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Posted by on 25 Juil 2018 | 1 comment

L’offensive en Flandres Bixschoote : du 1er juillet au 31 décembre 1917

Deuxième bataille des Flandres 7 juin 9 octobre 1917

Deuxième bataille des Flandres 7 juin 9 octobre 1917.

Genèse de la bataille des Flandres

Les décisions prises à Chantilly en fin 1915 sont effectivement bien connues et extrêmement importantes en termes de coordination des efforts militaires :

« Il fut entendu que la décision devait être recherchée par des offensives concordantes sur les fronts russes, franco-anglais et italien. Ces offensives seraient prononcées simultanément ou tout au moins à des dates suffisamment rapprochées pour que l’ennemi ne puisse transporter ses réserves d’un front à l’autre. »

Les progrès réalisés par l’ennemi à la fin de 1916 dans la conduite de la guerre sous-marine ont conduit le gouvernement anglais à prévoir les mesures les plus propres à les enrayer. Parmi celles-ci, la reprise de la côte belge, de Zeebrugge à Ostende, est, au début de décembre, considérée par le haut commandement britannique comme devant constituer l’un des buts essentiels de la campagne de 1917. Carte 1

Dès janvier 1917, le Maréchal Haig émet des réserves sur le plan Nivelle du Printemps et envisage, avec eux, une action combinée de l’armée belge et du groupement français de Nieuport, en direction d’Ostende. Voir carte 2 et la répartition des Armées belge, française et anglaise pour les opérations en Flandres à l’été 1917.

Fin mai, comme les opérations entamées selon le plan Nivelle sont un échec, les actions** envisagées par les Britanniques vont se mettre en place.

**Conférence de Paris le 05 mai et d’Amiens le 18 mai.

La préparation offensive de la Ière armée française (7 juin-15 juillet 1917)

La Ière armée française, désignée pour agir dans les Flandres à la gauche des forces britanniques, a été, pendant quelques jours, au lendemain du déclenchement de l’offensive de printemps, destinée à l’exploitation d’un succès éventuel de la Ve armée anglaise, réussissant à déborder la ligne Hindenburg au sud de Quéant (à 17 kilomètres à l’ouest de Cambrai).

La percée n’eut pas lieu. Les troupes françaises participeront aux attaques en Flandres programmées mi-juillet 1917.

Transport du 1er c.a. français dans les Flandres (fin juin)

Au début de juin, la reconnaissance et l’attribution des cantonnements nécessaires aux différentes unités delà Ière armée se poursuivent.

Au cours d’une conférence tenue le 13 juin, les différentes zones destinées à chacune des armées alliées sont délimitées. Carte 2

En plus de cette répartition, le mode d’exploitation des ressources locales est déterminé. Des bataillons de territoriaux et de travailleurs sont dirigés sur la future zone de la Ière armée, dont la plupart des éléments, embarqués dans la région de Provins, Mormant, après un séjour d’instruction au camp de Mailly, débarquent, du 05 juin au 10 juillet, aux gares de Dunkerque, Bergues et Esquelbecq.

Les certitudes de l’Etat-Major

Alors que les soldats manifestent un désaveu des missions engagées du côté du Chemin des Dames, l’Etat-Major tient encore un discours teinté d’optimisme décalé.

« Le moral de la troupe, dont le recrutement provient surtout du Nord,0 se ressent favorablement de l’accueil qu’elle reçoit et de sa présence dans un pays dont les horizons lui sont familiers*. »

« Les soldats, déprimés au lendemain des attaques, menées par le 1er corps à Craonne et suivies de gains de terrain bien minimes, ont repris courage.

Progressivement entraînés à leur tâche future, ils ont bénéficié de larges périodes de repos. Le perfectionnement de leur instruction devient difficile dans ce pays des Flandres, très peuplé; cependant, malgré le peu de temps dont disposent les troupes débarquées, celles-ci sont orientées surtout vers l’étude du franchissement d’un cours d’eau, qui constituera le premier acte de la future opération. »

« A cet effet, des exercices sont exécutés à proximité de bras de canaux. Le commandement prévoit, dès lors, les conditions que devra remplir l’opération préliminaire du passage du complète de la première ligne ennemie à l’est du canal de l’Yser. »

*Les Régiments concernés sont le 43ème R.I encaserné à Lille. Le 73ème R.I lui à Béthune. Les 33ème et 233ème R.I à Arras. 1er et 201ème R.I venant de Sarrebourg mais originaire de Picardie, 8ème et 208ème de Noyon.

*

En même temps, des ententes s’établissent entre le commandement de l’artillerie du 1er corps et les divisions belges, qui, avant leur relève par les unités françaises, communiqueront à celles-ci tous les renseignements utiles et, en particulier, les éléments principaux de tir.

Le 1er corps, dont le chef (général Lacapelle) est arrivé, le 21 juin, à Rexpoëde, le nouveau quartier-général de l’Armée, est destiné à remplacer dans leurs secteurs les 4e et 5e divisions d’armée belges, qui tiennent le front de Boesinghe à Noordschote.

Les 2e et 162e divisions, formant la réserve d’armée, débarquent, à partir du 5 juillet, dans la région de Bergues.

Le 17 juin, le Maréchal Haig avait fixé au 15 juillet le début de la préparation d’Artillerie en vue de l’offensive.

Le 7 juillet au soir, s’achève la relève partielle des unités belges et le chef de la Ire armée (général Anthoine) prend le commandement du front de Boesinghe à Steenstraat.

Le 10, la 5e division d’armée est remplacée, à son tour, par la 51e division française (celle du 33ème R.I) et par la brigade territoriale qui assurera la défense du secteur passif de la ferme Masui à Noordschote. Celui-ci, bien organisé, tire toute sa puissance des centres de résistance établis à Noordschote et dans les fermes voisines.

« Les tranchées sont en relief, bétonnées en de nombreux points de la première ligne, et en très bon état d’entretien. »

La direction de l’arrière prenant des mesures pour hâter les travaux aux voies ferrées et à l’installation des dépôts de munition.

Mais s’emparer du secteur est difficile :

La plaine flamande offre un aspect qui n’a pas d’équivalent dans un autre secteur des 700 km de tranchées.

  • Le terrain est plat, la vue bien dégagée. Donc difficile de compter sur l’effet de surprise.
  • Il n’y a pas de forêts, de nombreux bois mais le pays offre cependant un aspect très couvert à cause de rangées d’arbres courant, en grand nombre, le long des champs.
  • Le terrain est parsemé de nombreux marais et de canaux qui forment une défense naturelle (les Polders). Infranchissables sans ponts ou passerelles.
  • Il faudra franchir le canal de l’Yser d’où la nécessité de fabriquer 80 passerelles et 4 ponts de bateaux.
  • Il faut améliorer le réseau routier pour amener tout le matériel.
  • Les Allemands ont créé un vaste réseau de défenses composé de fils barbelés.
  • Présents depuis 1914, leurs abris sont en béton, parfois épais d’un mètre.
  • De nombreux abris (parfois 4m sur 12) sont occupés par de nombreuses mitrailleuses.
  • De nombreuses fermes sont organisées en centre de résistance.
  • Comme partout sur le front, les Allemands ont un triple réseau de tranchées.

C’est dans le secteur de la ligne allemande qui encercle Bixschoote, qui paraît solidement défendu par les Tranchées des Coquelicots et Kortekeer qu’interviendront les Régiments du 1er Corps d’Armée dont dépend le 33ème R.I, rattaché à la 51ème D.I.

Si la préparation d’artillerie débutera le 15, le jour J de l’assaut est fixé au 31 août très tôt en matinée.

Les offensives de 1917

Carte 1 : Les offensives de 1917.

Répartition des 3 armées en Flandres en juillet 1917

Carte 2 : Répartition des 3 armées en Flandres en juillet 1917.

Le parcours du 33ème R.I après son action au « Chemin des Dames »

(Voir article précédent)

Fin juin, le 33ème R.I. avait été mis en repos près d’Eligny à côté de l’Abbaye de Preuilly.

Il se reformait suite à ses nombreuses pertes subies au Chemin des Dames fin avril.

Tout le mois de juillet sera une suite de déplacements entre les camps à l’arrière et les positions de première ligne avant l’entrée en campagne.

Les troupes ne savent pas les intentions que l’Etat-Major réserve au 33ème R.I.7

1er juillet 1917 :

Le Régiment fait mouvement par voie de fer en 4 trains, destination gare de Bergues :

  • 1er train le 1er juillet à 10 heures.
  • 2ème train le 1er juillet à 22 heures.
  • 3ème train le 2 juillet à 10 heures.
  • 4ème train le 2 juillet à 22 heures.

02 juillet 1917 :

L’E.M et la C.H.R débarquent à Bergues et vont cantonner à West-Cappel.

03 juillet 1917 :

Dans la nuit du 2 au 3, le 1er Bataillon débarque à Bergues, le 2ème Bataillon dans la matinée et vont tous deux à West-Cappel.

Le Lieutenant Vernaz est évacué pour maladie.

04 juillet 1917 :

Dans la nuit du 03 au 04, le 3ème Bataillon débarque à Bergues et va cantonner à Wylder.

05 juillet 1917 :

Le Lieutenant-Colonel Partiot, rentré de permission, reprend le commandement du Régiment.

06 juillet 1917 :

Le 33ème R.I va se rapprocher du front et partir vers la Belgique.

Le 33éme change de campement :

  • L’E.M, la C.H.R, le 1er Bataillon à l’emplacement dit : Reninghe-Molenhoeck à 2,5 km à l’est d’Oostvleteren (en Belgique à 20km au Nord-Ouest d’Ypres).
  • Le 2ème Bataillon va à Elsendamme et
  • Le 3ème Bataillon restant à West-Cappel et Wylder.

Monsieur Babault, chef de musique, arrive au Régiment.

07 juillet 1917 :

  • Le 3ème Bataillon rejoint le reste du Régiment à Oostvleteren. Carte 8
  • L’E.M le C.H.R, les 1er et 2ème Bataillons montent en secteur à Steenstraat. Il se joint aux troupes de la 4ème D.A belge (secteur nord).
  • 1er Bataillon à droite : secteur de la Maison du Collègue. Carte 4 et 5 et 30
  • 2ème Bataillon à gauche, secteur du Moulin de Lizerne. Carte 3 et 30

Ces éléments sont provisoirement sous le commandement de la 1ère D.I à Crombeke à 30km à l’ouest de Lizerne. Carte 8

Le soldat de 2ème classe Adolphe Audirac de la 7ème compagnie est blessé.

Le soldat de 2ème classe Lemaire Fernand de la 7ème compagnie est tué par éclat d’obus.

Le front en Flandres

Carte 30 : Le front en Flandres.

Localisation des cantonnements à l’arrière : Crombeke – Oostveletern – Elzendamme – Oost-Cappel

Carte 8 : Localisation des cantonnements à l’arrière : Crombeke – Oostveletern – Elzendamme – Oost-Cappel

Position de l’E.M, de la C.H.R et du 2ème Bataillon le 07 juillet 1917. Lignes A et B

Catre 3 : Position de l’E.M, de la C.H.R et du 2ème Bataillon le 07 juillet 1917. Lignes A et B

Position de l’E.M, de la C.H.R et du 2ème Bataillon le 07 juillet 1917. Lignes A et B

Carte 3 bis : Position de l’E.M, de la C.H.R et du 2ème Bataillon le 07 juillet 1917. Lignes A et B

08 juillet 1917 :

Le 3ème Bataillon a rejoint le reste du Régiment.

Le soldat téléphoniste de 2ème classe Dutterage Gaston de la C.H.R est blessé.

Le caporal Guilhem Pierre de la 1ère compagnie est blessé. (Par éclat d’obus)

09 juillet 1917 :

Le pharmacien Mercier arrive au Régiment.

