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Posted by on 20 Mai 2018 | 0 comments

Les opérations en Champagne : du 14 octobre 1916 au 10 mars 1917

Le 33ème R.I laissa donc les opérations dans le secteur de la Somme se dérouler sans lui. Durant son séjour dans la Somme apparut une nouvelle arme de combat que l’on espérait décisive : « Le Tank » !

Croquis de guerre

Croquis de guerre : aquarelles & sépias exécutées sur le front. 1914-1915.Source gallica.bnf.fr / Médiathèque Michel-Crépeau / La Rochelle

Le Régiment, mi-octobre, part sur d’autres terrains de bataille. C’est en Champagne, à l’ouest de la Main de Massiges qu’il va combattre.

Son séjour va se prolonger sur une longue période à cheval sur 1916-1917.

Le Bilan des opérations d’automne 1916 dans la Somme feront apparaître le lourd tribut payé par le 33ème :

  • Tués : 193
  • Blessés : 665
  • Disparus : 13

Soit un Total de pertes de 871 hommes.

Une nouvelle fois, le 33ème va se reconstituer avant de monter en 1ère ligne dans un nouveau secteur.

*

Introduction

L’Etat-Major de l’Armée française formulera des commentaires sur l’ensemble des actions menées jusqu’en octobre 1916.

Il en tirera les conséquences avec une nouvelle organisation, de nouveaux objectifs.

I – Le discours officiel

Si l’on considère l’ensemble des opérations sur tous les fronts, il convient, en outre, de remarquer que cette période a abouti à une convergence heureuse et efficace, au cours de l’été, des efforts des Russes, des Italiens, des Britanniques et des Français.

Les opérations offensives des armées alliées, exécutées dans le même temps, placent les commandements ennemis dans une situation vraiment critique. L’ardeur de la lutte, la ténacité des grands chefs, la convergence de leurs attaques ont donné des résultats considérables. Il semble qu’un dernier grand effort de tous eût pu faire apparaître la victoire en cette fin d’année 1916.

II – L’échec relatif des opérations de 1916

La pression générale exercée sur les Empires Centraux, à l’automne 1916, ne paraît pas avoir produit l’ébranlement tant désiré. Par lassitude, et aussi parce que les intempéries constantes et l’état du sol rendent impossible tout travail suivi de préparation et d’entretien, cette pression diminue peu à peu; elle cessera bientôt en fin d’année.

Cette analyse réaliste de la situation fait que les Anglais, et surtout les Français, marquent trop les désillusions que semblent leur apporter les succès, d’apparence médiocre, obtenus au cours des dernières opérations sur le théâtre de la Somme.

Il en résulte que, chez les Alliés, une commune volonté se manifeste de voir les événements se dérouler de toute autre façon en 1917 : autre plan, autre méthode et, chez les Français, autres hommes.

L’année 1917 doit être l’année décisive, d’autant plus que la guerre sous-marine, inquiétant déjà l’Angleterre et pouvant devenir, d’un mois à l’autre, une menace redoutable, il convient d’aller vite et de frapper fort.

Cette nouvelle stratégie sera discutée lors de la conférence de Chantilly (qui débute le 15 novembre 1916) que nous détaillerons lors du prochain article.

III – Le problème des effectifs

Depuis le début de l’été, la question de l’entretien des effectifs aux armées est devenue l’un des sujets de préoccupation du commandement.

Dans l’infanterie en particulier, les déficits sont de plus en plus importants. Le contingent mensuel d’hommes de l’active et de la réserve, envoyé en renfort, se trouve très inférieur à celui fixé d’après les prévisions établies au printemps.

Les opérations engagées dans la Somme ayant continué à prendre de l’ampleur, les ressources des unités d’instruction de la zone des armées s’épuisent peu à peu. Vers le 1er octobre, les derniers éléments de la classe 1916 seront versés dans les troupes combattantes. Aussi, le 14 septembre, le général en chef a-t-il demandé au ministre de pouvoir comprendre, dans les détachements de renfort, les fractions de la classe 1917 dirigées depuis juillet sur les centres d’instruction des armées ; sinon, les corps d’infanterie ne seront pas ravitaillés en temps utile et se trouveront incapables de participer aux offensives en cours.

Ainsi, les mesures, prises depuis le début de l’été 1916 par le ministre de la Guerre et par le général en chef, permettront de maintenir au même niveau les effectifs des armées françaises du Nord-Est : ceux-ci, à la date du 1er novembre 1916, s’élèvent à :

2.257.000 hommes et 60.575 officiers pour les troupes combattantes.

Les services de l’arrière absorbent 403.000 hommes, et 12.070 officiers.

L’ensemble comprend 2.815.000 hommes et 72.600 officiers.

(La différence étant due aux permissionnaires)

IV – La Réorganisation

« La division du type nouveau aura une capacité combative sensiblement égale à celle des divisions constituées suivant le modèle antérieur. »

Formée de 9 bataillons, ayant chacun sa compagnie de mitrailleuses et son canon de 37, elle possédera une artillerie comprenant théoriquement, au début, 3 groupes de 75, 2 groupes de 155 court et 2 batteries de tranchée.

Le 13 octobre, le général en chef propose au ministre de la Guerre de former, avant le 1er janvier 1917, 10 divisions nouvelles. Le ministre adopte ces propositions.
Il y aura 164 divisions d’Infanterie et 7 divisions territoriales.

Le 33ème R.I sera touché par cette réorganisation (nous le verrons un peu plus loin).

A la date du 15 novembre 1916, les divisions françaises sont réparties entre 3 groupes d’armées.

a. Le groupe d’armées de l’Est (général Franchet d’Esperey) : VIIe armée, détachement d’armée de Lorraine.
b. Le groupe d’armées du Centre 1 (général Pétain) : IIe armée, IVe armée, Ve armée.
c. Le groupe d’armées du Nord 2 (général Foch) : Ire armée, IIIe armée, Xe armée, VIe armée, région fortifiée de Dunkerque.

V – Les Objectifs

L’année 1917 doit être l’année décisive, d’autant plus que la guerre sous-marine, inquiétant déjà l’Angleterre et pouvant devenir, d’un mois à l’autre, une menace redoutable, il convient d’aller vite et de frapper fort.

Le général Joffre, qui jouit d’un prestige incontesté chez les Alliés, élabore un plan général d’offensive pour le mois de février 1917. Malgré l’approbation accordée par les conférents réunis à Chantilly, il ne donne pas entière satisfaction à certains milieux dirigeants français.

Partisan de l’offensive à outrance, Joffre sera tributaire de ses piètres résultats depuis le début du conflit Le nombre de morts, le peu de gain de terrain, le tout combiné à des problèmes relationnels avec un peu tout le monde amènent son remplacement.

Poussé par les récents succès, obtenus dans le secteur très particulier de Verdun, le général Nivelle est placé à la tête des armées françaises.

Pour le printemps, Nivelle annoncera un plan susceptible de faire gagner la guerre aux alliés.

« Les formes de l’attaque sont toujours les mêmes ; la rupture du front en quarante-huit heures, trois jours au plus, peut apparaître comme certaine. »

En attendant, le 33ème comme le reste de l’armée française alternera les séjours en 1ère ligne et les périodes à l’arrière.

Même si aucune action d’envergure ne sera tentée jusqu’en avril 1917, la stratégie d’ensemble initiée par le jusqu’au-boutiste Général Mangin sera de multiplier les ‘’coups de main’’ pour ne pas laisser l’ennemi s’établir durablement sur le territoire.

Ce sont ces presque 6 mois que nous allons parcourir dans cet article.

*

Croquis de guerre

Croquis de guerre : aquarelles & sépias exécutées sur le front. 1914-1915.Source gallica.bnf.fr / Médiathèque Michel-Crépeau / La Rochelle

La Champagne du côté de Massiges

Le 14 octobre 1916 :

En vertu de l’ordre général n°141 du 14 octobre, la 2ème D.I va relever la 8ème D.I. dans le secteur de Saint-Jean-sur-Tourbe. Le Régiment reçoit l’ordre de relever un régiment de la 8ème D.I.

Les reconnaissances auront lieu la veille de l’entrée en ligne.

L’E.M et un Bataillon de chaque régiment quitteront leur cantonnement de Somme-Vesles (près de Châlons-sur-Marne).

Le 33ème R.I a ordre de se transporter à Hans (carte 1).

carte 1
carte 1

cartes 1 : Déplacements successifs du 33ème R.I à l’automne 1916.

carte 1

Le 15 octobre 1916 :

Tout d’abord, ce sont l’E.M. et le 3ème Bataillon quittent Somme-Vesles pour aller cantonner à Hans.

