème classe matricule 11332 classe 1916 de la 2ème cie est blessé
  • Aumont Albert, soldat de 2ème classe matricule 11209 classe 1916 de la 2ème cie est blessé

16 juillet 1916 :

  • Landreau Albert, sergent matricule 4946 classe 1912 de la 3ème cie est blessé
  • Graciette Jean, sergent matricule 1347 classe 1904 de la 9ème cie est blessé
  • Etchegoyen Cyprien, caporal matricule 13988 classe 1914 de la 9ème cie est blessé

Dans la nuit, le 2ème Bataillon est relevé par un Bataillon du 8ème R.I et va cantonner à Villers-en-Prayères en attendant sa nouvelle affectation.

Le sous-lieutenant Delangre reste au commandement de Vendresse pour passer les consignes au colonel du 8ème Régiment qui vent relever le 33ème dans le secteur.

17 juillet 1916 :

L’installation du 33ème R.I dans son nouveau secteur commence par (carte 15) :

  • L’Etat-Major du Régiment qui va relever l’E.M du 107 à la « Grille Sud du Parc du Soupir » dès le 16
  • Dans la nuit du 16 au 17, le 2ème Bataillon du 33ème va relever un Bataillon du 107ème R.I dans le quartier du Mont-Sapin (sous-secteur de soupir)
  • Le 1er Bataillon du 33ème R.I., relevé par un Bataillon du 8ème va cantonner à Bourg ainsi que la 9ème compagnie

18 juillet 1916 :

Dans la nuit du 17 au 18, le 1er Bataillon du 33 va relever dans le quartier du Château (sous-secteur du Soupir) un bataillon du 107ème R.I., la 9ème cie relève à la « Grille Sud du Château » une compagnie du 107ème R.I.

vendresse-troyon

Carte 14 : nouvelles dispositions des troupes du 1er Corps d’Armée à la mi-août 1916.

Soupir

Carte 15 : Secteur de Soupir qu’occupe le 33ème R.I à partir de mi-juillet 1916. Carte issue du J.M.O du 355e R.I.

19 juillet 1916 :

La situation du 19 au matin, est la suivante :

  • Quartier du Mont-Sapin : Le 2ème Bataillon
  • Quartier du Château : 1er Bataillon
  • Quartier du Bois du Centre (parc du soupir) : 3ème Bataillon avec 1 compagnie et demi en réserve à la « Grille du Parc de Soupir » où se trouvent également les pionniers

Le Colonel commandant le sous-secteur du Parc de Soupir a en outre sous ses ordres le 2ème Bataillon du 86 Territorial qui occupe le quartier du Pont Métallique

  • Brodier Philogène, soldat de 2ème classe matricule 741 classe 1902 de la 2ème cie est Tué

*

Soupir

Carte 16 : Secteur occupé par le 33ème R.I le 25 juillet 1916.

20 juillet 1916 :

  • Par Ordre de la Vème Armée du Général Mazet, le 1er Corps d’Armée est relevé par le 12ème Corps d’Armée (Le 16 mars 1916, le Général Mazet avait remplacé le Général Franchet d’Espèrey à la tête de la Vème Armée)
  • La 23ème D.I. remplace la 2ème D.I. La relève doit s’effectuer progressivement

La 3ème Brigade débute avec les services de santé.

Pendant plusieurs jours, les rotations vont se succéder (ce n’est pas facile à suivre).

  • Le 3ème Bataillon du 33ème stationné à la Grille du Parc de soupir et au bois du Centre est relevé par 1 Bataillon du 107ème dans la soirée et va stationner à Villers-en-Prayères
  • Les Etat-Major du 107ème et 138ème s’y installent au P.C du col du 33ème et du 73ème
  • Hervé Pierre, soldat de 2ème classe matricule 968 classe 1910 de la 11ème cie est blessé
  • Le lieutenant Henno  rentrant de maladie est affecté à la 4ème cie
  • Le capitaine Nef commandant la 8ème cie est évacué sur Fismes par ordre du Général commandant la Vème Armée
  • Le lieutenant Fouet, pend le commandement de la 8ème cie
  • Le 3ème Bataillon est relevé par un Bataillon du 107ème R.I., il va cantonner à Villers-en-Prayères
  • Le soldat Flament matricule 1075 de la classe 1902 est porté disparu au cours de la relève dans la nuit. Il était de la 3ème cie de mitrailleurs.