Le soldat de 2ème classe Peillet Gabriel de la 1ère compagnie est blessé.

10 juillet 1917 :

Le sous-lieutenant Bonningue est évacué pour maladie.

Le caporal Derche Alexandre de la C.H.R est blessé.

Et 6 soldats pionniers de la C.H.R sont blessés :

  • Diesmunch Nicolas
  • Saucez henri
  • Coeugniet Louis
  • Leroy Alexandre
  • Grenez Jules

11 juillet 1917 :

Les diverses unités du Régiment reviennent sous les ordres de la 51ème D.I.

Le Général commandant la 51ème Division prend le Commandement du secteur ce 11 juillet à 14 heures. Il remplace la 5ème D.A belge dans le sous-secteur de Noodschote à emplacement du Passeur ainsi que le sous-secteur de la 5ème D.A belge de Steenstraat.

Le Général Giralt prend le Commandement de l’Infanterie ; son P.C se situant à la ferme Feryn Ainé.

Le 3ème Bataillon retourne à Oostvleteren et devient réserve de tout le secteur.

La journée avait commencé paisiblement jusqu’à une montée d’activité de l’aviation.

Puis les Allemands ont procédé à des tirs d’harcèlement d’artillerie particulièrement dans le secteur du Passeur, au boyau Franco-belge, tranchée de Courtrai et du Bégonia.

Dans la nuit, de 23 heures à 1 heure, le bombardement se déplace et n’atteint plus les lignes du 33ème. On compte le départ de 120 obus de 150 sur le carrefour de Pypegaele et la route du Lion Belge.

Plusieurs soldats sont touchés par des éclats d’obus.

  • Le bombardier Gustave Bodelle de la C.H.R est blessé
  • Le soldat de 2ème classe Mion René de la 1ère compagnie est blessé
  • Le soldat de 2ème classe Moulu Lucien de la 2ème compagnie est blessé
  • Le soldat de 2ème classe Curé Gabriel de la 5ème compagnie est blessé

Tués :

  • Le sergent Jean Lhéritier de la 7ème compagnie, suite à ses blessures. Décédé à l’ambulance belge de Beveren le 23 juillet
  • Le brancardier Jules Thellier, à l’ambulance, suite à ses blessures

12 juillet 1917 :

L’activité de l’artillerie allemande est plus faible mais cause encore des pertes.

Les Allemands expédient 40 obus sur la Ferme Seghers et quelques obus de 105 et 150 sur la tranchée Franco-Belge occupée par le 33ème.

Les tirs sont plus violents la nuit mais le 33ème aura été relevé en partie.

Sont blessés par éclats d’obus:

  • Le soldat de 2ème classe Porte Marius de la 3ème compagnie
  • Le soldat de 2ème classe Robert Georges de la 5ème compagnie
  • Le soldat de 2ème classe Lefebvre Charles de la 5ème compagnie
  • Le soldat de 2ème classe Mathieu Victorin de la 7ème compagnie

Dans la nuit du 12 au 13, le 2ème Bataillon est relevé par un bataillon du 73ème. Il va cantonner à Oostvleteren.

13 juillet 1917 :

Dans la nuit du 13 au 14, le 1er Bataillon, qui se transporte à Oostvleteren, est relevé par le 3ème Bataillon.

L’aviation ennemie développe une activité soutenue.

Les 2 armées continuent leurs échanges d’Artillerie dans les mêmes secteurs de Steenstraat et du Passeur.

Dans la nuit du 13 au 14, les 33ème et 73ème rectifient leurs positions de front dans les sous-secteurs de Steenstraat et du Passeur dans les limites des zones d’attaque de leur Régiment.

14 juillet 1917 :

Dans la matinée, l’E.M est relevé et va cantonner à Oostvleteren. Le Colonel Commandant le 73ème remplace donc le Colonel du 33ème dans le commandement du secteur.

Les aviations ennemies sont très présentes durant toute la journée.

Les Aviateurs allemands effectuent quelques lâchers de « torpillettes » sur nos premières lignes de Steenstraat, au boyau Franco-Belge, ligne de B dans lequel 1 dépôt de grenades du Chef de Bataillon fait explosion . Par ailleurs, une mitrailleuse est coupée en deux par un obus.

  • L’adjudant Duprat, les Adjudants-chefs Beauquis et Tanchon sont promus Sous-lieutenants à Titre temporaire
  • Le sous-lieutenant Duprat est affecté à la 11ème compagnie
  • Le sous-lieutenant Tanchon à la 9ème
  • Le sous-lieutenant Beauquis est affecté à la 2ème compagnie

Tué :

  • Le téléphoniste de la C.H.R Moitié Antonin.

Sont blessés, le sous-lieutenant Cornu de la 10ème compagnie et le téléphoniste de la C.H.R Roger Pierre.

Dans la nuit, les tirs de harcèlement sur les voies de communication sur l’arrière reprennent. La piste du de Steenstraat est particulièrement visée.

15 juillet 1917 :

On assiste à des luttes aériennes qui semblent être favorables aux alliés.

Notre armée participe à de violents bombardements de l’artillerie lourde comme prévu dans l’offensive future. L’artillerie allemande concentrant ses tirs principalement contre notre aviation.

Vers 0 heures, l’artillerie allemande engage une action violente de torpilles et d’obus de 150 sur notre secteur du Steenstraat occasionnant 2 morts au 33ème et 2 blessés.

Tués :

  • Le soldat de 1ère classe Lemaire Louis
  • Le soldat de 2ème classe Saurat Jean

Blessés :

  • Le soldat de 1ère classe Hesdin Stéphane
  • Le soldat de 1ère classe Debrieux Alfred

16 juillet 1917 :

L’E.M, la C.H.R, les 1er et 2ème Bataillons font mouvement par terre pour aller cantonner aux écarts de Warhem.

Ils peuvent assister au « spectacle » de l’aviation alliée qui semble narguer l’aviation allemande.

L’artillerie allemande insiste sur les lignes B et C carte 7 et les quartiers occupés par rotation par les Bataillons du 33ème aux emplacements de Lizerne, et les boyaux du secteur de Steenstraat

Tué :

  • Le soldat de 1ère classe Bertrand René de la 10ème compagnie

Dans la journée, l’E .M. ainsi que les 1er et 2ème Bataillons du 33ème font mouvement et par voie de terre vont stationner à Warhem.

17 juillet 1917 :

L’emplacement des unités du Régiment est le suivant :

  • L’E.M, la C.H.R, les 1er et 2ème Bataillons cantonnés aux écarts de Warhem
  • 3ème Bataillon, pionniers et bombardiers en secteur

Successivement, les Bataillons des Régiments de la Division qui multiplient les rotations en première ligne vont partir successivement pour un « rafraîchissement » à l’arrière, laissant à Elsendamme les groupes francs et les pionniers qui, sous la direction du capitaine Ricatte du 33ème, vont s’exercer au lancement et à l’utilisation des passerelles et se préparer à l’exécution de reconnaissances au-delà du canal de l’Yser.

Les soldats sont occupés, sous la direction d’Officiers pionniers, à l’aménagement du terrain, pistes, P.C, postes de secours, constitution de dépôts.

Sont blessés de la 10ème compagnie du 3ème Bataillon par obus :

  • Le soldat de 2ème classe Normand Elie
  • Le soldat de 2ème classe Rieux Raymond

Le caporal Auguste Leroux, lui, est tué.

Le Général Pétain, commandant les Armées du Nord et du Nord-Est se fait présenter les officiers du Régiment.

Il remet la Croix de la Légion d’Honneur aux :

  • Capitaine Corbeil
  • Lieutenant Montaufier

Monsieur le lieutenant Vivrel du D.D. est détaché comme officier de liaison auprès du XIVème Corps d’Armée britannique.

18 juillet 1917 :

La journée est relativement calme. Le temps est couvert et pluvieux.

Le soldat de la 1ère compagnie de mitrailleuses Waquet Albert est blessé.

Le 3ème Bataillon resté en 1ère ligne rejoint le reste du Régiment à Warhem à 13 heures.

19 juillet 1917 :

Le temps gris et pluvieux de la veille et du matin se dégage l’après-midi, ce qui permet la reprise des activités aériennes.

Les échanges d’artillerie persistent. Les Allemands procèdent à des tirs de harcèlement par mitrailleuses. Tirs indirects* et de nuit.

*Méthode de tir développé durant la guerre nécessitant de bonnes connaissances topographiques et de position de l’ennemi. Tir pouvant atteindre l’ennemi à 3500 mètres, parfois un peu plus.

Le sapeur bombardier de la C.H.R Toulotte Maurice est tué.

Sans changement jusqu’au 22 juillet. Le Régiment est retiré du front.

22 juillet 1917 :

Le Président de La République accompagné du Général Anthoine Commandant la 1ère Armée visite le cantonnement de la Ferme Pont à moutons, l’un des cantonnements de la 51ème D.I.

Sont blessés les sapeurs pionniers de la C.H.R Laballe Jules et Vincke Maurice.

Du 23 juillet au 27 juillet 1917 :

Sans changement pour le Régiment alors que les travaux d’artillerie, de repérages et d’organisation du front continuent avant les attaques du jour J fixées au 31 juillet.

La deuxième Bataille des Flandres 7 juin 9 octobre 1917

Carte 16 : La deuxième Bataille des Flandres 7 juin 9 octobre 1917

Les opérations : 31 juillet – 04 août 1917

28 juillet et 29 juillet 1917 : Carte 4

Le Régiment est embarqué en autos et va bivouaquer à Oostvleteren. Carte 8

Le 29, le 3ème Bataillon relève le Bataillon du 43ème R.I qui tient le secteur d’attaque du Régiment.

Le colonel se rend à son P.C du Boyau de la Boucle. Carte 5

Les reconnaissances effectuées pendant 4 nuits consécutives avaient fait connaître les effets excellents de préparation d’artillerie et l’abandon par l’ennemi des 1ère et 2ème lignes.

Dès le 29, le 3ème Bataillon a deux sections à l’Est du canal.

L’une au boyau de la Relève et l’autre à la même hauteur, près du boyau de Bixschoote.

30 juillet 1917 :

Dans l’après-midi, un tir violent d’artillerie, répétition du barrage roulant, est exécuté sur les lignes ennemies sans provoquer de réaction notable.

Un avion ennemi qui survolait nos lignes est abattu par la demi-section du sergent Prioux.

Des hommes de la 10ème compagnie partis chercher du bois, ramènent l’un des aviateurs et tous les papiers du bord.

A 20 heures, les 1er et 2ème Bataillons quittent Oostvleteren pour gagner la ligne des D* où ils doivent stationner quelques heures en attendant que les passerelles soient lancées sur le canal.

Ce travail, commencé à la tombée de la nuit, est achevé de bonne heure et sans incidents graves.

Huit passerelles par Bataillon sont placées pour les compagnies du Génie 1/13 et 1/64, aidées ses pionniers du Régiment.

Le colonel reçoit vers 22h30, l’indication des horaires des attaques et en même temps celle de nouveaux objectifs à atteindre le jour J. :

Soit : « Tranchée de Korteker et Bixschoote avec des antennes aux Fermes André Smits et du Cimetière, points beaucoup plus éloignés que ceux fixés comme limites jusqu’alors. »

cartes 4, 5 et 6.

  • L’Heure H qui est 3 heures 50
  • Départ prévu pour l’attaque : H+36 = 4 heures 26.
  • Départ pour le 2ème bond : H+1h58 = 5 heures 48.
  • Départ pour les reconnaissances H+3h26 = 7 heures 16.
  • Départ pour le bond sur Bixschoote-Smiske : H+5 Heures = 8 heures 50.