Le 16 octobre 1916 :

Le 2ème Bataillon quitte à son tour Somme-Vesle pour aller cantonner à Hans.
C’est ce nouveau secteur que vont défendre les Hommes du 33ème.

Dans la nuit du 16 au 17, le 3ème Bataillon du 33ème et le 1er Bataillon du 73ème relèvent dans les subdivisions de l’observatoire les bataillons du 317ème et du 130ème qui les occupait (Cartes 2 et 3).

Le 2ème Bataillon du 33ème fait mouvement de Somme-Vesle à Hans. Il va ensuite occuper les secteurs de 1ère ligne à l’Ouest de la « Main de Massiges ».

La liaison avec le 7ème Corps d’Armée se fait par des coureurs et par un sous-officier du 44ème.

Secteur délimité : cartes 2 et cartes 3

  • à l’Est par le boyau de Rouvroy, par le boyau Macherin, le boyau Copé et la tranchée Thorel. Secteur confié au 33ème.
  • à l’Ouest – PP8*. Mesnil – avancée et ouvrage de l’Observatoire – Le Fortin. Secteur confié au 73ème.

*P.P ou Poste Principal

Carte 2

Carte 2 : Positions du 33ème R.I aux subdivisions de l’Observatoire et de Guerlais

Carte 2

Carte 2  : Positions du 33ème R.I aux subdivisions de l’Observatoire et de Guerlais.(secteur élargi)

Le Général Duplessis auquel un congé de 3 mois a été accordé quitte l’Etat-Major de la 2ème D.I quitte son commandement dans la soirée du 15 octobre (il commande la 3ème Brigade). Il est remplacé par le Général Laroque qui arrive le 16 octobre au soir.

Le 16 octobre, le Commandant du 1er C.A., le Général Adolphe Guillaumat,  reçoit l’ordre 6119/3 ordonnant de remplacer le 4ème C.A dans son secteur pour le 20 octobre.

Le P.C du 1er C.A étant Saint-Rémy-sur-Bussy. Le 4ème C.A. allant à Courtisols.

« Les Généraux concernés prendront toutes les dispositions utiles pour le passage des consignes. »

Le 17 octobre 1916 : cartes 1 et 2

Le 3ème Bataillon du régiment a été le premier à occuper le secteur :

  • 2 compagnies en 1ère ligne (10 et 11ème)
  • 1 compagnie en soutien (la 9ème)

Le 1er Bataillon fait mouvement de Poix à Valmy.

Dans la nuit, le 2ème Bataillon relève en 1ère ligne un Bataillon du 317ème dans la subdivision Guerlais.

2 compagnies en ligne (6ème et 7ème), la 5ème cie en soutien.

Limite de secteur à l’Est avec le 3ème Bataillon du Régiment avec le 73ème R.I.

L’E.M. arrive au P.C. du Fortin.

Le 18 octobre 1916 :

A 8 heures le Lieutenant-Colonel Partiot commandant le Régiment pend le commandement du Quartier, le sous-secteur du Fortin.

Le 1er Bataillon remplace en réserve un Bataillon du 317ème :

  • 3ème cie aux ouvrages de Marson-Laval
  • 1ère et 2ème Cie à Laval, compagnie de mitrailleuses au camp Duchaussoy  ainsi que les T.C et T.R est au camp Balavoine (voir carte 3)

TR Train Régimentaire ou (Train de Ravitaillement), commandé par l’officier d’approvisionnement) : les équipements, les vivres, le fourrage… etc

TC (Train de Combat), commandé par l’officier de détail.

Le train de combat comporte les voitures nécessaires  pour transporter les approvisionnements, les munitions, le matériel nécessaire au combat d’un bataillon, le matériel médical, les outils d’un régiment etc.

CHR Compagnie Hors Rang qui constitue l’intendance du régiment.

Le 19 octobre 1916 :

Le Général de Brigade Laroque fraichement nommé visite le secteur.

A partir de ce jour, la situation est la suivante :

  • A droite, Le quartier du Fortin
    • Subdivision Ouest  : 3ème bataillon du 33ème
    • Subdivision Est   : 2ème bataillon du 33ème

Le 1er Bataillon du 33ème étant en réserve de Brigade et de Division autour de Laval

  • A gauche, Le quartier de Beauséjour étant défendu par le 73ème R.I.

Le 20 octobre 1916 :

Les unités de la 2ème D.I terminent leur installation.

Carte 3

Carte 3 : Positions du 33ème R.I le 16 octobre 1916.

Carte 3

Carte 3 : Positions du 33ème R.I le 16 octobre 1916. (secteur élargi).

Carte 4

Carte 4 : Secteurs occupés par le 33ème R.I en fin 1916. Observatoire – Courtine – Guerlais.

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/e00528a3132d1dcc/528a3135
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/e00564224fe98fb2/564224fe9a7c3

Le 21 octobre 1916 :

Le Général de Division Pierre Amable Guignabaudet et le Général de Brigade Laroque visitent le secteur.

Le sergent Libessart Alfred de la 10ème compagnie est tué à 50 mètres des Maisons de Champagne (carte 3).

Le 22 octobre 1916 :

Le Général de Brigade visite à nouveau le secteur.

Il indique au Lieutenant – Colonel Partiot Commandant du 33ème R.I que, pour l’instant, les opérations consisteront à des missions d’observation et de reconnaissance.

Le soldat Ottavy Dominique de la 3ème cie est blessé.

Ce temps est propice aux nominations.

Le Chef de Bataillon Mengin venant du D.D situé au Camp Rougon est affecté au commandement du 1er Bataillon par décision du Général Commandant en Chef (note n°5460 du 7 octobre).

Les sous-lieutenants dont les noms suivent sont affectés au régiment par décision du Général en chef en date du 07 octobre et arrivent au corps le 22 octobre 1916 :

  • Morel venant du 26ème Territorial affecté à la 8ème Compagnie
  • Bec venant du 78ème Territorial affecté à la 12ème Compagnie
  • Sonier venant du 106ème Territorial affecté à la 12ème Compagnie

Les sous-lieutenants dont les noms suivent sont affectés au régiment par décision du Général en chef en date du 11 octobre et arrivent au corps le 19 octobre 1916 :

  • Raby venant du 66ème territorial affecté à la 8ème cie
  • Desquard ; Daubert et Deligne venant tous trois du 35ème Territorial sont affectés à la 4ème compagnie

Le Chef de Bataillon Le Dantec venant du 93ème est affecté au Régiment, le 20 octobre, par décision du Général en Chef 5460 du 7 octobre.

Les sous-lieutenants de Réserve Sartori et Mac Corkell sont nommés lieutenants à titre temporaire par décision du Général en Chef du 20 octobre 1916.

Néanmoins, le secteur n’est pas sans danger !

A 19h15, les Allemands font sauter 2 mines dans la subdivision Est.

Immédiatement après l’explosion, ils déclanchent dans la foulée un tir de torpilles dans le quartier Beauséjour en P.P.12 (carte 5).

Après avoir essayé d’occuper l’entonnoir, ils en ont été chassés après un combat à la grenade. Les dégâts assez importants ont été réparés.

Preuve que la menace ennemie reste présente partout et à tout moment.

Secteur de Beauséjour

Carte 5 : Secteur de Beauséjour.

Les 23 et 24 octobre 1916 :

Les journées sont calmes.

Les unités continuent les travaux de réfection des tranchées du secteur et posent des lignes de fils de fer. Travaux qui occuperont les troupes pendant plusieurs jours.

Les sous-lieutenants Delangre et Lestoquoy de réserve à Titre Définitif sont nommés lieutenants de réserve à Titre Définitif ce 24 octobre 1916 (Journal Officiel du 26 octobre 1916).

Le 25 octobre 1916 :

1 blessé, l’Adjudant Lévêque Henri de la 3ème compagnie de mitrailleuses.

*

La réorganisation des unités d’Infanterie

Le 33ème à la 51ème Division.

La fin de la 3ème Brigade.

Suite à la réorganisation des unités, ce que nous avons vu en début d’article, le Général Commandant en Chef Joffre décide donc de créer une 162ème D.I par réduction à 12 Bataillons des 1er, 2ème , 51ème et 162ème Divisions d’Infanterie.

Ces 4 Divisions feront partie du 1er C.A.

Dans chacune d’elle l’ensemble de l’Infanterie sera commandée par un Général de Brigade.