21 juillet 1916 :

  • Le 2ème Bataillon du 107 relève le 3ème Bataillon du 33ème au quartier du Mont-Sapin
  • Cette unité va cantonner à Villers-en-Prayères et va un peu plus tard à Brouillet
  • Sarniquet Joseph, soldat de 2ème classe matricule 18863 classe 1905 de la 8ème cie est Tué

22 juillet 1916 :

  • Le 2ème Bataillon va de Villers-en-Prayères à Crugny après être relevé par la 107ème
  • Le 1er Bataillon est relevé par un bataillon du 107ème R.I
  • L’E.M et le 1er Bataillon du Régiment vont cantonner à Villers-en-Prayères
  • Le Général Duplessis passe le Commandement du secteur au Général Laperrine à 17 heures
  • L’Etat-Major de la Brigade quitte Bourg et Parc et fait mouvement de Bourg à Lagery

23 juillet 1916 :

  • L’E.M et le 1er Bataillon du Régiment vont de Villers-en-Prayères à Crugny

24 juillet 1916 :

  • La 3ème B.I fait mouvement de Lagery à Baslieux-sous-Châtillon
  • Le 33ème R.I vient cantonner à Baslieux-sous-Châtillon
  • L’E.M, le C.H.R et 2 cies vont à Jonquery – 6 cies vont à Châtillon-sur-Marne

La situation du Régiment est la suivante :

  • L’E.M et le 1er et 2ème Bataillons du Régiment à Crugny
  • Le 3ème Bataillon est à Brouillet
  • Le sous-Lieutenant Pélissier est évacué pour maladie

25 juillet 1916 : voir carte 15

  • Après les ordres reçus, la situation du Régiment au 25 au soir est la suivante :
  • E.M et 2ème compagnie à Baslieux-sous-Chatillon
  • 1ère compagnie à la Meilleray
  • 3ème compagnie à Cuisles
  • Cie de mitrailleuses à La Maquerelle (petite localité entre Cuisles et Violaine)
  • 5ème et 6ème compagnies à Châtillon-sur-Marne
  • 7ème cie et 1 cie de mitrailleuses à Montigny
  • 3ème Bataillon à Châtillon
  • Peloton des pionniers à Jonquery (petit village au Nord-Est de Cuisles)
  • Le dépôt du Régiment étant à Lagery

26 juillet 1916 :

Le Général Mazet, Commandant la Vème Armée vient passe en revue le 73ème pour distribuer des décorations. Le tour du 33ème viendra le 31.

Le capitaine Desaint capitaine commandant la 2ème cie de mitrailleuses passe fonctionnaire Adjudant-Major* au 3ème Bataillon.

*Adjudant-major : fonction créée en 1790. Attribuée à un capitaine qui doit s’occuper des détails administratifs, de l’instruction des bas-officiers et de la discipline de son bataillon.

  • Le sous-lieutenant Delangre adjoint au chef de corps passe sous-lieutenant porte drapeau et officier de renseignements
  • Le sous-lieutenant Dupont,porte drapeau, passe à la 4ème cie D.D.I
  • Le sous-lieutenant Magniez de la 3ème cie de mitrailleuses passe à la 2ème cie
  • Le sous-lieutenant Thellier passe de la 7ème cie à la 1ère cie
  • Le sous-lieutenant Beylard passe de la 5ème à la 2ème cie

Exécution de la note 2ème D.I du 21 juillet 1916.

27 juillet 1916 :

Des exercices de liaison entre l’Infanterie et l’aviation sont mis en place.