Ces ordres sont immédiatement transmis aux Bataillons alors à peu-près groupés de la façon suivante :

  • 1er et 2ème Bataillons dans la ligne du B
  • 3ème Bataillon dans la ligne du C*

*Lignes visibles sur le plan ci-dessous carte 7.

Localisation des lignes A,B,C,D de stationnement des troupes

Carte 7 : Localisation des lignes A,B,C,D de stationnement des troupes. Extrait du JMO de 1917 du 43ème R.I.

31 juillet 1917 : cartes 4, 5 et 6

L’attaque des organisations ennemies est menée par le 33ème R.I.

1er et 2ème Bataillons en 1ère ligne et le 3ème en 2ème ligne. Le tout sous le Commandement du Lieutenant-Colonel Partiot.

Le 33ème est soutenu par le 73ème commandé par le Lieutenant-Colonel Truffert et par un Bataillon du 273ème R.I. en réserve de D .I conformément aux plans d’engagements du 21 juillet et de l’ordre d’attaque du 24 juillet de la 51ème D.I. Le tout confirmé le 30 juillet.

Les 14 passerelles doubles (8 pour le 33ème et 6 pour le 73ème ont été jetées au commencement de la nuit sans difficulté.

Le canal de l’Yser représentait un obstacle sérieux, largeur variant de 22 à 26 mètres, profondeur de 3 mètres.

A partir de 02 heures, l’artillerie ennemie entreprend sur nos 1ères lignes ainsi que sur le canal, un tir d’interdiction qui se transformera vers l’heure H en un véritable tir de barrage. Les Bataillons de 1ère ligne ont malgré tout peu à souffrir de ce tir pendant le franchissement du canal. Il en ira autrement des unités de 2ème ligne qui subiront des pertes sensibles.

Vers 3h15, les Bataillons de 1ère ligne se dirigent, malgré le bombardement, vers le canal.

L’ennemi déclenche à peu-près à la même heure, un tir de barrage violent sur nos lignes qui a ‘’triple étage’’ sur la ligne des B, l’Yperlée et le canal, ce qui gêne considérablement le mouvement prévu.

Le passage du canal était périlleux ; plusieurs passerelles sont coupées par des obus au moment où des sections s’engagent.

Quelques hommes sont tués.

Néanmoins, tout s’exécute en bon ordre et les Bataillons se trouvent en place dans leur formation d’assaut, attendant le moment de l’attaque :

  • 1er Bataillon du Commandant Grandjon à droite,
  • 2ème Bataillon du Commandant Ducamp à gauche.

Ils ont, chacun, 2 compagnies en première ligne et une en soutien.

Un détachement d’une compagnie et d’une ½ compagnie de mitrailleuses sous le Commandement du capitaine Carton, est chargé de faire la liaison avec la 1ère D.I.

A l’heure dite, quand le barrage se lève, les Bataillons se mettent en route et se suivent très bien, malgré l’état du bouleversement complet du terrain et la demi-obscurité.

Dès 4 heures,  toutes les unités sont leur place et l’attaque se déclanche à l’heure prévue à H+36 minutes soit 4h26*.

Pendant les heures qui suivirent l’attaque, l’ennemi désorienté maintiendra ses tirs d’interdiction sur le canal et nos anciennes premières lignes, permettant aux éléments d’assaut d’effectuer leur progression dans les meilleures conditions, malgré le bouleversement absolu du terrain.

Aucune mitrailleuse ne se révèle et les vagues d’assaut suivent le barrage au plus près.

*Rappel : L’heure H était de 3h50 !

Les actions.

  • Départ pour le premier bond à 4h26, les premiers renseignements annoncent à 4h45 que la résistance est faible, voire absente pour certains groupes
  • La progression est rapide si bien que les troupes de tête demanderont, par tirs de fusée, l’allongement du tir. Ce que relaieront par message téléphonique, les 2 Chefs de Corps à 4h55.
  • Le faible barrage ennemi fait que à 5h25, le premier objectif qui est la tranchée du Casque (carte 5 boyau de Beerschoote) est atteint sans difficulté. Les pertes sont faibles. Ce que s’empresse de signaler en haut-lieu le Lieutenant-Colonel Partiot. Peu après la progression est confirmée à 5h45 au Lieutenant-Colonel Truffert à son P.C par un aspirant du 33ème revenu à son P.C blessé.
  • En même temps, on apprend que le 73ème, progressait au-delà de la tranchée des Coquelicots et était presque en avance par rapport à sa feuille de route mais subissait des tirs de mitrailleuses ennemies.
  • A 5h48, l’attaque reprend pour gagner le Ferme Cheurot et la lisière Nord-Est du Bois Triangulaire.
  • Le 1er Bataillon du 33ème doit réduire un blockhaus situé au Nord-Ouest de ce bois qui est défendu par un officier et une trentaine d’hommes. Une dizaine d’entre eux est tué, les autres sont faits prisonniers.
  • De ce deuxième objectif partent des reconnaissances du 273ème qui ont pour mission de reconnaître la Tranchée de Korteker. Elles peuvent y parvenir sans grandes difficultés. Les Bataillons de 1ère ligne les y suivent aussitôt.
  • La liaison avec la 1ère D.I (les 1er, 233ème et 201ème R.I) est établie. Les Anglais, plus au Nord, ont atteint leurs objectifs.
  • Restait Bixschoote, objectif du 2ème front. Des patrouilles de combat et des éléments du groupe franc sont envoyés pour reconnaître le village.
  • A la tête de l’une d’elle, le sous-lieutenant Deverchère entre le premier dans Bixschoote et fait prisonnier une vingtaine d’Allemands dont un Officier qui se trouvaient dans un poste de secours.
  • Quand le résultat des reconnaissances est connu, l’heure fixée pour l’attaque est dépassée soit : H+5 ou 8h50. Il fallait attendre un peu pour permettre à la compagnie d’extrême droite, la 1ère compagnie du Capitaine Duprez, de se mettre face à son objectif, car elle avait refusé la progression à sa droite pour garder la liaison avec le 1er R.I. qui était un peu en retrait.
  • A sa gauche, une difficulté semblable se présentait par rapport à la résistance qu’avait rencontrée le 73ème R.I. dans son mouvement.
  • Ce sont donc les compagnies du centre (2ème Dolon et 6ème Demiautte) qui pénètrent les premières dans Bixschoote et y tuent ou font prisonniers les Allemands qui s’y trouvaient.
  • A 10h15, la 6ème compagnie a réussi à atteindre la lisière Est du village et s’est même établie deux cents mètres au-delà.
  • A peu près à la même heure, la 2ème compagnie dépasse la route Smiske- Cabaret- Kortekerr-Cabaret.
  • Au fur et à mesure de l’avance des régiments voisins, les compagnies de droite (1ère du capitaine Duprez) et de gauche la 7ème compagnie Gaillard, progressent pour se porter à la hauteur des compagnies du centre.

A 10h45, le Lieutenant-Colonel Partiot peut annoncer que l’occupation du fortin à 200 mètres sud de Bixschoote a été réussie et que des prisonniers ont été faits.

Il reçoit l’ordre verbal de pousser les reconnaissances sur les lisières du village.

A 11h15,il rend compte qu’il a donné l’ordre d’attaquer le village.

Cependant, des patrouilles de combat ainsi que des éléments appartenant au groupe franc ont été poussés sur le village sans attendre les ordres du commandement, ce que nous avons vu plus haut.

Aussitôt que le résultat de cette action est connu, les 2 Bataillons d’assaut se portent en avant, les 2 compagnies d’ailes en retrait à cause du retard des corps voisins.

A 11h45, à l’arrivée de l’avion de la D.I, et sans que celui-ci ait besoin de le demander, le jalonnement par panneau est fait et parfaitement compris.

La ligne est la suivante 4099 – 4199 – 4398 – 4498 – 4496 – 4694.

A 12h00, Le Colonel du 33ème reçoit les ordres de tenir la ligne :

Lisière N-E de Bixschoote, Ferme des Cuirassiers, carrefour du Moulin Bleu, en échelonnant ses éléments en profondeur et en organisant la position conquise en liaison avec le 73ème qui, lui, tiendra la ligne Smiske-Cabaret, Bixschoote. D’autres unités complétant les positions de 1ère ligne. Pour le 33ème, la prochaine mission étant d’envoyer des patrouilles de reconnaissance sur les fermes du Cimetière et André Smits.

  • Dès que la situation est un peu éclaircie, une reconnaissance d’une section commandée par le lieutenant Conia se dirige sur la Ferme André Smits, l’occupe et la trouve pourvue d’abris en bon état.
  • Elle cherche la liaison jusqu’aux Fermes des Lebas et du Cimetière, mais ne rencontrant aucun élément ami, et ainsi trop en l’air, elle se replie conformément aux ordres.
  • Une reconnaissance envoyée par le Bataillon de gauche vers la Ferme du Cimetière est accueillie par des feux de mitrailleuses et subit des pertes. Elle ne peut aborder la Ferme et reconnaît que la batterie 4301 est solidement occupée par l’ennemi.
  • L’organisation de la position conquise commence aussitôt. Mais un avion ennemi peut survoler nos lignes sans être inquiété par notre aviation et nos tirs de mitrailleuses sont inefficaces.
  • Il peut au moins repérer approximativement nos lignes car peu de temps après, un tir violent d’artillerie est dirigé vers elles.
  • Des groupes ennemis assez nombreux apparaissent dans les environs de la Ferme du Cimetière.
  • Une partie du groupe franc avec l’aspirant Savary à sa tête, cherche à les reconnaître.

Il y a, à peu-près la valeur d’une compagnie.

Un feu nourri est dirigé sur notre patrouille au moment où l’ennemi le juge ‘’à propos’’. L’aspirant Savary tombe mortellement blessé (le 8 septembre, on apprend qu’il a été fait prisonnier).

A 12h00, le Bataillon de 2ème ligne, le 3ème, suivra le mouvement et prendra position dans la Tranchée Kortekeer.

A 13h30, Les Chefs de Corps, conviennent de 16h30 pour voir toutes les positions stabiisées.

A 14 heures, le Colonel transporte son P .C dans un abri à la Ferme Bruet.

Entre 15 et 16 heures, 2 avions ennemis viennent survoler les lignes, cherchant les emplacements occupés par les éléments avancés qui sont soumis dès alors au bombardement ennemi.

Vers 16 heures 30, le feu de l’artillerie ennemie sur Bixschoote et notre première ligne redouble d’intensité. En même temps, l’avion de la Division lance une fusée jaune dont la signification est : « Menace de contre-attaque ».

  • La ligne avertie se tient particulièrement sur ses gardes et quand à 17 heures accompagnée d’un violent tir d’artillerie sur nos lignes, la contre-attaque ennemie débouche, elle est aussitôt prise sous les feux de toutes nos mitrailleuses, de tous nos fusils mitrailleurs et nos fusils ! Elle est arrêtée avant d’avoir pu se développer. Les interrogations des prisonniers établirent qu’elle était forte d’un Bataillon.
  • Ces circonstances ont entravé l’exécution des reconnaissances
  • Le sous-lieutenant Conia avec sa section conduit la reconnaissance de la Ferme André Smits. Cette ferme est occupée sans souci ; Elle est abandonnée et intacte ce qui permet de voir le sérieux de son organisation ! La liaison est cherchée en vain à droite vers la Ferme des Lilas et à gauche vers la Ferme du Cimetière.
  • Suivant les ordres, il se replie ; il y retournera à la tombée de la nuit mais comme il se trouve isolé à 500 mètres des troupes ennemies, l’ordre lui est donné par le Colonel de se retirer le lendemain matin.
  • Le bombardement ennemi présent toute la journée continue, intermittent sur Bixschoote. La nuit vient sans nouvelle contre-attaque.
  • Les troupes sont exténuées, elles restent sur leurs positions et se protègent avant la tombée de la nuit.