La 1ère D.I sera composée des :

  • 1er R.I
  • 201ème R.I
  • 233ème R.I
  • 1er Escadron du 6ème Chasseurs

La 2ème D.I (l’ancienne division des 33ème et 73ème R.I)

  • 8ème R.I
  • 110ème R.I
  • 208ème R.I
  • 2ème Escadron du 6ème Chasseurs

La 51ème D.I sera composée des :

  • 33ème R.I
  • 73ème R.I
  • 279ème R.I
  • 3ème Escadron du 6ème Chasseurs

La 162ème D.I nouvelle division formée avec :

  • 43ème R.I
  • 127ème R.I
  • 327ème R.I
  • 4ème Escadron du 6ème Chasseurs

La réorganisation du 1er Corps d’Armée devant être terminé en principe le 10 novembre.

Chaque Division devra avoir 3 régiments en 1ère ligne le 31 octobre au plus tard.

La 2ème D.I disposera pour tenir son front d’un groupe de Cavaliers du 6ème Chasseurs en plus de ses 3 régiments.

Après les organisations des 4 divisions, la 51ème D.I , la nouvelle Division du 33ème R.I, restera en réserve à la disposition du Général Commandant l’Armée.

Pendant les 24 heures, qui suivirent, un peu partout sur le front, on assiste, de la part de notre infanterie, au déclenchement de quelques tirs de mitrailleuses et de grenades à fusil sur les ouvrages allemands de la cote 19.

Notre artillerie a aussi exécuté quelques tirs sur des travailleurs signalés aux tranchées ennemies du secteur.

L’infanterie ennemie, en représailles, lance quelques grenades et exécute des tirs de mitrailleuses sur un projecteur au ravin de la Goutte.

L’artillerie allemande envoie, elle, quelques obus sur le Bois des Perdreaux dans la région de Tahure, le ravin de la Goutte…

L’activité n’ayant d’autre but que celui de maintenir sous tension le camp adverse.

Le 26 octobre 1916 :

Par ordre général n° 143 de la 2ème D.I, une nouvelle répartition des quartiers est prévue afin de faciliter la relève de la 3ème B.I.qui va disparaître et à faciliter la réorganisation du Corps d’Armée.

Le 27 octobre 1916 :

Par suite de la constitution de la Division à 3 régiments d’Infanterie, le secteur de la 2ème D.I est diminué. Il va de la partie du village de Mesnil-les-Hurlus située à l’est du boyau 8 et les camps Madelin, Allègre.

Les troupes du quartier des Loups seront relevés par la 60ème D.I.

Le 28 octobre 1916 :

Le 33ème étend son front jusqu’à la tranchée de Crévic et ouvrage Guerlais inclus.

Au matin,

  • Le 1er Bataillon remplace en 1ère ligne le 2ème Bataillon qui prend l’emplacement de ce Bataillon en Réserve de première ligne
  • Le 3ème Bataillon restant en 1ère ligne

Le soldat Auguste Jullion de la 10ème cie est tué au quartier du Fortin.

Le 29 octobre 1916 :

Le 33ème étend sa gauche jusqu’au P.P 7 du quartier du Fortin.

A cette date, le secteur est commandé par le Colonel de Corn (ancien commandant de la 4ème Brigade dissoute le 16 septembre 1916).

Par application de l’ordre Général n°99 du 1er C.A en date du 29 octobre 1916, les 33ème et 73ème R.I passent à la 51ème Division d’Infanterie.

La 51ème D.I étant rattachée au 1er C.A. depuis le 18 octobre 1916.

Par ce réaménagement, l’E.M de la 3ème Brigade sert de base à la constitution de l’Etat-Major de l’Infanterie de la 162ème D.I.

Le 2 novembre, ils rejoignent l’E.M. du Général Rauscher commandant la162ème D.I.

Le 29 octobre 1916, la 3ème Brigade n’existe plus.

Le 30 octobre 1916 :

Le soldat Victor Bécourt de la 1ère compagnie de mitrailleuses est blessé.

Le 31 octobre 1916 :

Monsieur le Médecin Aide-Major de 2ème classe Bonnaud venant de l’ambulance 4/53 arrive au 33ème le 31par note de service de santé du 28 octobre 1916 n°7854 M.

Ordre Général du 1er C.A du 31 octobre n°100.

Relatif à la réorganisation des nouvelles divisions.

La mise en place des 1ère, 2ème, 51ème et 162ème Divisons dans leurs zones respectives s’exécutera à partir du 2 novembre de manière à réaliser le dispositif suivant :

1ére D.I

  • 1er, 201ème et 233ème en 1ère ligne de l’ouest à l’Est

2ème D.I

  • 8ème et 110ème en ligne et le 208ème à Gizancourt et l’E.M à Voilemont

162ème D.I

  • En réserve le temps de sa constitution
  • 127ème à La Cheppe – Camp de Noblette et ferme Piemont
  • 43ème R.I à Somme Tourbe et Hans
  • 327ème R.I à Courtisols

La 51ème D.I : La division du 33ème

  • A l’arrière au Sud-Est de Châlons-sur-Marne
  • Le 73ème à Vitry-la-Ville – Cheppes-la-Prairie – Saint-Martin-aux-Champs
  • Le 273ème à Ablancourt – Soulanges- Songy

Le 33ème restant en ligne dans le secteur de la 2ème D.I. (8ème et 110ème) voir carte 6

Carte 6

Carte 6 : Secteur du 33ème et du 1er C.A au 31 octobre 1916.

Carte 7

Carte 7 : Secteur de la 51ème D.I (hors 33ème) et du 1er C.A du 31 octobre et en novembre 1916.

Carte 8

Carte 8 : Secteur de la 51ème D.I en novembre 1916.

Le 01 novembre 1916 :

Le mois de novembre sera particulièrement pluvieux ce qui ne sera pas sans conséquences sur l’activité réduite de cette fin d’année 1916.

  • Monsieur le Médecin Aide-Major Basset de l’ambulance 4/53 arrive au 33ème le 01 novembre
  • Monsieur le Médecin Aide-Major Hennart passe à l’ambulance 4/53 le 1er novembre 1916

(exécution de la note de service de santé du 28 octobre 1916 n°7854 M).

Le 02 novembre 1916 :

Louis Caquis, soldat de 2ème classe de a 10ème compagnie est blessé.

Le groupe d’escadrons du 3ème Dragons reste provisoirement affecté au 1er C.A comme E.N.E.

Le 73ème rejoindra la 51ème Division le 04 novembre.

Le 33ème le fera en 2 fois :

  • le 1er Bataillon le 16 novembre
  • les 2 autres Bataillons et l’E.M. le 19

Le 33ème ira stationner à Pogny – Omey  – La Chaussée sur Marne.

Le dépôt divisionnaire sera à Saint-Lumier en Champagne (Carte 8).

Le 04 novembre 1916 :

Le 73ème rejoint la 51ème Division.

2 blessés :

  • Tessier Gabriel, soldat de 2ème classe de la 6ème cie
  • Degeorges Louis soldat de 1ère classe de la 5ème cie

1 tué :

  • Julleron Angel, soldat de 1ère classe de la 5ème cie

Monsieur Le Chef de Bataillon Le Dantec passe au 8ème R.I. le 04 novembre 1916 comme commandant le P.D.D.

Le Sous-Lieutenant Jeunechamps arrive au P.D.D.

Monsieur le Médecin Aide-Major Basset passe au 8ème R.I. D.D.

Le 05 novembre 1916 :

2 blessés :

  • Calbadure Raymond soldat de 2ème classe du C.H.R.
  • Delattre Raoul soldat de 2ème classe de la 1ère C.M.

Le 07 novembre 1916 :

Le Capitaine Charrière arrive au Corps, venant du 249ème en remplacement du Commandant Leclère, décision n°8039 du Général Commandant la IVème Armée du 30 octobre 1916.

Cet officier prend le commandement du 3ème Bataillon.

Le Capitaine Desaint reprend sa fonction d’ Adjudant-Major.

Les Sous-Lieutenants Delandre et Lestoquoy sont nommés Lieutenants à Titre Définitif par décret du 24 octobre 1916 (Journal Officiel du 26 octobre) et sont maintenus au Corps au Corps par décision (n°3067/1) du Général Commandant le Corps d’Armée.

Le 08 novembre 1916 :

Marcel Gras soldat de 2ème classe de la 7ème cie est blessé.

Le 09 novembre 1916 :

Les Sous-Lieutenants Beylard, Fournié, Frémeaux, Masquelier à titre temporaire, sont promus Sous-Lieutenants à titre définitif par décret du 04 septembre pour prendre effet le 4 octobre 1916 (J.O du 9 septembre 1916).