  • Le lieutenant Lejeune de la 5ème cie passe à la 12ème cie D.D.I. (Dépôt Divisionnaire d’Infanterie)
  • Le lieutenant Carton de la 12ème cie D.D.I. passe à la 5ème cie

Par décision du Général commandant la 2ème D.I n°861/1 du 26 juillet 1916.

28 juillet 1916 :

Sans changement.

29 juillet 1916 :

  • Le lieutenant Caillaux passe au 9ème Bataillon de marche du 33ème suite à un message téléphonique de la 2ème D.I reçu le 28
  • Le peloton des pionniers quitte le cantonnement de Jonquery et vient s’installer à Baslieux-sous- Châtillon

30 juillet 1916 :

Le sous-lieutenant Balad rentré de convalescence est affecté à la 12ème compagnie.

31 juillet 1916 :

Des exercices de liaison et de signalisation avec ballons captifs le matin entre l’Infanterie et l’aviation sont mis en place.

Le Régiment est passé en revue à 17 heures par le Général commandant le 1er Corps d’Armée, près du parc du Château de Cuisles route de Jonquery à Cuisles.

  • Le lieutenant Guélot promu capitaine à titre temporaire est affecté à la 7ème cie
  • Les sous-lieutenants Delebarre et Gaillard sont promus lieutenants à titre temporaire

Ceci par décision du Général en Chef du 28 juillet 1916.

01 août 1916 :

  • Le capitaine Cottard venant du 73ème R.I. et par décision du Général Commandant la 2ème D.I. passe au 33ème R.I. comme Adjudant-Major au 1er Bataillon
  • Le sous-lieutenant Montaufier rentré de convalescence est affecté à la 5ème cie
  • Le lieutenant Le Forestier de la 1ère compagnie de mitrailleuses rend provisoirement le commandement de la 2ème compagnie de mitrailleuses
  • Le Capitaine Cottard prend le commandement du 1er Bataillon*
  • Par décret en date du 27 juillet 1916, le sous-lieutenant à titre temporaire Lallart est nommé à titre définitif

*Le 28 juin, le Commandant Mengin du1er Bataillon du 33ème avait pris le commandement du dépôt divisionnaire.

On a la situation suivante :

Le Capitaine Cottard prend le commandement du 1er Bataillon le 01 août 1916.

Il remplace

Le Chef de Bataillon Mengin du 201ème R.I qui avait pris, le 23 mars, le commandement du 1er Bataillon, celui dont le chef, le Commandant Lagrange est porté disparu à Douaumont depuis le 02 mars 1916.

Le chef de Bataillon Ducamp venant du 34ème a pris le commandement du 2ème Bataillon le 22 avril à la place du Commandant de Bruignac qui va au 1er R.I.

Le commandant Leclerc qui a pris le 15 mars le Commandement du 3ème Bataillon, celui du regretté Commandant Cordonnier.

02 août 1916 :

  • Le Capitaine Demiautte venant du dépôt prend le commandement de la 6ème compagnie

03 août 1916 :

R.A.S

04 août 1916 :

Avant d’être amené par train vers une nouvelle destination, tout le Régiment fait mouvement et va cantonner aux emplacements suivants :

  • L’E.M, la 3ème compagnie, une compagnie de mitrailleuses T.C. et T.R. à Ville-en-Tardennois
  • Le 2ème Bataillon dans les abris Est de La Ville-en-Tardennois
  • Le 3ème Bataillon dans les abris Ouest
  • Les 1ère et 2ème compagnies et l’E.M. du Bataillon dans le « camp baraque » de Sarcy

05 août 1916 :

  • L’adjudant Hérard est nommé sous-lieutenant à titre définitif à la 2ème compagnie de mitrailleuses suite à une décision du Général en Chef en date du 02 août 1916
  • Le sous-lieutenant Magniez de la 2ème cie de mitrailleuses passe à la 1ère compagnie de mitrailleuses
  • Les sous-lieutenant de réserve à titre temporaire Gaury, Habourdin, Mac Corckell, Sartori sont promus sous-lieutenants à titre définitif suite à une décision du 27 juillet 1916 pour prendre rang au 05 juillet
  • Le sous-lieutenant Gaillot est nommé sous-lieutenant à titre définitif