L’Etat-Major de la Division est satisfait cette première journée de combats.

L’inventaire des « Trophées » pris à l’ennemi l’atteste :

33ème : 1 mitrailleuse d’avion plus 4 mitrailleuses dont 2 légères, 1 projecteur, 2 lance-bombes.

73ème : 2 canons de 77, 1 obusier de 240, 1 canon de tranchée, 3 mitrailleuses et une grande quantité de munitions (obus, grenades et cartouches) plus un grand nombre d’armes et d’objets de toute matière qui ont été brisés et enterrés par notre artillerie.

Puis furent comptabilisées les pertes :

  • Au 33ème :
    • 12 tués dont 1 officier (l’Aspirant Savary) qui en fait, avait été récupéré blessé par les Allemands
    • 140 hommes blessés
    • 15 disparus, présumés tués

Soit : 167 pertes en 1 journée.

  • Au 73ème :
    • 24 tués dont 3 officiers
    • 89 hommes blessés
    • 8 disparus, présumés tués

Soit : 121 pertes en 1 journée

  • Au 273ème :
    • 17 tués
    • 41 hommes blessés

Soit : 58 pertes en 1 journée

  • Pour la 51ème D .I :
    • 53 tués
    • 270 blessés
    • 23 disparus

346 pertes pour la 51ème D.I.

Secteur d’attaque des 1ère et 51ème D.I du 31 juillet au 04 août 1917

Carte 4 : Secteur d’attaque des 1ère et 51ème D.I du 31 juillet au 04 août 1917.

Secteur d’attaque du 33ème R.I (de la 51ème D.I) du 31 juillet au 04 août 1917

Carte 5 : Secteur d’attaque du 33ème R.I (de la 51ème D.I) du 31 juillet au 04 août 1917.

Secteur des Fermes du Cimetière – André Smits - des Lilas – du Laloux

Carte 6 : Secteur des Fermes du Cimetière – André Smits – des Lilas – du Laloux

*

Du 1er au 5 août,

La pluie commence à tomber avec violence le 1er août et ceci pendant 3 jours. Le terrain est transformé en véritable bourbier dans lequel, la circulation est extrêmement pénible presque impossible.

Les ravitaillements en eau, vivres, matériel et munitions sont parfois impossibles à effectuer dans ce terrain bouleversé par les trous d’obus.

Les corvées mettent plusieurs heures pour aller du canal à la première ligne et plusieurs hommes tombés, englués au fond de ces trous d’obus, se seraient enlisés sans l’intervention de leurs camarades.

Les pertes seront élevées durant ces 3 jours.

Le 01 août 1917 :

Le Régiment garde la position conquise dans ces conditions de terrain et de temps extrêmement pénibles, exposé de plus à un violent bombardement par obus de gros calibre sur tout le secteur mais particulièrement sur la région de Bixschoote.

L’ennemi cherche également à détruire les passerelles et routes d’accès.

A partir de 18h30, le tir d’artillerie de gros calibre malgré nos contre-batteries redouble sur la région de Bixschoote et sur la route vers Smiske. Il atteint une grande violence en fin d’après-midi et ne s’atténue que vers 22 heures.

Le 02 août 1917 :

Après plusieurs tentatives envisagées dans la nuit, rendues impossibles par l’état du train, la journée est occupée à essayer de rendre quelques parties de terrain viabilisées pour assurer quelques liaisons. Il faut se rendre à l’évidence, tout travail est impossible.

L’artillerie allemande envoie de grandes quantités d’obus sur tout sur le terrain conquis et sur nos lignes un peu en retrait. L’intensité maximum du tir a lieu vers 16 heures.

Les éléments du 33ème en 1ère ligne ne sont pas épargnés. Le bois Triangulaire, la Ferme du Casque sont particulièrement pris à partie.

En outre, un renseignement d’Officier allemand prisonnier fait appréhender un retour offensif de l’ennemi sur Bixschoote. Toutes précautions sont prises pour parer.

Plusieurs tirs de barrage sont exécutés sur les points où sont signalés des rassemblements ennemis. La contre-attaque ne se produit pas ! L’officier allemand avait-il raconté… un peu n’importe quoi ?

Pertes des 01 et 02 : Le 33ème aura 7 tués et 28 blessés, victimes de ces bombardements.

Le 03 août 1917 :

Le 2ème Bataillon du 33 situé à gauche, est relevé au soir, le bataillon de gauche, le 2ème, est relevé par le 273ème R.I. et va dans les lignes B et C. et le lendemain, le 2ème Bataillon part par voie de terre à Stavèle (village entre Oost-Cappel et Elsendamme).

La tempête persiste et le mauvais état du terrain ne fait que croître.

L’artillerie allemande se montre toujours active, en particulier pendant la nuit.

Bixschoote, le Bois Triangulaire sont particulièrement visés.

En mesure de représailles, notre artillerie riposte sur la ferme du Cimetière, la maison du Garde et

La Ferme de a Croix rouge.

Dans l’après-midi, une section de la 3ème compagnie du 33 appuie une série de reconnaissances du 1er R.I sur la ferme André Smits. Celle-ci est reconnue et à nouveau occupée par de nombreux Allemands.

Pertes du 03 : Le 33ème aura 9 tués dont 1 sous-lieutenant et 48 hommes blessés, victimes de ces bombardements.

Le 04 août 1917 :

Le mauvais temps continue, ce qui empêche toute action, tout déplacement.

Par contre les artilleries des deux côtés continuent à pilonner les positions adverses.

L’après-midi, les Allemands concentrent leurs tirs, de gros calibres, sur Bixschoote où sont restés les soldats du 3ème Bataillon.

Des relèves sont prévues mais le terrain détrempé et boueux rendent celles-ci plus difficiles et plus risquées.

Les Régiments de la 51ème D.I. vont définitivement être remplacés par ceux de la 162ème D.I.

Le tout sera achevé le 06.

Ils iront dans 3 sous-secteurs à l’arrière.

  • Le 3ème Bataillon est relevé dans la nuit du 04 au 05 août par le 127ème R.I.Le 1er Bataillon est relevé dans la nuit du 05 au 06 ainsi que l’E.M par le 127ème R.I.
  • Le 2ème Bataillon s’embarque, par camions, à Stavèle pour le secteur de Clochte.
  • Le 3ème Bataillon s’embarque au Lion Belge en camions autos pour Socx.

Vers 16 heures, l’activité d’artillerie ennemie reprend ce qui ajoute à la désolation du moment.

Pour le 33ème R.I, le séjour dans le secteur se termine. Nul doute que personne ne s’en plaindra.

Mais ils y reviendront !

Les pertes de la journée (dues aux bombardements) sont de : 3 tués et 17 blessés.

*

Pertes :

Du 02 au 05 août s’élèvent à :

  • Tués : 19 dont 1 officier
  • Blessés : 93 soldats

Soit sur la semaine :

Au 33ème :

  • 31 tués dont 2 officiers (l’Aspirant Savary) qui en fait, avait été récupéré blessé par les Allemands
  • 233 hommes blessés
  • 15 disparus, présumés tués

Soit 279 pertes en 1 semaine.

Si l’on prend en compte les journées précédant le jour J, on atteint alors comme pertes :

Au 33 RI :

  • 41 tués dont 2 officiers (l’Aspirant Savary) qui en fait, avait été récupéré blessé par les Allemands.
  • 247 hommes blessés et 2 officiers
  • 15 disparus, présumés tués

Soit 303 pertes depuis leur arrivée en Flandres début juillet.

*

Le retour vers l’arrière

06 août- 18 août 1917

Le 06 août 1917 :

L’E.M et le 1er Bataillon s’embarquent au Lion Belge en camions-autos pour Socx.

L’E.M se rend à Crochte. carte 10

Les sous-lieutenants Dussart, Salmon, Hérard arrivent du D.D (dépôt divisionnaire).

Le capitaine Dion est nommé à titre temporaire, Chef de Bataillon de 1ère catégorie.

Nomination ratifiée par décision ministérielle du 05 août.

Le 07 août 1917 :

L’emplacement du Régiment est le suivant :

  • L’E.M et 2ème Bataillon à Crochte.
  • 1er et 3ème Bataillon à Socx.

Du 08 au 14 août 1917 :

Le Régiment reste une semaine à l’arrière.

Situation propice aux nominations.

5 sous-lieutenants venant du Dépôt-Divisionnaire sont affectés au Régiment :

  • Sous-lieutenant Daubert qui est affecté à la 7ème compagnie.
  • Sous-lieutenant Salmon qui est affecté à la 6ème compagnie.
  • Sous-lieutenant Raby qui est affecté à la 1ère compagnie.
  • Sous-lieutenant Hérart qui est affecté à la 5ème compagnie.
  • Sous-lieutenant Dussart qui est affecté à la 6ème compagnie puis est détaché auprès des pionniers

Le 14 août 1917 :

Le Régiment, durement éprouvé dans ses différentes campagnes, est décoré de la Croix de Guerre par le Général Pétain comme ayant été cité à l’Ordre de l’Armée avec le motif suivant :

Extrait de la décision du général commandant en chef, en date du 13 août 1917 : 33e régiment d’infanterie.

« — Après avoir fait preuve, à VERDUN, dans la Somme et au plateau de VAUCLERC, d’autant d’ardent courage que d’invincible ténacité, vient, le 31 juillet 1917, sous le commandement du lieutenant-colonel PARTIOT, de conquérir de haute lutte et d’un seul élan la triple ligne de tranchées puissamment organisée qui formait son objectif. L’a dépassée dans un mouvement irrésistible et s’est emparé du village fortifié de BIXSCHOOTE, constituant pour l’ennemi un point d’appui d’une importance considérable. »

Par la même occasion sont décorés de la Légion d’Honneur :

  • Au grade de Chevalier, Le Chef de Bataillon Dion
  • Au grade d’Officier, Le Chef de Bataillon Ducamp

Jusqu’au 18 août, les troupes restent dans leurs installations.

*

Le retour en première ligne

18 août – 01 septembre 1917

voir les 7 cartes ci-dessous où l’on retrouve la plupart des sites nommés (10 à 16 et 21)

Le 18 août 1917 :

Après ce repos de 12 jours, passé dans la région de Bergues, le Régiment reprend le service des tranchées dans le secteur de Bixschoote.

Le 3ème Bataillon quitte Socx en camions-autos pour débarquer au Lion Belge et se dirige dans les lignes B et C où il doit passer la nuit. Cartes 10 et 10bis.

Le 19 août 1917 :

L’E.M, la CHR et le 1er Bataillon s’embarquent à leur tour pour le Lion Belge, le 1er Bataillon prend la place du 3ème Bataillon qui monte en ligne et prend la place d’un Bataillon du 127ème R.I.

Son secteur se situe entre la Ferme du Cimetière et la Ferme André Smits, en jonction avec le 110ème R.I.

Le 20 août 1917 :

Le 2ème Bataillon quitte Socx en camions-autos pour débarquer au Lion Belge.

Le 1er Bataillon quitte les lignes B et C et va lui aussi relever un Bataillon du 127ème.

Secteur compris entre la ferme du Cimetière et la ferme de Loobeck en jonction avec le 73ème R.I.

Le Lieutenant-colonel Partiot prend le commandement du secteur.

Le 2ème Bataillon dès son installation terminée, place :

  • 2 compagnies dans la tranchée du Casque
  • 2 compagnies à l’Ouest du canal de l’Yser

Le sous-lieutenant Ponte de Puybaudet, venant du 72ème régiment territorial arrive à la D.D.

L’adjudant de Bataillon Motte, l’aspirant Gadeyne, le sergent Etchegoyen sont nommés sous-lieutenants à Titre Temporaire ce 20 août et passent au 273ème R.I.

3 soldats blessés par écat d’obus, Guidé julien, Fernand Biloé et Prioux Henri.

Le 21 août 1917 :

La journée est caractérisée par une activité réciproque des 2 aviations et des 2 artilleries : L’intensité des bombardements allemands est plus forte durant la nuit. Certains obus sont remplis de gaz toxique surtout aux environs des endroits où stationnent les éléments du 33ème.

Est tué, par balle le soldat de 2ème classe Lorthiois Joseph de la 9ème compagnie.

Sont blessés (par obus):

  • Le soldat de 2ème classe Roques Lucien de la C.H.R.
  • Le soldat de 2ème classe Sauvage Edmond de la C.H.R.

Le 22 août 1917 :

Les artilleurs français bombardent les lignes allemandes. Ceux-ci restent peu actifs le jour pour harceler nos positions dans la nuit, surtout sur Bixschotte et les passerelles sur l’Yser.

L’emplacement du Régiment est désormais dénommé « le sous-secteur de Bixschoote ».

Le 273ème R.I occupant le « sous-secteur de Poësèle ».

Les limites sont données ainsi sur le J.M.O : certains endroits ne sont pas sur les cartes de secteur trouvées

Au Sud :

Draaibank  et batterie 5306 exclus, batterie 5003 incluse et Ferme André Smits excluse, Ferme des Cuirassiers incluse, carrefour du Moulin bleu exclu, ligne passant par 4309 (saillant de la tranchée de Kortekerr), cour du Lutzbeck points 3482 et 3180, boyau du Collègue et Fermes de Wilde, Lebl, des 3 chemins inclus, Fermes Boudry, Mooren, Desprez exclus.

Au Nord :

Hoechke, passerelle du Farfadet (un sous-secteur N), Fermes du Loobeck et sans nom 3206 (au sous-secteur sud) et ferme sans nom 42 (au sous-secteur Nord), boyau Franco-Belge, carrefour 100 mètres de Pypegaële.

Le 2ème Bataillon remplace le 3ème Bataillon en 1ère ligne.

Le Régiment a 2 Bataillons en 1ère ligne.

Le Bataillon du Nord a une compagnie en ligne et deux en renfort.

Le Bataillon du Sud a deux compagnies en ligne et une en renfort.

La limite entre les 2 Bataillons : Ferme Carnot, Batterie 3903, Le Poulailler au Bataillon Nord.

Le 3ème Bataillon se trouve à l’ouest du canal, ancienne première ligne. Ce Bataillon est à la disposition du Lieutenant-Colonel commandant le 33ème.

Sont tués par balles :

  • Le soldat de 2ème classe Magniez Augustin de la 3ème compagnie
  • Le soldat de 2ème classe Croix Jean de la 3ème compagnie

Sont blessés par éclats d’obus :

  • Le soldat de 2ème classe Lagarde Edmond de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Pieri Xavier de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Régnier Julien de la 3ème compagnie.
  • Le caporal Babin Marcel de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Puesch Augustin de la 6ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Bouhet Jean de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Rachet Louis de la 11ème compagnie.
  • Le caporal Lambolin de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Ringeval Alphonse de la 9ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Minne Raymond de la 9ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Delporte Eugène de la 9ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Leblond Constant de la 9ème compagnie.

Le sous-lieutenant Drouet de la Rochette venant du 76ème Régiment Territorial rejoint la D.D et est affecté à la 4ème compagnie mais est évacué le jour même pour une ancienne blessure qui le fait à nouveau souffrir.

Le lieutenant Gaillard est nommé Capitaine à T.T et est maintenu à la tête de la 7ème compagnie.

Le sous-lieutenant Debaudringhin est nommé lieutenant à T.T et maintenu à la 9ème compagnie.

Le Ministre d’Etat belge Vanderwelde vient visiter le secteur.

Objectif "normal" de l’attaque du 31 juillet 1917.

Carte 11 : Objectif « normal » de l’attaque du 31 juillet 1917.

Objectifs éventuels de l’attaque du 31 juillet 1917

Carte 12 : Objectifs éventuels de l’attaque du 31 juillet 1917.

Secteur de Draaibank – Bois de Papegoed

Carte13 : Secteur de Draaibank – Bois de Papegoed

Sous-secteur de Steenstraat – Bixschoote du 10 au 13 août 1917

Carte 14 : Sous-secteur de Steenstraat – Bixschoote du 10 au 13 août 1917.

Sous-secteur de Steenstraat – Bixschoote au 16 août 1917

Carte 15 : Sous-secteur de Steenstraat – Bixschoote au 16 août 1917.

Sous-secteur de Steenstraat – Bixschoote au 18 août 1917

Carte 16 : Sous-secteur de Steenstraat – Bixschoote au 18 août 1917.

Sous-secteur André Smits

Carte 21 : Sous-secteur André Smits.

Le 23 août 1917 :

La journée sera belle et calme si l’on n’excepte les bombardements et les vols des 2 aviations.

Vers 9 heures, un avion français, touché en vol atterrit de manière chaotique dans nos lignes.

Le Médecin Inspecteur des Armées et le Professeur Tuffier viennent visiter le secteur.

Est tué par obus :

  • Le soldat de 2ème classe Mercier Emile de la 5ème compagnie.

Sont blessés par éclats d’obus :

  • Le soldat de 2ème classe Louchet André de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Wallez Georges de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Galland Louis de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Maertens Adolphe de la 5ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Moreau Adrien de la 5ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Régnier Julien de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Petit Paul de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Benoit Emile de la 3ème compagnie.
  • Le sergent Debord Charles de la 3ème compagnie.
  • Le caporal Babin Marcel de la 3ème compagnie.

Un déserteur allemand du 58ème R.R et de la 119ème D.I est fait prisonnier à la Ferme en Ruines.

Le 24 août 1917 :

La journée est calme, l’aviation est clouée au sol suite aux bourrasques de vent.

L’artillerie ennemie a une faible activité, tant le jour que la nuit.

Sont blessés par éclats d’obus :

  • Le Sous-lieutenant Daubert Pierre de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Souri Michel de la 3ème compagnie.

Le 25 août 1917 :

Le vent ayant baissé, aviations et artilleries sont plus actives.

Sont visées, la Passerelle du Passeur, Nordschoote et la Chaussée Nordschoote – Drie-Grachten.

Sont blessés :

  • Le soldat de 2ème classe Baduel Pierre de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Gheeraet Maurice de la 1ère compagnie de Mitrailleuses.

Sont tués par obus :

  • Tous de la C.H.R ;
    • Le conducteur : Marquis Arthur.
    • Les Brancardiers :
      • Lepoivre Jean-Baptiste
      • Courtois Alfred
      • Brias René
    • Le soldat musicien : Libossart Paul.

46ème R.R (119ème D.I) sont capturés à la Ferme en Ruines

Le sous-lieutenant Tricaut venant du 9ème Bataillon du 63ème R.I arrive à la D.D.

26 août 1917 :

Le secteur garde sa physionomie avec une aviation et une artillerie allemande agressives. Sont visés, Bixschoote, le Bois Triangulaire, le pont J3, la passerelle IV et Nordschoote.

27 août 1917 :

Le temps est très mauvais. Les bombardements allemands visent les travailleurs à l’Est du canal, Bixschoote et la tranchée du Basque.

Sont tués :

  • de la C.H.R :
    • Le soldat de 2ème classe Roussel Emile
    • Le soldat de 2ème classe Leroy Emile
    • Le soldat de 2ème classe Garbage Cyprien

Sont blessés :

  • Le soldat de 2ème classe Sénéchal Paul de la C.H.R.
  • Le soldat de 2ème classe Poote Alfred de la C.H.R.

28 août 1917 :

Continuation du mauvais temps.

Les échanges d’artillerie continuent. Les Allemands recentrant leurs tirs sur nos premières lignes.

Sont tués par tirs d’obus :

  • Le soldat de 2ème classe Lucas Maurice de la 3ème compagnie de Mitrailleuses
  • Le soldat de 2ème classe Bigourdas Jean-Léon de la 3ème compagnie de Mitrailleuses

Sont blessés par éclats d’obus :

  • Le soldat de 2ème classe Lefebvre Georges de la 11ème compagnie
  • Le soldat de 2ème classe Ruffin Raymond de la 3ème compagnie de Mitrailleuses

29 août 1917 :

Le temps est maussade.

Même activité d’artillerie sur les travailleurs du canal et particulièrement sur notre secteur de Bixschoote.

Le Général Giralt Commandant l’Infanterie Divisionnaire de la 51ème D.I vient visiter le secteur.

Dans la nuit du 29 au 30, le 3ème Bataillon est relevé par un Bataillon du 73ème. Il va cantonner.

La 9ème compagnie à la Ferme Merlierput.

La 10ème compagnie aux Fermes de la Laiterie, de Langes Kolpaert.

La 11ème compagnie à Woesten.

30 août 1917 :

Le temps est mauvais, pluvieux, ce qui réduit l’activité de l’aviation.

Dans la nuit du 29 au 30, le 1er Bataillon est relevé par un Bataillon du 73ème. Il va cantonner.

La 1ère compagnie aux baraquements de la Route de Furnes à 800 au Nord-Ouest de Woesten.

La 2ème compagnie à la ferme Horsdorff sur la route d’Oostevleteren à Lisevdamme.

La 3ème compagnie aux Fermes Seghers et Rapp, à 1500 au Sud-Est de Molenkock.

Sont blessés par obus :

  • Le soldat de 2ème classe Pouille Charles de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Demaulte Maurice de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Bertaux Marcel de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.

31 août 1917

Dans la nuit du 31 août au 01er septembre, le 2ème Bataillon est relevé par un Bataillon du 73ème. Il va cantonner aux abords de Woesten – Route Woesten, Poperinghe.

Les différents lieux de bivouac à l’arrière pour le 33ème R.I de juillet à septembre 1917

Carte 09 : Les différents lieux de bivouac à l’arrière pour le 33ème R.I de juillet à septembre 1917.

Lieu-dit au "Lion belge" sur la route de Furnes à Ypres

Carte 10 : Lieu-dit au « Lion belge » sur la route de Furnes à Ypres.

Lieu-dit au "Lion belge" sur la route de Furnes à Ypres

Carte 10bis : Lieu-dit au « Lion belge » sur la route de Furnes à Ypres.

*

Le retour vers l’arrière

01 septembre – 01 octobre 1917

01 septembre 1917 :

L’E.M et la C.H.R sont relevés par le 73ème.

Le Lieutenant-Colonel commandant le Régiment laisse le commandement du secteur au Chef de Corps du 73ème.

Après relève, ils vont cantonner à Oostevleteren.

02 septembre 1917 :

Le beau temps est revenu pour plusieurs jours.

Le sous-lieutenant Cornu revenant de convalescence est affecté à la 9ème compagnie.

Le sous-lieutenant Debaudringhin de la 9ème compagnie prend le commandement de la 10ème compagnie.

Le sous-lieutenant Rimbeau de la C.I.D passe au 233ème par décision ministérielle du 27 août 1917.

Blessés du 1er septembre :

  • Le sergent Flament Juste de la 7ème compagnie
  • Le soldat de 2ème classe Messe Maurice de la 7ème compagnie

03 septembre 1917 :

Est blessé, le soldat de 2ème classe Paul Storme de la 2ème compagnie de mitrailleuses.

Du 04 au 06 septembre 1917 :

Les troupes sont au repos,

07 septembre 1917 :

Le capitaine Balas, commandant la 9ème compagnie est évacué pour forte commotion lombaire par chute.

Le lieutenant Cornu, prend le commandement de la compagnie.

Le 33 a 3 blessés (commotionnés) par obus.