Le 10 novembre 1916 :

Remplacement des troupes suivant :

Le 3ème Bataillon a remplacé, pendant la nuit, en 1ère ligne le 1er Bataillon qui passe en réserve.

Graciette Jean, sergent au matricule 01347 de la 9ème cie est blessé.

Situation des éléments du 1er C.A au 10 novembre 1916

Carte 9 : Situation des éléments du 1er C.A au 10 novembre 1916.

Le 11 novembre 1916 :

Nugues Benoit soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé.

Le 13 novembre 1916 :

Le secteur reste sans activité réelle, on note des tirs de harcèlements par mitrailleuses et V.B. sur les pistes et petits postes ennemis.

Les cibles sont dirigées sur du ravitaillement et sur le ‘’Bec de canard’’ où se manifestait une certaine activité.

Le 14 novembre 1916 :

Le Sous-Lieutenant Amalric arrive au P.D.D.

Le 15 novembre 1916 :

On assiste à des tirs de concentration sur le ‘’Bec de Canard’’ qui provoquent d’importants dégâts.

Riposte de l’artillerie allemande et des minenwerfern provoquant la destruction de 3 de nos canons de 98 ont été « enterrés ».

Chassagne Pierre soldat de 2ème classe de la 11ème cie est blessé.

Note n°/329/3 du 1er C.A. Relatif à la relève du 33ème R .I par le 208ème qui aura lieu dans la journée du 16 et dans la nuit du 16 et du 17 au 18.

Cette note concerne le déplacement du 33ème R.I de la 51ème Division.

L’Etat-Major et les 2 Bataillons de 1ère ligne du 33 seront embarqués en auto à la sortie Ouest de Somme-Tourbe et transportés à :

  • Pogny pour l’Etat-Major
  • Omey pour le 1er Bataillon
  • La Chaussée-sur-Marne et Coulmier pour les 2 autres Bataillons où ils cantonnent

Ce 16 novembre, la note d’Armée 7221/3 ordonne également à la 51ème D.I d’évacuer sa zone de stationnement et de se transporter par voie de terre dans la zone :

Herpont , Dommartin-Varimont, Bussy-le-Repos, Somme-Yèvre.

Le mouvement sera réglé par le Général Commandant le 1er C.A.

Le 51ème D.I disposera comme cantonnement intermédiaire de toutes les localités situées entre la ligne incluse Omey, Bronne, Bussy-Le Repos- et la ligne (également incluse) Changy – Vavray – Doucey – Rosay – Vanault – Vernancourt – Charmont (cartes 10).

Les stationnements de la 51ème D.I mi-novembre 1916
Les stationnements de la 51ème D.I mi-novembre 1916

Cartes 10 : Les stationnements de la 51ème D.I mi-novembre 1916.

Le 16 novembre 1916 :

Le Bataillon de 2ème ligne (le 1er ) s’embarque en autos à 12 heures à la sortie Ouest de Somme-Tourbe pour aller cantonner à Pogny.
Les 2ème et 3ème Bataillons restent en 1ère ligne.

Le Lieutenant Henno nommé pour l’Armée roumaine est mis en route sur Paris ce jour (en exécution de la note du G.Q.G du 08 novembre n°6483).

Le 17 novembre 1916 :

Ordre général n°104 du 1er C.A indiquant à la 51ème D.I de faire mouvement les 18 et 19 novembre pour venir stationner en arrière de la 2ème D.I.

Les 2 Bataillons de 1ère ligne sont relevés par deux Bataillons du 208ème ainsi que l’E.M.

Le 18 novembre 1916 :

Ce jour, la Division fera mouvement sur 2 jours pour gagner sa nouvelle zone de stationnement.

Le dépôt de la Division ira à Possesse.

Le 1er Bataillon du 33ème ira à Vanault-Le-Châtel. Départ à 8 heures parcours :

Pogny – La Chaussée – Coulmier La Cense des Près – Bronne – Vanault-Le-Châtel.

Le reste du Régiment restant sur place à Dommartin sur Yèvre.

L’emplacement des troupes est le suivant :

  • L’E.M. et le C.H.R. cantonnent au camp Duchaussoy
  • Le 1er Bataillon quitte Pogny et va cantonner à Vanault-le-Chatel
  • Les 5ème – 6ème et 7ème compagnies au camp Allègre
  • Les 9ème et 10ème compagnies à Somme-Tourbe
  • Les 1ère et 3ème Cie de mitrailleurs au camp Rougon
  • Le sous-lieutenant Sonier est évacué pour maladie

« Instruction est donnée que la zone évacuée par la 51ème D.I devra être en parfait état de propreté pour le 19 novembre midi. »

Le 19 novembre 1916 :

Le Régiment fait mouvement :

  • L’E.M. et la C.H.R. vont cantonner avec le 1er Bataillon à Dommartin
  • Le 1er Bataillon quitte Vanault-le-Chatel et vient cantonner à Dommartin-sur-Yèvre
  • Départ à 6h30 et trajet par Bussy – Le Repos – Coutauld-le-Maupas – La Chaussée Romaine – Somme sur Yèvre – Varimont
  • Les 2ème et 3ème Bataillons quittent leurs différents cantonnements et viennent cantonner à Herpont- Herpine
  • Les 2ème et 3ème compagnies de mitrailleuses cantonnent à Herpine

Le 21 novembre 1916 :

Monsieur Le Sous-Lieutenant Gaillot est nommé Lieutenant à Titre Temporaire à la date du 15 novembre 1916.

Le Colonel commandant l’Infanterie de la division vient visiter les cantonnements.

Le 22 novembre 1916 :

Monsieur Le Général Commandant la 51ème Division vient visiter les cantonnements.

Le 23 novembre 1916 :

Le Régiment est passé en revue par le Colonel commandant l’Infanterie de la Division.

Ordre Général 106 qui fait état de la relève de la 2ème D.I par la 51ème D.I au Nord de Mesnil-les-Hurlus voir carte 9.

Dans le dispositif final, la 51ème D.I tiendra le front avec ses 3 régiments accolés.

  • 273ème à gauche à la place du 110ème
  • 73ème au centre à la place du 8ème
  • 33ème à droite à la place du 108ème

Le 108ème restant en soutien de la 51ème D.I.

Le 24 novembre 1916 :

La 1ère compagnie de mitrailleuses va cantonner à Dampierre-Le-Château.

Les sous-Lieutenants à Titre temporaires suivants sont nommés à titre définitif :

Carrincazeaux  – Jussard – Kriner – Laloux – Cornu – Magnier – Pélissier – Salmon – Thellier.

En date du 28 octobre 2016.Journal Officiel du 20 novembre 1916.

Le 25 novembre 1916 :

La relève de la 2ème D.I, définie le 23, par la 51ème D.I dans les nouveaux secteurs s’exécutera finalement début décembre.
Les mouvements sont réglés par le 1er C.A.

Rien ne se passe durant ces 8 jours marqués par un temps épouvantable peu propice à une quelconque action.

Le 26 novembre 1916 :

Les sous-lieutenants Amalric et Jeunechamp du petit dépôt sont affectés à la 3ème compagnie.

*

Décembre 1916 : Retour en 1ère ligne.

Le mois de décembre sera pluvieux et sombre

Jusqu’au 03 décembre 1916 : R.A.S.

Le 33ème est mis en réserve à la disposition du Colonel commandant l’Infanterie à l’Oasis et à Laval.

Le 03 décembre 1916 :

Le Général Commandant le 1er Corps d’Armée, passe le Régiment en revue.

Le 04 décembre 1916 :

Le 1er Bataillon fait mouvement, il va bivouaquer au camp Duchaussoy.

Le 05 décembre 1916 :

La relève du 208ème se fera par le 33ème à partir du 05 décembre à raison de 1 bataillon par jour. Les relèves se feront la nuit. Dans la matinée qui précédera chaque déplacement, les reconnaissances se feront par caque bataillon concerné.

Le 04, le 33ème était au camp Duchaussoy.

L’E.M et le 3ème Bataillon iront à Somme-Tourbe et au camp U.

L’Etat-Major et le 3ème Bataillon font mouvement et vont baraquer à Somme-Tourbe.

Le 1er Bataillon quitte le camp Duchaussoy et relève dans la nuit du 05 au 06 un Bataillon du 208ème (Posen).

Somme-Tourbe et Camp U

Cartes 11 : Détail Carte 3 : Somme-Tourbe et Camp U

Le 06 décembre 1916 :

L’Etat-Major et le 3ème Bataillon quittent le camp U et Somme-Tourbe, se rendant en 1ère ligne et y relèvent le 1er Bataillon du 208ème.L’E.M établit son P.C au Fortin dans la nuit du 06 au 07.

Le 2ème Bataillon quitte son cantonnement pour se rendre au camp Rougon.

Dans la nuit du 06 au 07 , le 3ème Bataillon relève un Bataillon du 208ème. (Guerlais )

Le 07 décembre 1916 :

Dans la nuit du 06 au 07, devant ‘’le Bout du Filet’’ *, nos troupes mettent en action 2 camouflets qui font exploser un fourneau allemand qui n’amène aucune réaction ou riposte.

* carte 5 secteur Beauséjour

Le Colonel prend le commandement du secteur du Fortin à 8 heures.

L’emplacement des troupes est le suivant :

  • 1er Bataillon : sous-quartier Posen
    • 2ème et 3ème compagnies en ligne
    • la 1er étant en soutien
  • Le 3ème Bataillon au sous-quartier Guerlais : 9ème et 10ème en ligne et la 11ème en soutien
  • Le 2ème Bataillon en réserve :
    • 5ème cie à l’oasis
    • 6ème au ravin des Pins
    • 7ème et E.M à Laval

Les relèves se sont effectuées sans incident.

Le 33ème R.I se retrouve à nouveau en première ligne et sous la menace ennemie.
Il s’en était aperçu dès son arrivée.

Le 08 décembre 1916 :

Allemand Albert, soldat de 2ème classe de la 9ème cie est tué au quartier du Fortin.

Courteaux soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé.

Carrier René soldat de 2ème classe de la 11ème cie est blessé.

Le Lieutenant Guillard, rentré de maladie, prend le commandement de la 8ème cie.

Le 09 décembre 1916 :

Une opération est décidée et confiée au 73ème , le 33ème est en soutien.

Préparation par AC et AT à partir de 8 heures.

A.T : Artillerie de Tranchée.

A.C Artillerie de Corps

Le coup de main est exécuté à 15 heures sur les organisations du Bout du Filet par 4 équipes de 1 officier et 16 hommes chacune du 73ème.

Ils sont rapidement arrêtés par les réseaux de fils allemands.

Les hommes rentrent à 15h30.

Les Allemands ripostant par un fort tir de barrage.

Durant leur opération, ils ont pu rendre compte que le réseau allemand était intact.

Le bilan note quelques destructions d’abris et que 8 prisonniers du 240ème Régiment de Réserve sont ramenés.

Les pertes  sont importantes pour cette brève action : (30 morts ou blessés).

  • AT 2 tués et 8 blessés
  • Le 73ème a 3 tués et 13 blessés
  • Le Génie, 2 blessés.
  • Le 33ème a 2 blessés.
    • Courtois, musicien de 1ère classe du C.H.R est blessé.
    • Riccy Jean soldat de 2ème classe de la 10ème cie est blessé.

Le 10 décembre 1916 :

Les Allemands décident d’une riposte.

A 4h30, un bombardement vise la tranchée placée devant le « Bout du Filet »

A 6 heures, les Allemands font exploser une mine entre PP 3bis et la tranchée visée depuis 4h30.

Dans la foulée, ils lancent deux groupes d’une vingtaine d’hommes pour occuper les entonnoirs.

Ils sont repoussés par les troupes du 73ème et du 33ème qui sont accolés dans le secteur.

Les entonnoirs restent en possession des Français.

Pertes 7 tués dont 2 ensevelis et 8 blessés pour le 73ème.

Les dégâts sont importants.

Hanquet Florisse soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé.

Le 11 décembre 1916 :

Lagarde Gustave, caporal de la 9ème cie est blessé.

Les journées qui suivent seront employées à réparer les dégâts occasionnés par les actions des 9 et 10 décembre.

Le 12 décembre 1916 :

Dans la nuit du 12 au 13, le 2ème Bataillon relève en 1ère ligne le 1er Bataillon.

Le 13 décembre 1916 :

L’emplacement des Bataillons est le suivant :

  • 3ème Bataillon en 1ère ligne
  • 2ème Bataillon à Posen :
    • 7ème cie à l’Est
    • 5ème cie à l’ouest en 1ère ligne
    • la 6ème cie en réserve
  • 1er Bataillon en soutien :
    • 3ème cie à l’oasis
    • 2ème cie à Wargemoulin
    • 1ère cie et la 1ère cie de mitrailleurs et l’E.M. à Laval

Monsieur le Médecin Major de 1ère classe Portes est dirigé sur dirigé sur le dépôt du 23ème colonial en exécution de la note ministérielle n°25604/7 du 02 décembre 1916 rayé des contrôles le 13 décembre.

Mr le Sous-Lieutenant Carrincazeaux est promu lieutenant en date du 12 décembre 1916.

Mr le Sous-Lieutenant Sorrel du 233ème passe au 33ème par décision ministérielle du 30 novembre 1916 et détaché au centre de mitrailleuses de Frontignan.

Par suite de tirs allemands sur nos troupes, le 33ème enregistre 5 blessés :

  • Colle Fernand soldat de 2ème classe de la 3ème cie est blessé
  • Bonhoure Henri soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé
  • Chany théodore soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé
  • Chazal Alexandre soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé
  • Chandelon Pierre soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé

Le 14 décembre 1916 :

Cassagne Pierre soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé.

Le 15 décembre 1916 :

Sont tués :

  • Mondin François caporal de la 9ème cie tué au quartier du Fortin
  • Houvenaghel Charles de la 9ème cie tué au quartier du Fortin

Sont blessés :

  • Tous de la 9ème compagnie
  • Meslin Marcel soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé
  • Treuillé Albert soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé
  • Lamarre Maurice soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé
  • Kicken Benjamin soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé
  • Stévenon Joseph soldat de 2ème classe de la 9ème cie est blessé

Le 16 décembre 1916 :

Le soldat de 2ème classe Pascal Alphonse de la 9ème cie est tué.

Le 18 décembre 1916 :

Le sous-Lieutenant Bonningue rentré de convalescence est affecté à la 1ère cie.

Dans la nuit, le 1er Bataillon remplace le 3ème Bataillon en 1ère ligne.

Le 19 décembre 1916 :

L’emplacement des bataillons est le suivant :

  • 2 Bataillons en 1ère ligne :
    • 1er Bataillon à Guerlais avec 3 cies à l’Est et une à l’Ouest
    • 2ème Bataillon en soutien
  • 3ème Bataillon en réserve :
    • 10ème cie à l’Oasis
    • 11ème cie à Wargemoulin
    • la 9ème cie et la 3ème cie de mitrailleuses ainsi que l’E.M. à Laval

Vers 7 heures, un violent bombardement dirigé sur nos lignes. 4 hommes qui occupaient l’emplacement sont portés disparus.

Ce bombardement est suivi d’un coup de main allemand sur PP6 qui ne débouche sur rien.

Crabot Félix soldat de 2ème classe de la 3ème cie est blessé.

Touzet Alexandre soldat de 2ème classe de la 5ème cie est blessé.

Sont disparus, présumés prisonniers :

  • Albisson Jacques soldat de 2ème classe
  • Andrieux Alfred soldat de 2ème classe
  • Barbier Raymond soldat de 2ème classe
  • Wattré Adécida  soldat de 2ème classe

Le 20 décembre 1916 :

Victimes de tirs et de canonnades, sont blessés :

  • Roger Georges soldat de 2ème classe de la 1ère cie
  • Joly Marceau soldat de 2ème classe de la 1ère cie
  • Birollaud Albert soldat de 2ème classe de la 3ème cie

Le 21 décembre 1916 :

Le Chef de Bataillon Vermeersch arrivé ce jour prend le commandement du 1er Batailon. (affecté au Régiment par décision du Général en Chef du 15 décembre 1916 n°11687).

Le Chef de Bataillon Mengin quitte le commandement de son bataillon le 21 décembre 1916.

Le soldat de 2ème classe Roches de la 7ème cie est blessé.

Le 22 décembre 1916 :

Le Chef de Bataillon Leclère rentre de convalescence est affecté provisoirement à l’E.M.

Le 24 décembre 1916 :

Rochard Jean-Baptiste, soldat de 2ème classe de la 5ème cie est tué dans le secteur du Fortin.

Le 25 décembre 1916 :

Dans la nuit, le 3ème Bataillon remplace le 2ème Bataillon en 1ère ligne.

On enregistre des tirs de harcèlement habituels respectifs.

Biron Prosper soldat de 2ème classe de la 1ère cie est blessé.

Cailleretz Elisée soldat de 2ème classe de la 1ère cie est blessé.

Le 26 décembre 1916 :

L’emplacement des Bataillons est le suivant :

  • 1er Bataillon en ligne (Guerlais)
    • 3ème cie à l’Est
    • 1ère cie à l’Ouest
    • 2ème cie en soutien
  • 3ème Bataillon en ligne (Posen)
    • 11ème cie à l’Ouest
    • 10ème cie à l’Est
    • 9ème cie en soutien
  • 2ème Bataillon en réserve
    • 6ème cie à l’Oasis
    • 7ème cie à Wargemoulin
    • 5ème cie et E.M à Laval

Le Général de Fonclare (Jacques Élie de Riols de Fonclare) prend le commandement du 1er C.A à la place du Général Adolphe Guillaumat parti commander le 15 décembre 1916, la 2ème Armée suite à la nomination du Général Nivelle comme Commandant en Chef.

Le coup de main envisagés sur le secteur de Tahure est annulé faute à un réseau incomplètement détruit.

Le 27 décembre 1916 :

Baroux Valéry, caporal de la 11ème cie est tué dans le quartier du Fortin.

Sont blessés :

  • Canvit Alfred soldat de 2ème classe de la 11ème cie
  • Cambrouze Jean soldat de 2ème classe de la 11ème cie
  • Sevin Edouard, caporal à la 3ème cie

Le 27 décembre 1916 :

Grande activité des 2 artilleries mais qui ne détruisent pas les protections ennemies.

Le 29 décembre 1916 :

Les coups de main envisagés sur l’ensemble du secteur sont annulés faute à un réseau non détruit.

Une patrouille française de la 60 ème DI.a pénétré dans la tranchée allemande dans le quartier du Voussoir et a tué 2 guetteurs qui tentaient de fuir. Travaillés à coups de fusils et de grenades, nos hommes ont dû finalement se replier sans faire de prisonniers. Nous avons eu 2 tués et 8 blessés.

Au quartier du Fortin, dans la zone défendue par le 33ème, après un bombardement vif, une patrouille allemande a tenté de s’emparer du P.P.6. Elle a été repoussée à coups de grenades et de fusils.

Malheureusement, il y eut des pertes :

Sont tués :

  • Vincent Henri soldat de 2ème classe de la 1ère cie
  • Chazal Frédéric soldat de 2ème classe de la 1ère cie
  • Cresson Barthélémy soldat de 2ème classe de la 11ème cie

Sont blessés :

  • Chansolme Pierre sergent de la 1ère cie
  • Bousquet Jean caporal de la 1ère cie
  • Ramousse Philibert caporal de la 1ère cie
  • Peugnet Oscar caporal de la 1ère cie
  • Delgrange Louis caporal de la 10ème cie
  • Brugier Paul soldat de 2ème classe de la 1ère cie
  • Leferme Louis soldat de 2ème classe de la 1ère cie
  • Calbet  Auguste soldat de 2ème classe de la 1ère cie
  • Gaubin Pierre soldat de 2ème classe de la 11ème cie
  • Gadan François soldat de 2ème classe du C.H.R.

Ordre général 113 relatif à la relève de la 51ème D.I par la 2ème D.I qui fera mouvement à partir du 02 janvier pour gagner la zone :

Dommartin – la – Planchette , Dampierre – sur – Touve , Verlemont.

Le 30 décembre 1916 :

Blondel Marcel soldat de 1ère classe du C.H.R. est blessé.

Le 31 décembre 1916 :

Carle Cyprien  soldat de 2ème classe de la 10ème cie est tué au quartier du Fortin.

Béheity Eugène soldat de 2ème classe du C.H.R. est blessé.

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/e0052792a9d641ac/52792a9d9115e

L’année 1916 se termine ! Le Régiment a perdu un nombre impressionnant d’Hommes dans tous les « Théâtres d’Opérations » où on lui demanda d’intervenir.

01 janvier 1917 :

L’emplacement des bataillons est le suivant :

  • 1er Bataillon en ligne (Guerlais)
    • 3ème cie à l’Ouest
    • 1ère cie à l’Est
    • 2ème cie en soutien
  • 3ème Bataillon en ligne (Posen)
    • 11ème cie à l’Ouest
    • 10ème cie à l’Est et
    • 9ème cie en soutien
  • 2ème Bataillon en réserve
    • la 6ème cie à l’Oasis
    • la 7ème cie à Wargemoulin et
    • la 5ème cie et l’E.M à Laval

Le soldat de 2ème classe Belloy Mathurin de la 10ème compagnie est blessé.

Dans la nuit, le 2ème Bataillon relève le 1er.

La journée de nouvel an s’annonçait calme mais…

A 10 heures, en raison de l’approche de travaux de mines ennemies, les sapeurs du Génie décident de faire jouer un camouflet contre les travaux de mine au P.P Guéneau (quartier de la Courtine). Rien ne s’est produit en surface.

On pense que l’alerte n’était pas fondée.

voir Carte 3 sub B et C au Nord de Mesnil-les-Hurlus.

L’armée allemande en ce nouvel-an, avait décidé de ne pas observer de trêve.

Elle déclenche des tirs assez nourris de l’artillerie sur le P.C de la Pie (sous secteur de Tahure) et sur le quartier Fortin.

Ces bombardements créant des dégâts assez peu importants.

Comme prévu en fin décembre 1916, les troupes de la division du 33ème vont être relevées.

Ordre général n°116 notifié sous 841/3 :

Relève de la 51ème D.I par la 2ème D.I.

A partir du 06 janvier, la 51ème D.I. sera relevée dans son secteur par la 2ème D.I.

La 208ème relève le 33ème à l’Est.

Le 8ème au centre à la place du 73ème

Le 110ème à la place du 273ème.

Après relève, la 51ème D.I. sera regroupée dans la zone ci-après en vue de son envoi dans un camp d’instruction.

Les nouvelles destinations sont définies :

QG de la D.I à Dampierre le Château.

Commandement de l’Infanterie à Valmy.

Le 273ème à Valmy et Hans.

Le 73ème à Dommartin la Planchette et Dampierre.

Le 33ème à Gizancourt pour l’E.M.

Le changement de commandement s’opérera le 09 janvier à 10 heures.

02 janvier 1917 :

L’artillerie ennemie a été plus faible que d’habitude.

L’emplacement des bataillons est le suivant :

  • 3ème Bataillon en ligne à Posen.
  • 2ème Bataillon en ligne à Guerlais avec :
    • 6ème cie à l’Ouest
    • la 7ème à l’Est, la 5ème en soutien
  • 1er Bataillon en réserve avec :
    • la 3ème cie à l’Oasis
    • la 1ère cie à Wargemoulin
    • la 2ème cie et l’E.M à Laval

Le chef de Bataillon Mengin est dirigé vers le dépôt de Cognac en attendant la liquidation de sa retraite.

03 janvier 1917 :

Un coup de main sur les points 822-824 (quartier du Fortin) a été exécuté par le 33ème R.I le 3 janvier à la tombée de la nuit après une préparation par l’artillerie sur leur tranchée.

Sur les 2 patrouilles qui devaient faire irruption dans les lignes ennemies :

  • l’une est arrêtée par le tir de barrage allemand et n’a pas pu sortir
  • l’autre a pénétré dans la tranchée allemande et a suivi l’itinéraire fixé sans rencontrer d’ennemi

Le soldat de 2ème classe Henri Barthélémy est porté disparu.

Apparemment, on l’a vu tomber dans une tranchée ennemie à 16 heures

Le reste de la patrouille est rentrée sans pertes dans nos lignes après avoir incendié les obus allemands découverts dans le secteur visité.

Les Allemands, eux-mêmes, ne restent pas inactifs. Les harcèlements sont réguliers.

Ce jour, ils procèdent à une tentative de coup de main sur le petit poste 8 (Baccarah- sous quartier du Crochet) carte 6 dont les défenses accessoires avaient été endommagées par un bombardement intense.

Mais comme elles avaient été réparées pendant la nuit, les Allemands ont été repoussés à la grenade et n’ont pu aborder le petit pont.

Suite aux observations, il est indiqué à l’Etat-Major que l’on ressent un surplus d’activité de l’infanterie ennemie sur tout le secteur.

Cette observation est combinée à une amplification des bombardements de leur artillerie.

On se demande si un assaut allemand ne va pas se produire !

04 janvier 1917 :

L’insécurité demeure sur le secteur. Tour à tour, toutes les unités sont concernées.

Ce matin à 5h15, c’est une patrouille allemande qui est venue lancer des grenades sur le P.P du gros Orteil (q 8 de la Dormoise) tenu par le 102ème.

Reçu à coups de grenades et de fusils et de mitrailleuses, l’ennemi s’est enfui avant que l’une de nos patrouilles ait eu le temps de le poursuivre.

En dehors de cela, l’infanterie ennemie est restée calme. Son artillerie a été plus active.

Note 863/3 du Général commandant sur l’intérêt qu’il y a présentement à consommer des obus à balles chaque fois que les circonstances le permettent. (En clair, ne pas gaspiller les munitions)

05 janvier 1917 :

Et sur un autre secteur du 1er C.A, on note :

Hier, l’ennemi a déclenché un bombardement sur le front allant du boyau de Grenoble au boyau Valence (sous-quartier Valet et Victor, secteur des Dardanelles) et ne s’étendant guère en profondeur au sud de la ligne 1bis.

« Tirs d’ obus très concentré surtout par des obus de gros calibre. »

Notre artillerie a riposté par un tir de contre-préparation.

Malgré cela, à 16h30, l’ennemi a effectué un coup de main aux cours duquel, nous avons eu des pertes sérieuses (7tués, 11 blessés, 11 disparus) mais aucun au 33.

Un avion a été abattu. Le pilote et l’officier observateur ont été faits prisonniers.

En dehors de cela, activité assez grande de l’artillerie ennemie.

Message téléphoné notifié au C.A sur l’arrivée de 300 hommes et 2 officiers à Suippes afin d’en assurer le cantonnement à Suippes.

Suivi d’un autre message relatif à une nouvelle arrivée de 4 officiers et 450 hommes.

Mais ces hommes ne viennent pas au 33ème.

Le soldat de 2ème classe André Cassel est blessé.

06 janvier 1917 :

Et encore ce jour,

Dans le secteur de la 51ème D.I, une forte reconnaissance allemande a tenté d’attaquer par surprise le P.P14 à l’Est de la butte du Mesnil.

Repoussée, elle a laissé entre nos mains 1 tué et 1 blessé du 240ème Rgt, un autre tué est resté entre les lignes accroché aux barbelés.

En dehors de ces actions, on note une activité considérable de l’artillerie ennemie dans le secteur des « Trois Hurlus ».

En ce qui concerne le 33ème,

La 2ème cie et la cie de mitrailleuses quittent Laval avec l’Etat-Major et vont cantonner à Rapsécourt. Elles sont remplacées par des unités du 208ème.

07 janvier 1917 :

Le mauvais temps a gêné l’observation et a ralenti l’activité de part et d’autre.

Le soir, les Allemands, profitant d’une accalmie entament une action.

08 janvier 1917 :

Après un bombardement d’artillerie et de grenades qui avait duré de 21h45 le 07 à 6h du matin du 08, une douzaine d’Allemands ont tenté d’aborder la P.P 14 du quartier nord de la Dormoire vers 7 heures . Le PP était occupé par 2 hommes et 1 caporal.

Le caporal ayant aperçu la patrouille, envoya l’un de ses 2 hommes prévenir en arrière et laissant les Allemands s’approcher, il se mit avec son homme à leur lancer des grenades et à leur tirer des coups de fusil.

Quatre cadavres de soldats allemands furent ramenés dans nos lignes durant la nuit.

Lettre du Général Cdt prescrivant le groupement la 51ème D.I dans la zone actuellement occupée par la 162ème D.I.

Les mouvements prévus en début d’année sont exécutés.

  • Les 1er et 3ème cie quittent l’Oasis et Wargemoulin pour aller cantonner à Rapsecourt et à Hans.
  • Elles sont remplacées par 2 compagnies du 208ème.
  • Tout le 1er Bataillon vient d’être relevé avec la relève du 06.
  • Le 2ème Bataillon lui, est relevé dans la nuit par un bataillon du 208ème. Cette unité va cantonner à Hans et au camp Bravard.

Le Général Commandant le 1er C.A . vient dans le secteur.

  • Le 2ème Bataillon reste à Hans et au camp Bravard.
  • Le 3ème Bataillon est relevé dans la nuit par un Bataillon du 208ème.
  • Il va cantonner à Somme-Bionne et au camp de Rougon.
  • L’E.M est relevé et va cantonner à Somme-Bionne

09 janvier 1917 :

Les mouvements continuent.

  • Le 2ème Bataillon se rend à Voilemont.

La situation des troupes est la suivante :

  • 1er Bataillon à Rapsécourt
  • Le 2ème Bataillon à Voilemont
  • Le 3ème Bataillon à Somme-Bionne et camp Rougon
  • E.M et C.H.R à Somme-Bionne

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Les stationnements du 33ème R.I début 1917

Cartes 11 : Les stationnements du 33ème R.I début 1917.

10 janvier 1917 :

E.M et C.H.R se rendent à Gizaucourt.

Le 3ème Bataillon à Voilemont.

11 janvier 1917 :

La situation est la suivante :

  • E.M et C.H.R et 11ème cie sont à Gizaucourt
  • 1er Bataillon à Rapsécourt
  • Le 2ème et 3ème Bataillon à Voilemont et les abords
  • Le Régiment est retiré du front

*

Le 33ème dans les lignes arrières

12 janvier – 12 mars 1917

L’hiver 1916-1917

En France, alors que décembre 1916 se situait plutôt dans la normale, le premier trimestre 1917 est particulièrement froid. Les bulletins internationaux du Bureau central météorologique de France nous livrent les analyses suivantes :

« Après quelques jours exceptionnellement chauds, la température s’est abaissée régulièrement jusqu’à la fin du mois de janvier et le froid sensible, à partir du 21, est devenu très vif au cours des dernières journées … Février 1917 est remarquable par le froid exceptionnel de la première décade … Les moyennes thermiques mensuelles sont inférieures de 3 à 5 °C aux normales correspondantes … »

Les choses ne s’arrangent pas lors des mois de mars et avril. Ainsi, par exemple, « le mois de mars a été froid, très humide, avec des chutes de neige fréquentes au nord et au nord-est … À Paris, il faut remonter à 1837 pour trouver un mois d’avril plus froid ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près du front, lors de la journée du 4 février, on relève à Châlons-sur-Marne -17,4 °C et -23,2 °C à Commercy (Meuse). À Nancy, le minimum absolu de l’hiver est relevé le 5 février 1917 avec -16,7 °C. Cet hiver glacial et ces deux premiers mois de printemps ne concernent par que la France métropolitaine. L’Allemagne, l’Italie du Nord et les pays scandinaves sont aussi touchés par ce froid intense avec des moyennes mensuelles en dessous de zéro pendant tout l’hiver.

Emmanuel Le Roy Ladurie a dans son Histoire humaine et comparée du climat a qualifié cet hiver de « rude »

Source : Météo France

Croquis de guerre : aquarelles & sépias exécutées sur le front

Croquis de guerre : aquarelles & sépias exécutées sur le front. 1914-1915.Source gallica.bnf.fr / Médiathèque Michel-Crépeau / La Rochelle

Après relève sera dans la zone ci-après.

A partir de mi -janvier, le 33ème est donc dirigé vers l’arrière dans des camps situés entre Reims ; Epernay ; Châlons –sur –Marne.
La 51ème D.I. sera regroupée en vue de son envoi dans un camp d’instruction.
Elle sera également occupée à l’aménagement des secteurs.

12 janvier 1917 :

Le Régiment fait mouvement :

Le 1er Bataillon, l’E.M et C.H.R vont cantonner à Saint-Julien. Carte 1

Le 2ème et 3ème Bataillon vont cantonner à Somme-Vesle.

Arrivée du Médecin Aide-Major de 2ème classe Hippert est affecté au 33ème R.I. par décision du Général en Chef du 21 décembre 1916. Il vient du service aéronautique de Toul ;

Il remplace le Médecin Aide-Major Forthomme qui a reçu une nouvelle affectation.

Du 13 au 16 janvier 1917 :

Sans Changement.

Le Capitaine Gensoul passe au petit dépôt et prend le commandement de la 4ème compagnie.

Le lieutenant Carton de la 11ème compagnie prend le commandement de la 3ème compagnie, par décision du Général commandant la 51ème Division.

Du 17 au 20 janvier 1917 :

Sans Changement.

Ce 20 janvier, le Commandant Leclère quitte le Régiment pour rejoindre le 122ème R.I par décision du Général en Chef du 17 janvier 1917.

Le Sous-Lieutenant Clément de la 8ème compagnie du D.D. passe aux Bataillons actifs par décision du Général Commandant la 51ème Division. Il est affecté à la 11ème cie.

Arrivée d’un renfort le 20ème de :

  • 1 caporal et 63 hommes venant du D.D.

Le Médecin Aide-Major de 2ème classe Hippert est nommé médecin de 1ère classe.

Aucun changement jusqu’au 24 janvier. Les journées sont consacrées à ménager le secteur et intégrer les nouvelles recrues.

25 janvier 1917 :

Le Régiment fait mouvement et va cantonner à Saint-Hilaire du Temple pour l’E.M et le 3ème Bataillon.

Le 1er Bataillon va à Bouy.

Le 2ème Bataillon à Dampierre-au-Temple.

Le Général Muteau remplace le Général de Fonclare à la tête du 1er C.A.

26 janvier 1917 : carte 1

Le Régiment fait mouvement et va baraquer à :

  • E.M et 2ème Bataillon à Mourmelon-le-Grand.
  • 1er et 3ème Bataillons à Mourmelon-le-Petit.

28 janvier 1917 :

Le Régiment est employé aux travaux de 2ème position. Le Lieutenant-Colonel partant en permission, le commandement du Régiment est assuré par le Commandant Vermeerch.

29 janvier 1917 :

Par décret en date du 27 janvier, le Capitaine de territoriale à titre temporaire Gensoul est nommé à titre définitif.

Le Lieutenant de réserve Babas est nommé Capitaine à titre définitif.

30 janvier 1917 :

Le Régiment fait mouvement et va cantonner à :

  • E.M CHR et le 1er Bataillon à Plivot
  • Les 2ème et 3ème Bataillons à Athis. Entre Epernay et Châlons – sur – Marne

01 février 1917 :

Le Régiment fait mouvement et va cantonner à 5 km à l’ouest d’Epernay.

  • E.M CHR et le 1er Bataillon à Mardeuil
  • La 3ème cie de mitrailleuses à Ramponneau
  • Le 2ème Bataillon à Vauciennes

02 février 1917 :

Le Régiment fait encore mouvement et va cantonner un peu plus à l’Ouest à :

  • E.M CHR et le 3ème Bataillon à Châtillon-sur-Marne
  • Les 1er et 2ème Bataillons à Vandières

03 février 1917 :

Sans changement pour le Régiment sauf pour la 9ème compagnie qui doit aller cantonner à Anthenay à l’Ouest de Reims pour être mise à disposition du service routier.

04 février 1917 :

Le Régiment fait mouvement et va cantonner au Sud-Ouest de Reims à :

  • E.M CHR 1er Bataillon 5ème cie et cie de mitrailleuses à Vézilly
  • 7ème cie à Vendôme
  • 6ème cie à Vieux Vézilly
  • 10ème, 11ème cie et cie de mitrailleuses à Brouillet
  • 9ème cie à Unchair

05 février 1917 :

Le Régiment fait mouvement et va cantonner aux carrières de Romain sauf la 9ème qui reste en place

06 et 07 février 1917 :

  • Le 1er Bataillon reste aux carrières de Romain, la 9ème à Unchair
  • L’E.M et le 3ème Bataillon vont cantonner à Concevreux
  • Le 2ème Bataillon à Maizy
  • Les 5ème et 6ème compagnies dans les péniches

08 février 1917 :

Dans la nuit du 07 au 08, le 1er Bataillon va cantonner à Concevreux,

Le 3ème Bataillon retourne aux carrières de Romain.

Le Régiment est employé aux travaux de seconde position.

09 février 1917 :

Le lieutenant-Colonel rentrant de permission reprend le commandement du Régiment.

Monsieur le Médecin Aide-Major de 2ème classe de réserve Desbouillons est remplacé au 33ème par le médecin Le Conédic.

Du 10 au 17 février 1917 :

Le Régiment reste à ses cantonnements à effectuer des travaux pendant lesquels le Sous-Lieutenant Thellier se fait une entorse.

Le 17 février 1917 :

La 9ème compagnie rejoint son Bataillon aux carrières de Romain.

La 2ème cie quitte Concevreux pour se rendre à Maizy-péniches.

Le 18 février 1917 :

La 7ème compagnie quitte Maizy pour aller cantonner à Civry – les – Chaudardes.

Le sous-Lieutenant Montaufier est évacué pour contusions et courbatures par suite de chute de cheval.

Le sous-Lieutenant Michalot venant de la D.D est affecté à la 1ère compagnie.

Les stationnements du 33ème R.I début 1917

Cartes 12 : Les stationnements du 33ème R.I début 1917.

18, 19 et 20 février 1917 :

Sans changement.

21 février 1917 :

La 3ème compagnie de mitrailleuses quitte les carrières de Romain et va bivouaquer au camp Boucheron, à 200 mètres au Nord-Ouest du Moulin Rouge.

22 février 1917 :

Sans changement.

23 février 1917 :

Le sous-Lieutenant Montaufier est promu Sous-Lieutenant à titre définitif.

Le 3ème Bataillon quitte les carrières de Romain. Les 9ème et 11ème cies vont à Beaurieux.

La 10ème au camp Leredde à 1 km Nord de Moulin-Rouge.

Les stationnements du 33ème R.I début 1917

Cartes 12 : Les stationnements du 33ème R.I début 1917 à Romain et Moulin Rouge.

24 février 1917 :

L’emplacement des troupes est celui-ci :

  • E.M CHR et le 1ère et 3ème cies du 1erBataillon et la 1ère cie de mitrailleuses à Concevreux
  • La 2ème cie à Maizy Péniches
  • 2ème Bataillon :
    • Les 5ème et 6ème cies à Maizy Péniches
    • La 7ème cie à Cuiry-les-Chaudardes et 1 section de la 1ère cie
    • La 2ème cie de mitrailleuses à Maizy
  • 3ème Bataillon :
    • Les 9ème et 11ème cies à Beauvieux
    • La 10ème cie au camp Leredde à 1km nord du Moulin Rouge
    • La 3ème cie de mitrailleuses au camp Boucheron à 200 mètres Nord-Est du Moulin-Rouge

Le Sous-Lieutenant Imbert du D.D est affecté à la 7ème cie

25 février 1917 :

Le Lieutenant Vachon passe au 73ème R.I. par décision du Général Commandant le 1ère C.A

Le Lieutenant Sartori de la 9ème compagnie prend le Commandement de la 10ème cie en remplacement du lieutenant Vinchon.

26 et 27 février 1917 : Sans Changement.

28 février 1917 :

Le sous-lieutenant Berland du 58ème Régiment Territorial d’infanterie. Il est affecté à la D.D , à la 12ème cie.

01 mars 1917 :

02 mars 1917 :

Le Sous-Lieutenant Imbert est dirigé vers le camp d’aviation d’Avord.

04 mars 1917 :

Le Commandant Ducamp du 2ème Bataillon est évacué pour artériosclérose et fatigue générale

Le Capitaine Adjudant-Major prend le Commandement du 2ème Bataillon.

Du 05 au 08 mars 1917 :

Sans Changement.

La 1ère D.I passe à la Vème Armée le 07.

09 mars 1917 :

Le Lieutenant Delangre passe à l’E.M de la 51ème Division.

Le Lieutenant Derville prend les fonctions de Porte-Drapeau et d’Officier de Renseignements.

Le soldat de 2ème classe Berteloot Armand du CHR est blessé.

10 mars 1917 :

Les unités de la 51ème Division d’Infanterie sont relevées dans leurs travaux par des éléments des 1ère et 2ème D.I.et sont regroupées comme suit :

Pour le 33ème R.I :

  • Les 1er et 2ème Bataillons quittent Maizy pour aller cantonner à Cuiry-les-Chaudardes
  • Le 3ème Bataillon a :
    • 2 cies à Beaurieux
    • 1 cie au Camp Lerrede
    • 1 C.M au Camp Boucheron

Le Lieutenant Guillard commandant la 8ème compagnie du D.D passe au 208ème R.I.

On informe le Régiment que dans la nuit, il ira relever le 327ème dans le quartier Beaumarais.

Les relèves se poursuivent entre le 11 et le 14 mars.

Le Régiment est à nouveau envoyé dans un secteur qu’il ne connait pas.

Il va participer à la campagne de printemps 1917.

Il va combattre dans les terribles et sinistres secteurs dont les noms resteront gravés à tout jamais dans le souvenir de la Nation Française.

Ses prochaines destinations seront :

CRAONNE

CHEMIN DES DAMES

(Mars-Avril 1917)

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