06 août 1916 :

  • Le Lieutenant Vinchon de la 6ème compagnie passe à la 8ème compagnie D.D.I par décision du Général en chef du 04 août 1916

*

vendresse-troyon-soupir

Le 04 août 1916,

Par ordre du Général Commandant la Vème Armée a confié au Général Duplessis, commandant la 2ème D.I. l’organisation du transfert du 1er Corps d’Armée vers de nouveaux cantonnements pour le 08 août matin.

07 août 1916 :

Le Régiment fait mouvement par voie ferrée. L’embarquement se fait à la gare de Jonchery en 4 trains à 6 heures, 10 heures, 13h30 et 17 heures.

L’E.M du Régiment prend le 1er train – celui de la 3ème Brigade le 2ème – les gares de débarquement sont Saleux et Boves.

L’E.M et 2 Bataillons ainsi que la C.H.R sont cantonnés à Pont-de-Metz, dans les Faubourgs sud-ouest d’Amiens.

Le dernier Bataillon, le 2ème à Salouel.

08 août 1916 :

  • L’officier d’administration de 2ème classe Lejeune, lieutenant à titre temporaire au régiment est promu officier d’administration de 1ère classe et maintenu. Décret du 1er août 1916

09-10-11 août 1916 :

Sans changement.

12 août 1916 :

  • Le lieutenant Desaint est nommé Capitaine adjudant major au 3ème Bataillon. Décision du Général commandant le 1er Corps d’Armée en date du 08 août 1916.

13-14 août 1916 :

Sans changement.

15 août 1916 :

Le Général commandant le 1er Corps d’armée passe en revue les troupes de la division.

16 août 1916 :

  • Le sous-lieutenant Pélissier rentre de convalescence

17 août 1916 :

Le Général Commandant la 2ème D.I voit les officiers du Régiment.

18 août 1916 :

Sans changement.

19 août 1916 :

  • Le sous-lieutenant Blanquet du Chayla de la 10ème cie est affecté à la 8ème cie. Dépôt D
  • Le sous-lieutenant Castelbielh de la 8ème cie passe à la 10ème cie par décision du Général de la 2ème D.I

20 au 22 août 1916 :

Sans changement.

  • Le 22, le sous-lieutenant Dussart commandant le peloton des pionniers est évacué pour blessure par chute de bicyclette en service commandé

23 et 24 août 1916 :

Sans changement.

vendresse-troyon-soupir

25 août 1916 :

Par ordre particulier n°1293 de la VIème Armée, en date du 21 août 1916 et par ordre n°121 de la 2ème D.I, la 2ème D.I sera portée le 25 et le 26 août, dans la zone du 1er Corps d’Armée ;

En exécution de cet ordre, la 3ème Brigade fait mouvement à la date du 25, transportée en camions automobiles aux baraques du camp Gressaire qui lui sont assignées. Camp situé à 4 km à l’ouest de Bray-sur-Somme.

Le Régiment est donc transporté en camions automobiles de Pont-de-Metz et de Salouel au camp de Gressaire.

L’E.M et les 2 Régiments sont dans les baraques étroites et peu confortables. Le camp n’a pas de cheminée, pas d’eau et est fort sale.

Les T.C qui font route à part stationnent à Aubigny-Fouilloy.

Les T.C, les T.R. et les échelons de mitrailleuses empruntent la voie de terre.

Itinéraire :

Pont-de-Metz cote 62 sud d’Amiens – Longueau – Aubigny – Vaire sur Corbie – Sailly – Laurette.

Cantonnement intermédiaire : Fouilloy. Camp 11 Aubigny.

camp de Gressaire

Camp de Gressaire

26-27 et 28 août 1916 :

Sans changement.