Du 08 au 11 septembre 1917 :

Le temps est brumeux.

Les troupes sont au repos.

Le soldat de 2ème classe Lecomte Eugène, de la 11ème compagnie, est blessé.

12 septembre 1917 :

Le beau temps persiste.

Le Régiment va changer de cantonnement.

Il fait mouvement par voie ferrée pour les hommes et les cuisines roulantes.

Et par voie de terre pour les équipages et les chevaux.

Le Régiment embarque dans cet ordre :

E.M et C.H.R, 1er et 2ème Bataillons 1er train, le 3ème Bataillon dans un autre avec un Bataillon du 233ème.

Les troupes débarquent dans le secteur d’Oye-plage et les cuisines roulantes à Calais.

Les cantonnements sont les suivants :

  • E.M, C.H.R et 3ème Bataillon à Vieille-Eglise et les écarts.
  • Le 2ème Bataillon à Saint-Omer Capelle et les écarts.
  • Le 1er Bataillon à Saint-Folquin et les écarts.

13 septembre 1917 :

Le temps est médiocre.

Par décision ministérielle, le Chef de Bataillon Maire du 5ème Régiment territorial est muté au 33ème comme Major.

Jusqu’au 03 octobre 1917,

Le Régiment reste à l’arrière.

Une série de promotions et de mutations sont à relever :

  • Le 16 septembre, le lieutenant Vivrel qui avait été détaché auprès de l’Armée Britannique rentre au C.I.D.
  • Par décision ministérielle, le Lieutenant-Colonel Devincet qui était au 1er Bataillon de chasseurs passe au 33ème Régiment d’Infanterie.
  • Le 22 septembre, le Lieutenant Montaufier est évacué pour maladie.
  • Le sous-lieutenant Bourgeois prend le commandement de la 5ème compagnie.
  • Le 25 septembre, Le lieutenant Debaudringhin, chef de section de la 9ème compagnie, prend le commandement de la 11ème compagnie.
  • Le lieutenant Vivrel, chef de section de la 11ème compagnie, prend le commandement de la 2ème compagnie.
  • Le lieutenant Tricaud passe de la 12ème à la 2ème compagnie.
  • Le 29 septembre, Le capitaine Moreau, officier adjoint et commandant de la C.H.R, prend le commandement de la 4ème compagnie et du groupe du 33ème du C.I.D.
  • Le lieutenant Derville, porte drapeau et officier de renseignements prend les fonctions d’Adjoint du Colonel et commandant de la C.H.R.
  • Le sous-lieutenant Kriner de la 2ème compagnie passe Porte-Drapeau et Officier de Renseignements.
  • Le 01 octobre, le lieutenant de Pénarros passe de la 4ème compagnie à la 7ème.

*

Le retour en première ligne

02 octobre – 01 septembre 1917

voir les 7 cartes (10 à 16 et 21) où l‘on retrouve la plupart des sites nommés

Le 02 octobre 1917 :

Le Régiment s’embarque en train pour débarquer à la gare de Waayenbürg et va cantonner :

  • L’E.M, 1er et 3ème Bataillons à Ostveleteren.
  • Le 2ème Bataillon au Camp de Péronne.

Le 03 octobre 1917 :

Dans la nuit du 03 au 04, le 2ème Bataillon relève dans le sous-secteur de Bixschoote, quartier Smiske, le 3ème Bataillon du 401ème R.I.

  • Le 1er Bataillon relève dans le sous-secteur de Bixschoote, lignes des A-B-C, le 1er Bataillon du 401ème R.I.
  • Le 3ème Bataillon relève dans le sous-secteur de Bixschoote, ligne des A-B-C, le 54ème Bataillon des Tirailleurs sénégalais.
  • Le lieutenant-colonel Partiot établit son P.C au Bois Bruet au sous-secteur de Bixschoote.

Le 04 octobre 1917 :

Au sous-secteur de Bixschoote, on déplore ;

  • 2 blessés, tous deux de la 7ème compagnie :
    • Les soldats de 2ème classe, Théophile Giraud et Bordes Antoine.
  • 2 disparus, aussi de la 7ème compagnie, suite à l’explosion d’un dépôt de grenades près de la Maison Brûlée :
    • Les soldats de 2ème classe Gavelle Henri et Brunet Pierre.

Dans la nuit du 04 au 05, le 3ème Bataillon relève dans le sous-secteur de Bixschoote, quartier Smiske, le 2ème Bataillon du 401ème R.I.

Le 05 octobre 1917 :

Le Lieutenant-colonel Partiot prend le commandement du sous-secteur de Bixschoote et installe son P.C au Bois Bruet à 8 heures.

Le Commandement du secteur étant dévolu au Général Giralt.

Blessés :

  • Le caporal Natali Pierre de la 11ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Noudi Emile de la 5ème compagnie.
  • Le soldat de 1ère classe Bonneau Louis de la 11ème compagnie.

Dans la nuit, quelques patrouilles allemandes sont signalées mais se retirent dès que notre feu les vise.

A 3 heures du matin, dans la nuit du 05 au 06, le 3ème Bataillon du 33ème effectue un raid sur l’extrémité sud du Bois Paul*.

Un officier et quelques hommes traversent le Saint-Jansbeck, sont arrêtés par les inondations en avant du Bois Paul*.Ils cherchent en vain un passage entre les Bois Paul et Jack et rentrent sas autre incident.

* Carte 21 Sous-secteur André Smits 110e R.I

Le 06 octobre 1917 :

L’artillerie française déploie une grande activité en préparation d’attaque. Nos compagnies de mitrailleuses effectuent des tirs de harcèlement qui durera plusieurs jours. La réaction ennemie reste limitée le jour mais plus active de nuit.

L’aviation reste assez active malgré le mauvais temps.

A 2h00, dans la nuit du 06 au 07, le 3ème Bataillon du 33ème effectue un raid sur le point 4610 de la tranchée du Bois. Un officier et quelques soldats traversent le Saint-Jansbeck. En raison de la trop grande clarté, ils sont éventés et empêchés de progresser sur la rive Nord du fleuve et obligés de se replier.

Blessés par éclat d’obus :

  • Le caporal Dormard Jules de la 7ème compagnie.
  • Le caporal Leguy Henri de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Leberciny Marius de la 3ème compagnie de mitrailleuses.

Le 07 octobre 1917 :

L’artillerie française déploie une grande activité, l’artillerie allemande est plus calme.

Les aviations effectuent de nombreuses sorties dans la matinée mais le mauvais temps de l’après-midi empêche toute sortie.

A 20h20, exécution d’un raid sur le point 4610.

Le sous-lieutenant Duprat de la 11ème compagnie du 33ème et quelques hommes essaient d’encercler le Blockhaus du point visé.

Engagés dans le fil de fer non encore détruit, ils luttent contre les défenseurs du blockhaus à coups de grenades et sont obligés de battre en retraite en ayant subi quelques pertes (1 officier, 1 sous-officier et 2 hommes blessés, 1 homme porté disparu supposé tué voir ci-dessous).

Le Régiment effectue un coup de main dans la tranchée du Bois, sous la direction du Sous-lieutenant Duprat et sa section de la 11ème compagnie.

Est tué :

  • Le soldat de 2ème classe Delga Henri de la 11ème compagnie

Blessés :

  • Le Sous-lieutenant Duprat Pierre
  • Le caporal Cuinan Joseph de la 11ème compagnie.
  • Le sergent Straub Henri de la 11ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Vidal Léon de la 11ème compagnie.

Le 08 octobre 1917 :

L’artillerie française déploie une grande activité, au contraire de l’artillerie allemande.

Le temps s’améliorant momentanément en début d’après-midi, les aviateurs des 2 camps reprennent la route du ciel.

Vers 19 heures, le 1er Bataillon du 33ème effectue un raid sur Le Four à Chaux (Pont de Langewaade).

Un officier suivi de quelques hommes essaient à nouveau de traverser le Saint-Jansbeck sur 2 passerelles. Ils sont arrêtés à la fois par l’inondation et les tirs ennemis qui sont en nombre au Four à Chaux.

Sont tués lors de l’intervention:

  • Le soldat de 2ème classe Fox Lucien de la 5ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Saunier André de la 7ème compagnie.

Blessés (4 par obus) :

  • Le caporal Poulain Marcel de la 1ère compagnie de Mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Aljabran Pierre de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Abbal Gabriel de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Paquiez Alexis de la 10ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Brouzet Gaston de la 10ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Bertaux Marcel de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.

Le 09 octobre 1917 :

Suite à la préparation d’artillerie, la 2ème D.I effectue une attaque sur son secteur en liaison avec l’Armée anglaise sur le plateau de Mangealaire voir carte Objectif Normal.

L’artillerie légère exécute des tirs de destruction sur la tranchée du Bois. Un déserteur du 58è (119ème D.I) se rend vers 1 heure dans nos lignes.

Les compagnies de mitrailleuses de la 51ème Division donc celles du 33ème R.I accompagnent l’offensive par des tirs d’interdiction par un plan minutieusement établi en avance par les 2 divisions.

Dès le matin, l’aviation allemande se montre extrêmement active malgré le temps défavorable

Les barrages de l’ennemi s’étendent sur le secteur du 33ème, soit Bixschoote, ce qui cause des dégâts aux soldats du 33ème qui sont dans ce secteur (4 tués et 13 blessés).

A partir de 10 heures, plusieurs patrouilles sont lancées au-delà du Saint-Jansbeck et trouvent la tranchée du Bois encore fortement occupée par l’ennemi. L’action est ajournée.

Sont tués :

  • Le soldat de 2ème classe Walle Maurice de la 9ème compagnie.
  • Le soldat de 1ère classe Lesage Henri de la 11ème compagnie
  • Le soldat de 2ème classe Benaiton Maurice de la 11ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Bouillet Auguste de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.

Blessés :

  • Le soldat de 2ème classe Peyrat Jean de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Deleau Maurice de la 9ème compagnie.
  • Le caporal Joussel Amédée de la 10ème compagnie.
  • Le sergent Valentin Charles de la 11ème.
  • Le soldat de 2ème classe Alboursière Paul de la 11ème.
  • Le soldat de 2ème classe Hervas Charles de la 11ème.
  • Le soldat de 2ème classe Lemaire Hector de la 11ème.
  • Le sergent Montpert Dominique de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.
  • Le caporal Cominin Jean-Baptiste de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Peuraud Camille de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Testas Charles de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Bodenes Jean-Claude de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Locquet Charles de la 3ème compagnie de Mitrailleuses.

Le 10 octobre 1917 :

Comme les jours d’avant, la journée commence par des échanges d’artillerie et des sorties des 2 aviations.

Quelques obus de 130 et 160 sur la Ferme Seghers, quelques torpilles sur Die Grachten.

Dans la matinée, le 1er Bataillon du 33ème en réserve du sous-secteur de Bixschoote appuie vers le Nord. Il est remplacé à la tombée de la nuit par 1 bataillon du 401ème R.I.

Dans la matinée, le 33ème effectue 3 reconnaissances d’une section chacune et ceci dans la tranchée du Bois et les Bois y attenant. La reconnaissance commandée par le sous-lieutenant Amalric engage un violent combat avec des allemands dans un abri voir cartes du 43ème R.I.

Le 1er Bataillon passe à la disposition de l’Armée pour l’exécution de travaux de la voie de 0,60 concurremment avec 1 Bataillon du 73ème.

Il va bivouaquer plus au nord dans les lignes A-B-C.

Vers 17h30, explosion d’un dépôt de munitions d’infanterie près de Smiske Cabaret.

A 18 heures, 3 reconnaissances commandées par 3 officiers, sont poussées par le 3ème Bataillon du 33ème sur les points :

  1. 52.09 – La reconnaissance est empêchée de déboucher à cause d’un violent tir d’artillerie ennemie.
  2. Bois Jack – La reconnaissance trouve la tranchée du Bois, bouleversée et évacuée. La reconnaissance est arrêtée sur les abris du Bois en 4810 par grenades et mousqueterie.
  3. Objectif 4610 – La reconnaissance cherche à opérer par rabattement en constituant 2 groupes.

La tranchée des Bois, trouvée en bon état dans ce secteur mais inoccupée, est suivie par un groupe marchant directement sur le Blockhaus ; L’autre groupe effectue un demi-cercle par le Nord. La lutte s’engage par grenades sur le Blockhaus occupé par l’ennemi. La reconnaissance rentre toute entière, ramenant un prisonnier du 46ème R.I.R. Elle compte 7 hommes et 1 officier blessés par grenades.

Sont tués, tous par obus:

  • Le soldat de 2ème classe Giberne Louis de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 1ère classe Desportes Edouard de la 3ème compagnie
  • Le soldat de 2ème classe Danel Edmond de la 1ère compagnie de mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Dupont Paul de la 1ère compagnie de mitrailleuses.

Blessés dont 5 par obus :

  • Le sous-lieutenant Amalric Célestin de la 11ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Lachaud Alcide de la 7ème compagnie.
  • Le caporal Martin Eugène de la 11ème compagnie.
  • Le sergent Caillet Georges de la 2ème compagnie de mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Clipet Raymond de la 11ème.
  • Le caporal Martin Eugène de la 11ème compagnie.
  • Le caporal Di Puglia Louis de la 11ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Baudry René de la 11ème.
  • Le soldat de 2ème classe Bose Aimé de la 11ème.

Le 11 octobre 1917 :

La journée démarre sous la grisaille mais s’améliore dans l’après-midi.

Les aviations et aviations continuent leurs activités respectives. L’artillerie allemande restant paradoxalement peu active dans la journée.

Les sous-lieutenants Raby et Sanier passet au 72ème R.I.T. par décision du Général commandant le 1er C.A.

Les Allemands, restés peu actifs le jour, exécutent un violent bombardement par obus toxiques dans la nuit du 11 au 12. Le tir est prolongé sur les premières lignes françaises et surtout sur le secteur de Bixschoote où se trouvent les troupes de 1ère ligne du 33ème.

Ce bombardement de nuit est suivi, à 5h30, par un violent tir de barrage sur le même secteur.

Sont blessés : par obus ou par grenades

  • Le soldat de 2ème classe Rispat François de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Querriaud Pierre de la 7ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Plodeyn Pierre de la 9ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Chrétien Emile de la 9èmecompagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Zalonilo Abel de la 9èmecompagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Hu Edmond de la 9èmecompagnie.

Sont intoxiqués : voir liste ci-dessous

Liste des intoxiqués

Liste des intoxiqués

Liste des intoxiqués

Liste des intoxiqués

Le 12 octobre 1917 :

Les conditions météo sont mauvaises ce qui n’empêche pas les tirs d’artillerie.

Le Régiment est relevé par 2 Bataillons du 321ème R.I. et des éléments du Bataillon de Fusiliers Marins.Relève qui s’effectue dans la nuit du 12 au 13.

L’E.M, le 3ème Bataillon et la C.H.R vont à Oostvleteren.

Le 2ème Bataillon, moins la 7ème compagnie et la 2ème compagnie de mitrailleuses qui restent en ligne 24 heures, vont à Elsendamme.

Le commandement du secteur est repris par le colonel commandant le 321ème R.I.

Sont tués :

  • Le caporal Mondolfi Ernest de la 11ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Paseaud René de la 11ème compagnie
  • De nombreux hommes ayant été évacués pour intoxication dont la liste est fournie ci-dessus.

Le 13 octobre 1917 :

Stationnement :

  • L’E.M, le 3ème Bataillon et la C.H.R à Oostvleteren.
  • Le 2ème Bataillon, moins la 7ème compagnie et la 2ème compagnie de mitrailleuses qui restent en ligne, à Elsendamme.
  • 1er Bataillon au sous-secteur de Poësèle.

La 7ème compagnie et la 2ème compagnie de mitrailleuses sont relevés par le 73ème R.I et vont à Elsendamme.

Sont tués par obus :

Ces soldats faisant partie du Bataillon de travailleurs de la voie 0,60 :

  • Le soldat de 2ème classe Dolange Jean de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Massalve Jean de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Questroy Arthur de la 1ère compagnie.

Le 14 octobre 1917 :

Le beau temps se rétablit pour plusieurs jours.

Le 2ème Bataillon va à Oostvleteren.

Le 3ème Bataillon va à Elsendamme.

Le capitaine Gaillot et les lieutenants Mac Corkell de Puybaudet, Pichon sont nommés à T.D par décision du 14 octobre 1917.

Le 15 octobre 1917 :

Le 2ème Bataillon va travailler à la construction de la voie de 0,60 près de Steenstraat.

Le 16 octobre 1917 :

Le Général Giralt, qui commandait l’Infanterie de la 51ème D.I remplace le Général Boulangé désigné pour le cours supérieur d’Infanterie.

Le lieutenant-colonel Truffert, Chef de Corps du 73ème R.I, prenant les fonctions du Général Giralt.

Le 2ème Bataillon cesse de travailler à la construction de la voie de 0,60 mais fournit des travailleurs au Parc du Génie à Oostvleteren.

Le 19 octobre 1917 :

Le 3ème Bataillon relève le 1er. Celui-ci va à Elsendamme.

Le 20 octobre 1917 :

le lieutenant Montaufier est versé au dépôt du Corps.

Le 23 octobre 1917 :

Le Lieutenant-Colonel Partiot quitte le Commandement du Régiment et passe Chef d’Etat-Major à la place de Calais (note du 16 octobre 1917).

Le commandant Ducamp prend provisoirement le commandement du Régiment*.

Les sous-lieutenants Laloux et Bourgeois passent au C.I.D comme instructeurs par décision du Général commandant la 51ème D.I.

Les sous-lieutenants Desquand et Berland passent aux Bataillons actifs.

Le capitaine Dolon est versé au Dépôt du Corps.

* Le 33ème R.I aura comme nouveau commandant, courant janvier, le Lieutenant-Colonel Wendling.

Le 24 octobre 1917 :

Le temps passable, vire à la tempête le soir.

Les 1er et 2ème Bataillons sont mis la disposition du Général Commandant la 1ère D.I pour l’attaque.

Le 1er Bataillon Dupré monte en 1ère ligne pour remplacer 1 Bataillon du 201ème R.I dans le secteur de la Maison Jean Bart. La relève est très pénible.

Le 2ème Bataillon étant en réserve et va cantonner en 2ème ligne.

Le soldat de 2ème classe Marcel Adam de la 11ème compagnie est blessé.

Le 25 octobre 1917 :

Le temps est passable.

Notre artillerie lourde se livre à de violents bombardements en prévision de l’attaque.

Des patrouilles de reconnaissance en prévision de la prochaine attaque sont organisées par le 73ème R.I vers le Four à Chaux et la Ferme des 2 lucarnes.

Le lieutenant Dasal passe au 72ème R.I.T. par décision du Général commandant le 1er Corps d’Armée.

Le 26 octobre 1917 : cartes 21 et 22

Le temps est médiocre mais l’attaque prévue à 6 heures est maintenue.

Elle semble être couronnée de succès. Les troupes d’attaques assurent la liaison avec les Fusiliers Marins entre le Four à Chaux et la Ferme des 2 Lucarnes.

L’attaque est soutenue par 4 compagnies de mitrailleuses dont l’une du 33ème. Elles se mettent en position dans la presqu’ile de Poësèle et à Drie Grachten exécutent pendant l’attaque des tirs d’interdiction et de harcèlement. carte 18

Les Allemands réactivent assez violemment sur Poësèle.

A l’arrière, le lieutenant Virel commandant la 2ème compagnie, prend le commandement de la 3ème compagnie de mitrailleuses.

Le lieutenant Vallon appartenant à la 2ème compagnie, en prend le commandement.

Le lieutenant de Penauros de la 7ème compagnie, prend le commandement de la 5ème compagnie.

4 tués et 24 blessés durant cet assaut.

Sont tués :

  • Le caporal Dartigues Louis de la 2ème compagnie.
  • Le caporal Maud Anatole de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Possey Fernand de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Paradis Alcide de la 3ème compagnie.

Sont blessés :

  • Le soldat de 2ème classe Duvivier Fernand de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 1ère classe Briaud Léon de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Marché Louis de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Besse Pierre de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Boulet Jean de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Plon Théodore brancardier de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Ouvrard Alexandre de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Duvivier Georges de la 3ème compagnie.
  • Le caporal Souplet Ludovic de la 2ème compagnie.
  • le caporal Perrier Georges de la 2ème compagnie.
  • Le caporal Vilbert René de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Croiselle Maurice de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Escadeillas Jean de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Occre Victor de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Bichon Adrien de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème Le sergent Cambon Jean de la 3ème compagnie.
  • Le sergent Ouvrard Alexandre de la 3ème compagnie.
  • Le sergent Boudon Jean-Baptiste de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Roy Jean de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Volland Alfred de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Boireau René de la 3ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Bore René de la 3ème compagnie (intoxiqué).
  • Le soldat de 2ème classe Hal Marcel de la 1ère compagnie de mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Thelliez Jules de la 1ère compagnie de mitrailleuses.
Bixschoote et Poësèle

Carte 18 : Bixschoote et Poësèle

Carte 19

Carte 19

Le 27 octobre 1917 : cartes 21 et 22

A 05h15, la 133ème D.I poursuit son attaque et atteint ses objectifs à 17h15 soit :

La chaussée de Die Grachten, le carrefour de Luighem et la tranchée de la Potence.

Le 33ème participe avec sa compagnie de mitrailleuses.

Le 33ème, tenant en 1ère ligne, le sous-secteur de Korteker. Il subit la perte de 2 tués et 10 blessés par balles ou éclats d’obus et 1 intoxiqué.

Sont tués :

  • Le soldat de 2ème classe Louis Bathias de la 2ème compagnie.
  • Le sergent Robert Fleury de la 2ème compagnie.

10 blessés :

  • Le soldat de 2ème classe Huchette Léon de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Marty Jacques de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Lesage Louis de la 2èmecompagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Peyrot Henri de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Surquin Jean de la 2ème compagnie.
  • Le Caporal Amaus Edmond de la 2èmecompagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Dalbos Dominique de la 2èmecompagnie.
  • Le sergent Santoul Jacques de la 3èmecompagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Blanchart Elie de la 1èrecompagnie de mitrailleuses.
  • Le soldat de 2ème classe Bordas Jean de la 1èrecompagnie de mitrailleuses.
Attaques de la 1ère D.I des 22, 26 et 27 octobre 1917

Carte 21 : Attaques de la 1ère D.I des 22, 26 et 27 octobre 1917.

Attaques de la 1ère D.I du 27 octobre 1917

Carte 22 : Attaques de la 1ère D.I du 27 octobre 1917.

Les opérations dans le secteur pour le 33ème R.I sont terminées*.

« L’entrée dans le secteur en ce mois d’octobre a été marquée par un temps pluvieux.et froid ; Le séjour en 1ère ligne a été des plus pénibles. Les chemins pour arriver en 1ère ligne sont défoncés.

La 1ère ligne est formée de quelques tranchées inondées reliant des trous d’obus ;

La 2ème ligne est constituée d’anciens abris allemands en mauvais état.

Le secteur n’est qu’une mer de boue. Les pluies persistantes y rendent tout repos impossible !

Tout ce qu’il fallait emmener pour l’attaque est monté à dos d’hommes par les futurs combattants et sous le marmitage de l’ennemi ; Les pertes chaque jour sont sensibles.

Mais le moral est bon, les objectifs sont atteints… aux jours et heures fixés.

Le dernier jour d’attaque ce sont des paquets de boue qui sortent de leur trou… On les voit, fusils en bandoulière, s’appuyer sur des bâtons. »

*Extrait du J.M.O de la 1ère D.I.

Dans la soirée, l’ordre de la relève des troupes sur le front par la 162ème D.I parvient à l’Etat-Major des unités présentes dans le secteur.

Il est prévu que la relève se fera sur 3 jours.

Le 1er Bataillon quittera la 1ère D.I auprès de laquelle il était rattaché deux jours plus tard.

Le 28 octobre 1917 :

L’E.M, la C.H.R et le 2ème Bataillon s’embarquent avec une partie des équipages en chemin de fer à 8h45.

La gare de départ étant Kruisdorn, la gare d’arrivée, Calais.

Arrivés à 14heures, ils vont bivouaquer à Guines.

Le reste des équipages, non embarqués, font mouvement par voie de terre en 3 étapes.

Le capitaine Desaint est versé au dépôt du corps.

Le 1er Bataillon reste en poste en 1ère ligne et subit les violents bombardements allemands.

Le soldat de 2ème classe Joseph Demeester de la 3ème compagnie est tué par obus.

Sont blessés par éclats d’obus :

  • Le soldat de 2ème classe Albevart Pierre de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Le Duff Yves de la 1ère compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Cartier Camille de la 2ème compagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Moutron Georges de la 2èmecompagnie.
  • Le soldat de 2ème classe Limoges Eugène de la 3èmecompagnie (Intoxiqué).

Le 29 octobre 1917 :

Le soldat de 2ème classe Liset Emile de la 3ème compagnie est blessé.

Le 30 octobre 1917 :

Le 1er Bataillon est relevé à son tour. Il quitte le secteur de Koorteker, dans la nuit du 29 au 30.

Il embarque par train à la gare de Kuisdorn, pour débarquer à Marck et aller cantonner à Ardres.

 

La campagne des Flandres s’achève ce 30 octobre pour le 33ème R.I.

 

*

Le retour vers l’arrière

30 octobre 1917 – 31 décembre 1917

Le 31 octobre 1917 :

Le 3ème Bataillon, employé à la voie de 0,60, est relevé dans la nuit du 30 au 31.

Il embarque par train à la gare de Kuisdorn ou Wayenburg, pour débarquer à Pont d’Ardres et aller cantonner à Balinghem.

01 novembre 1917 :

Du 01 au 30 novembre, le régiment sera mis au repos et à l’instruction. Le taux de permission est porté à 30 pourcent.

Stationnement du Régiment,

  • 1er Bataillon à Ardres.
  • 3ème Bataillon à Balinghem.
  • E.M, C.H.R, et 2ème Bataillon à Guines.

Le capitaine Demiautte est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.

02 novembre 1917 :

Par décision ministérielle du 25 octobre, le sous-lieutenant Tricaud du 63ème R.I. passe au 33ème R.I.

Jusqu’au 04 décembre 1917, le Régiment reste dans son cantonnement à l’arrière.

Seuls quelques éléments de réorganisation sont évoqués dans le J.M.O.du Régiment.

Le 07 novembre 1917 :

Les aspirants Beth et Croy sont nommés sous-lieutenants à T.T

Le 09 novembre 1917 :

Le sous-lieutenant Duprat rentre de convalescence et est affecté à la 11ème compagnie.

Le 10 novembre 1917 :

Le sous-lieutenant Tanchon, volontaire pour l’Armée d’Orient est affecté au 84ème R.T.

Le sous-lieutenant Amalric est évacué de la clinique Perdu à Amiens est versé à l’intérieur et rayé des contrôles.

Le 11 novembre 1917 :

Le sous-lieutenant Desquand de la 11ème compagnie est muté à la 9ème.

Le sous-lieutenant Bourré passe de la 10ème à la 11ème compagnie.

Le 13 novembre 1917 :

Le capitaine Chenu, revenu de convalescence est nommé au commandement de la 12ème compagnie.

Le 15 novembre 1917 :

Le sous-lieutenant Bétencourt prend le commandement de la 9ème compagnie.

Le 16 novembre 1917 :

Le sous-lieutenant Portanier de la Rochette est versé au Dépôt du Corps.

Le sous-lieutenant est nommé sous-lieutenant à Titre Définitif.

Le 17 novembre 1917 :

Le lieutenant Cornu est évacué sur l’hôpital de Calais.

Le 18 novembre 1917 :

Les sous-lieutenants Sorrel et Bourgeois sont nommés lieutenants à Titre Provisoire.

Le 01 décembre 1917 :

Les différents cours cessent en prévision des mouvements qui auront lieu début décembre.

Le sous-lieutenant Jonnaux venant du 233ème R.I passe au 33ème R.I.et est affecté à la 9ème compagnie.

Le sous-lieutenant Brocard, venant du 1er R.I, passe au 33ème R.I et passe à la 2ème compagnie.

Le Chef de Bataillon Bouchou  du 293ème R.I est affecté provisoirement au 33ème R.I. pour prendre le commandement du 3ème Bataillon.

Le 02 décembre 1917 :

Les Régiments de la 51ème D.I dont le 33ème, envoient l’E.M. et 2 Bataillons participent à une revue passée sur le terrain d’aviation de Saint-Pol, près de Dunkerque, par le Roi et la Reine des Belges.

Les troupes sont emmenées par camions dès 5h45, seul un Bataillon du 73ème arrive en retard à cause d’encombrements sur la route.

Les sous-lieutenants Kriner et Laloux prennent rang comme lieutenants à titre définitif en date du

25 novembre, par décision ministérielle.

Le 03 décembre 1917 :

Le sous-lieutenant Tricaud est nommé lieutenant à titre définitif en date du 29 novembre, par décision ministérielle.

Le 04 décembre 1917 :

Comme suite à l’ordre d’opérations n°108 de la 1ère Armée, la D.I va faire mouvement à partir du 05 en 2 groupements.

Le Régiment va faire partie du 1er mouvement par voie de terre et se rendra à Renescure. Il se fera sous le commandement du Général Giralt.

Jusque fin décembre, le Régiment va beaucoup voyager, comme nous allons le voir ci-dessous.

Le 05 décembre 1917 :

Le Régiment, sans les voitures, s’embarque à 9h10 à la gare de Calais et débarque à Lillers à 12h20. Les T.C et T.R rejoignent par voie de terre.

Les cantonnements sont les suivants :

  • E.M et C.H.R à Lillers.
  • 1er et 2ème Bataillons à Burbure.
  • 3ème Bataillon à Busnes.

Le 06 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, ceci par une température basse et gagne :

  • E.M et C.H.R à La Comté.
  • 1er Bataillon à La Comté.
  • 2ème Bataillons à Bajus.
  • 3ème Bataillon à Magnicourt.

Le sous-lieutenant Méténier du 201ème R.I passe au 33ème et est affecté à la 5ème compagnie.

Le 07 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R à Monchaux.
  • 1er Bataillon à La Monts-en-Ternois.
  • 2ème Bataillons à Mouchaux.
  • 3ème Bataillon à Ternas.

Le 08 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R à Bouquemaison.
  • 1er Bataillon à Bouquemaison.
  • 2ème Bataillons à Le Souich.
  • 3ème Bataillon à Frévilliers.

Le sous-lieutenant lliot du 201ème R.I passe au 33ème et est affecté à la 10ème compagnie.

Ils restent le 09 à ces emplacements.

Le 10 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne la zône de Beauval par la route de Dunkerque à Paris, par Doullens.

Le temps est couvert et frais.

Le 11 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R à Villers-Bocage.
  • 1er Bataillon à Naours.
  • 2ème Bataillons à Villers-Bocage.
  • 3ème Bataillon à Villers-Bocage.

Le 12 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne Camon.

Le 13 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R à Flers-sur-Noye.
  • 1er Bataillon à Flers-sur-Noye.
  • 2ème Bataillons à Oresmaux.
  • 3ème Bataillon à Essertaux et Le Bosquet.

Il y séjourne le 14.

Le 15 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R à Breteuil.
  • 1er Bataillon à Vendeuil, Caply.
  • 2ème Bataillons à Breteuil.
  • 3ème Bataillon à Breteuil.

Le 16 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R à Saint-Just en Chaussée.
  • 1er Bataillon à Saint-Just.
  • 2ème Bataillon à Catillon.
  • 3ème Bataillon Saint-Just.

Le 17 décembre 1917 :

Alors qu’il se met à neiger, le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R à Maimbreville.
  • 1er Bataillon à Remecourt  et Fouilleuse.
  • 2ème Bataillon à Cernoy.
  • 3ème Bataillon à Maimbeville.

Il y séjourne le 18.

Le 19 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R et ½ du 3ème Bataillon à Sacy le Grand.
  • ½ du 3ème Bataillon à Monceaux
  • 1er et 2ème Bataillons à Cuiqueux.

Le mouvement a été particulièrement pénible à cause de l’état des routes. Le ravitaillement a été particulièrement difficile.

Le 20 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R à Chamant.
  • 1er Bataillon à Chamant.
  • 2ème Bataillons à Barberie et Ognon.
  • 3ème Bataillon à Chamant.

La température reste bonne mais les routes sont particulièrement en mauvais état.

Le capitaine Dolon est versé au Dépôt du Corps à la date du 23 octobre.

Le sous-lieutenant Deverchère est mis à la disposition du Service aéronautique (Ecole de Châlons).

Le 21 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, par un froid assez vif, gagne :

  • E.M et C.H.R à Versigny.
  • 1er Bataillon à Montagny-Sainte-Félicité.
  • 2ème Bataillons à Versigny.
  • 3ème Bataillon à Lilly-le-Long.
  • 7ème compagnie à Ognes.

Le sous-lieutenant Bec est mis à la disposition du ministre du ravitaillement.

Il séjourne en ces lieux le 22.

Le 23 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, sous grand froid, par voie de terre, et gagne :

  • E.M et C.H.R Saint-Souplets.
  • 1er Bataillon à Neufmoutiers- les-Meaux.
  • ½ du 2ème Bataillons à Peuchard.
  • ½ du 3ème Bataillon à Le Plessis l’Evêque.
  • Les autres ½ Bataillons à Peuchard.

Le 24 décembre 1917 :

Le Régiment fait mouvement, par voie de terre, et gagne la zone de stationnement définitif:

  • E.M et C.H.R à Esbly.
  • 1er Bataillon à Moutry.
  • 2ème Bataillons à Condé-Sainte-Libraire.
  • 3ème Bataillon à Esbly.

Le trajet a été pénible à cause de l’état des routes et du froid vif.

Le 27 décembre 1917 :

Le Chef de Bataillon Bouchon passe au 332ème R.I par note du G.Q.G. du 15 décembre 1917.

Le capitaine Corbeil prend le commandement du 3ème Bataillon.

Le 21 décembre 1917 :

Les sous-lieutenants Frémaux et Mortier sont évacués pour maladie.

Et l’année 1917 s’acheva pour le 33ème R.I dans les cantonnements rejoins quelques jours auparavant.

Après 4 jours de repos du 27 au 31, les Régiments se consacreront à nouveau à l’Instruction.

Article prochain :

JUVINCOURT (Janvier – Mai 1918).

1 Comment

  1. Bonjour,
    Mon grand père PARADIS Raoul, a été incorporé au 33e RI le 18 avril 1917 et soldat 2e classe aux armées le 21 octobre 1917, fait prisonnier à Corcy le 12 juin 1918 et interné en Allemagne à Dulmën, il est rentré en France le 22 décembre 1918.
    Votre article sur Juvincourt paraitra quand ?

    Cordialement

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