29 août 1916 :

Par ordre du 1er C.A en date du 28 août 1916, le Régiment détache une compagnie à Bray pour y assurer la police et l’entretien du cantonnement. Cette unité, la 1ère compagnie, part à 12 heures.

30 août 1916 :

La compagnie du 33ème cantonnée à Bray, laissant seulement une section dans ce cantonnement, se porte au Bois Billon por être mise à la disposition du Commandant Royes du Génie pour mettre en état les boyaux entre Maricourt et les P.C. des D.I.

31 août 1916 :

Le Général du 1er C.A visite le camp.

01 septembre 1916 :

Par ordre du Général commandant la 6ème Armée en date du 31 août 1916, une compagnie du Régiment est mise à la disposition du Général Commandant le Génie de l’Armée pour la réfection des routes. Elle cantonne aux abris en bordure de la route Suzanne – Maricourt.

Cette unité, la 2ème compagnie part à 7 heures aux abris en bordure de la route Suzanne- Maricourt.

  • Le Lieutenant Le Forestier commandant la 2ème compagnie de mitrailleuses est évacué pour maladie

02 septembre 1916 :

En vue d’une relève prochaine, les Officiers supérieurs exécutent une reconnaissance d’ensemble du secteur de la 2ème D.I. Elle est alors en réserve du 1er Corps d’Armée.

03 septembre 1916 :

A 12 heures, le Régiment quitte le Camp Gressaire et va bivouaquer à 2500 mètres de Bray-sur-Somme.

A 16 heures, il reçoit l’ordre de se porter sur le Bois- Billon et la ferme Bonfray.

A 20heures, il reçoit l’ordre du C.A (message téléphonique) de mettre :

  • 1 Bataillon à la disposition de la 46ème D.I
  • 1 Bataillon à la disposition de la 1ère D.I (ou en partie éventuellement)

04 septembre 1916 :

Le 2ème Bataillon du Capitaine Ducamp est mis à la disposition du Général commandant la 46ème D.I par ordre du Général commandant le 1er Corps d’Armée. Et va se porter au sud de Maricourt dans le ravin entre le bois C et le ravin de Suzanne à Maricourt.

Le 3ème Bataillon du Commandant Leclerc est mis à la disposition du Général Commandant la 1ère D.I, il doit attendre les ordres de déplacement sur place.

Le Régiment est alerté. Le départ pour le front est imminent !

Peu avant le départ, le 33ème reçoit un peu de réconfort ! Le Général Fayolle commandant la VIème Armée adresse une note dans laquelle il témoigne toute sa satisfaction à la 2ème compagnie du 33ème Régiment d’Infanterie et à son chef, le capitaine Dolon.

05 septembre 1916 :

  • Par Ordre Général n° 68 du 1er Corps d’Armée, la 2ème D.I. relèvera dans la nuit du 04 au 05 et du 05 au 06 la 1ère D.I

La 3ème Brigade (33ème et 73ème R.I) sera en 1ère ligne

La 4ème Brigade (8ème et 110ème R.I.) en 2ème ligne

Le Régiment va relever le 43ème R.I et va participer aux combats de « La Somme ».

04 septembre 1916 :

  • Le 3ème Bataillon n’a pas bougé. Le Régiment reçoit l’ordre de relever le 43ème R.I
  • 2 compagnies, 1ère du Lieutenant Duprez et 2ème qu Capitaine Dolon sont détachées pour travaux et sont remplacées par 2 compagnes du P.D.D
  • Le 2ème Bataillon mis à disposition et désigné comme réserve à cette Division et s’installe dans la tranchée de la Pestilence à 1km de Maurepas
  • Le 3ème Bataillon relève le 1er Bataillon du 43ème près de…
  • Le 1er Bataillon bivouaque près du carrefour du Fond
  • L’Etat-Major aux abris de Maricourt
  • Le 1er Bataillon du 43ème se trouve un peu à l’ouest de la Combles-Le Forest

Dans la nuit du 04 au 05 septembre 1916 :

Soupir
Soupir
Soupir
Soupir

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *