Pages Menu
Categories Menu

Posted by on 29 Mai 2018 | 0 comments

Le chemin des Dames : du 15 avril au 1er juillet 1917

Chemin des Dames

Chemin des Dames : front du 16 avril au 9 mai 1917

Carte 1 : Chemin des Dames : front du 16 avril au 9 mai 1917.

Les idées du Général Nivelle sur la prochaine offensive

Chef d’Etat-Major de l’Armée française depuis 1911, le Général Joseph Joffre, partisan de l’offensive toute, perd de son crédit en fin 1916.

Les différents échecs en Champagne, en Artois, dans la Somme et à Verdun amènent le pouvoir politique à chercher son remplacement.

Le choix se porte sur le Général Nivelle qui est celui qui séduit le plus en cette fin 1916. Il fait figure de Général audacieux et victorieux.

En effet, au cours de la conquête de Douaumont, le 24 octobre1916, il met en avant la stratégie utilisée qui, pour lui, est celle qui permettra de vaincre.

« Une attaque foudroyante qui fait suite à l’appui d’une artillerie très nombreuse est cette stratégie innovante. »

Il est ainsi nommé Commandant des Armées françaises du Nord et de l’Est le 12 décembre 1916. Il ne prend ses fonctions que le 17, retenu sur le front de Verdun.

Le 15 décembre, il expérimente pour une deuxième fois sa stratégie en dirigeant une opération, vigoureusement menée par son armée, la IIe, qui lui assure, au bout de quelques heures de lutte, la possession de Vacherauville, de la côte du Poivre, de Louvemont, d’Haudromont, des Chambrettes ainsi que la prise de plus de 11 000 prisonniers et de 280 canons.

« Au cours de cette attaque foudroyante, le général Nivelle a expérimenté, avec succès et pour la deuxième fois , de nouvelles méthodes de combat : les positions successives de l’ennemi ont pu être enlevées, d’un seul bond, grâce à l’appui d’une artillerie très nombreuse, dont la maîtrise a permis de couronner rapidement l’ensemble des emplacements des batteries ennemies, désorganisées ou détruites, puis de les dépasser. »

*

Robert Nivelle, né d’un père militaire et d’une mère anglaise fait qu’il est le seul général français à être parfaitement bilingue ce qui lui amène le soutien des Anglais dans sa nomination.

Cette nomination l’est plus par défaut. A la différence de son prédécesseur, Nivelle ne trouve une adhésion totale ni parmi les politiques ni parmi les militaires à qui il doit rendre des comptes et se voit imposer de nombreuses modifications dans la campagne à venir.

Il lui reviendra de mener la campagne de printemps 1917 qui doit enfin voir les Armées alliées percer les lignes allemandes. Il compte sur sa « stratégie » et l’effet de surprise.

Or, son enthousiasme initial va se révéler particulièrement inadapté 4 mois plus tard. Tout d’abord, tout réside dans l’activité de l’artillerie qui doit ouvrir des brèches dans le réseau défensif allemand. Ce qui se révèle trop optimiste. L’organisation défensive allemande en plusieurs réseaux semble pouvoir résister à la puissance de l’artillerie française de 1917.

Ensuite, l’effet de surprise n’est plus un secret depuis belle lurette. Depuis fin décembre, le plan des attaques de printemps est un secret bien mal gardé. Les Allemands n’ont qu’à écouter Nivelle qui explique un peu partout ce qu’il compte faire. Le Général Hindenburg redistribue ses troupes sur le front pour parer l’attaque dont le secteur est bien délimité.

Enfin, l’entrée en guerre des États-Unis est acquise depuis le vote au Sénat américain du 2 avril et Nivelle préfèrerait mener et réussir l’offensive sans les Américains, pour ne pas les voir revendiquer une partie de la victoire.

Remis plusieurs fois à cause du mauvais temps et surtout pour permettre une action conjuguée avec les Britanniques qui attaqueront en Artois, là où le terrain semble le plus propice à briser le front Nord allemand.

Mais le jour J du 16 avril a été révélé plusieurs jours à l’avance.

Le choix du Chemin des Dames va se révéler catastrophique.

Depuis l’automne 1914, les Allemands sont sur le plateau et les Français dans la vallée. Le dénivelé du terrain joue en défaveur à la fois de l’artillerie et des fantassins qui chargés comme des mules devront attaquer sur un terrain en pente trop raide.

Pourquoi avoir choisi ce secteur ?

  • Car c’est un endroit où Joffre n’a pas connu d’enlisement
  • Les Français ont pour objectif de percer le front allemand là où les allemands seront le plus surpris
  • Surtout, le 07 Mars 1814, c’est un secteur où Napoléon a obtenu une victoire, la dernière d’ailleurs !

« Les troupes françaises, et notamment les jeunes conscrits de la jeune garde surnommés « Marie-Louise », sont lancés à l’assaut du plateau et de la ferme d’Hurtebise tandis que l’Empereur conduit la bataille depuis un tertre à côté du moulin de Vauclerc. Au prix d’efforts coûteux, Napoléon Ier est cependant parvenu à faire reculer les troupes de Vorontzov jusque Cerny puis l’Ange Gardien dans la journée, mais ses pertes l’empêcheront de disposer d’assez d’hommes deux jours plus tard, quand il tentera d’affronter Blücher sous la montagne de Laon. La bataille de Craonne est la dernière victoire de Napoléon Ier et occupe une place dans la mémoire napoléonienne. »

L’assaut, initialement prévu au tout début avril, est reporté deux fois en raison des mauvaises conditions météorologiques.

Après un hiver 1916-1917 particulièrement froid, comme on l’a vu l’article précédent, les conditions climatiques de début de printemps ne sont pas réjouissantes.

Avril 1917 est le plus froid depuis 1837.

Il neige fréquemment et parfois abondamment sur la moitié nord entre le 1er et le 4 avril. En Artois comme au Chemin des Dames, c’est sous le froid et dans un terrain boueux que se d’éclanche l’attaque de printemps.

Les Anglais soulignent qu’il est risqué de lancer l’offensive même si ils en soutiennent le principe. Mais à Paris, on s’impatiente, Georges Nivelle est impatient, les politiques aussi ! On se croirait revenu à l’été 1914 !

La date du 16 avril est finalement arrêtée. Enfin…

Le 16 avril 1917, plus de 700 000 Français partent, sous une pluie glacée, à l’assaut du « Chemin des Dames ».

Il fait 2°C. avec un peu de brouillard à l’entame de l’attaque. Il fera 6°C. à 15 heures !

*

Le 33 ème R.I au moment du début de l’attaque est en réserve. Le Régiment sera lancé dan la bataille après l’engagement initial de la 162 ème Division d’Infanterie pour amplifier la victoire initiale. Nous verrons son action un peu plus loin.

*

La 162 ème Division d’Infanterie au début des opérations

Composition de la 162 ème D.I.

Elle est commandée par le Général Rauscher.

Des bombardements dans la tempête

Les bombardements intensifs débutent le 12 avril, dans les conditions météos exécrables : pluie, neige, ciel totalement couvert et vent soufflant en tempête.

Avions et ballons d’observation ne peuvent assurer correctement leur mission de guidage des tirs. Les batteries allemandes qui ont été, pour la plupart, enterrées ou cachées dans les nombreuses grottes du plateau, sont loin d’être toutes détruites.

Depuis le 10 avril 1917, les Régiments de la 162 ème D.I envoient des patrouilles pour reconnaître le terrain où l’attaque aura lieu. Ils doivent rendre compte de l’existence de brèches.

  • 127 ème tranchée des Friches. Carte 2
  • 327 ème tranchée Von Luttwitz. Carte 2
  • 43 ème les points 2307 et 2407. (dont le blockhaus de Vauclerc)
Reconnaissances des 117 ème et 327 ème R.I avant le jour J

Carte 2 : Reconnaissances des 117 ème et 327 ème R.I avant le jour J.

Zone d’intervention du 43 ème R.I le jour J autour du Blockhaus de Vauclerc

Carte 3 : Zone d’intervention du 43 ème R.I le jour J autour du Blockhaus de Vauclerc.

Le 327 ème y aura 11 tués, 14 disparus et 44 blessés lors de cette mission. Jusqu’au 15, les reconnaissances sont envoyées chaque nuit.
Les rapports confirment les observations restituées de photographies aériennes qui ne donnent pas l’impression d’une démolition complète.

15 avril 1917 :

Une note personnelle confirme que l’attaque est fixée au lendemain à 6 heures. Dans le pli qui arrive confirmant l’Heure H de l’assaut fixé à 6 heures. Il y est ajouté ce petit mot :

« L’heure est venue, confiance, courage et Vive la France ! » Signé Général R. Nivelle.

L’objectif est la conquête du Plateau de Vauclerc dès le 16 au soir.

16 avril 1917 :

Dès 4h30, l’artilerie pilonne les positions ennemies. Chaque Bataillon de 1 ère ligne de la 162 ème D.I débouche dans la position allemande.

Le 43 ème avait organisé des patrouilles la veille vers le Blockhaus de Vauclerc et n’avait pas été menacé. L’objectif est la conquête de l’ensemble du plateau de Vauclerc. L’E .M quitte le P.C du Niger pour le P.C de Belfort en 1 ère ligne. (Voir carte 8)

A 6 heures, le 2 ème Bataillon s’élance vers le Blockhaus et est arrêté au bout de 15 minutes par les mitrailleuses allemandes installées dans des tunnels au Bois B1 (voir carte 6). La bataille échoue dès sa mise en action. Les combats de la journée des autres bataillons sur les tranchées du Balcon et de la Sapinière n’est qu’une tuerie de part et d’autre. Les unités du Régiment sont dispersées entre les tranchées du Saillant et de Petitjean pour le 43ème. La liaison se fait avec les 201 ème et 327 ème qui sont installés dans la tranchée du Balcon.

 

Actions sur le secteur des Tranchées du Balcon et des Sapinières

Cartes 4 : Actions sur le secteur des Tranchées du Balcon et des Sapinières.

 

Actions sur le secteur des Tranchées du Balcon et des Sapinières

Cartes 5 : Actions sur le secteur des Tranchées du Balcon et des Sapinières.

Le 127 ème progresse rapidement jusque dans la tranchée des Friches et la tranchée Von Schmettau mais les troupes sont stoppées par les mitrailleuses allemandes non détruites du bois B1 qui valent au 127 de nombreuses pertes (75 tués, 45 disparus et 301 blessés).

Les soldats sont terrés dans les trous d’obus.

Le 327 ème , lui, est stoppé dès le début de son mouvement par les mitrailleuses ennemies. Il attend les ordres !

A 13 heures, après plusieurs tentatives sur le Bois B1, qui constitue la résistance principale ennemie, le commandement donne l’ordre de reprendre la préparation pour une attaque prévue à 15 heures qui sera retardée d’heure en heure jusque 18 heures.

A 16h15, le Général commandant l’I.D prescrit que la résistance en B1 doit être réduite à tout prix. Le Bataillon de 1 ère ligne étant trop éprouvé, engagera une partie de ses effectifs dès les renforts arrivés. On en vient à craindre une contre-attaque ennemie sur le plateau de Vauclerc où la désorganisation est visible de tous.

A 16h50, l’attaque prévue sur B1 est repoussée à 18 heures, tout en annulant le « à tout prix » par une attaque menée « avec la plus grande énergie possible ».

A 18h20,toutes les tentatives pour s’emparer du Bois B1 se sont avérées infructueuses. L’artillerie ne pouvant atteindre le bois B1 ce qui annule toute chance d’y parvenir.

On note aussi que les Allemands ont amenés des renforts par le boyau Nagold.

A 19 heures, les Allemands attaquent à leur tour mais « ce coup de main » sera définitivement repoussée par des tirs de mitrailleuses et de jets de grenades.

Et les positions se figent avec l’arrivée de la pénombre.

Le général commandant la division prescrit de s’organiser pour s’accrocher sur les positions conquises avant l’arrivée de la nuit.

Les ordres donnés au 327 ème sont de procéder au « réencadrement » du Régiment et de s’organiser sur le terrain conquis pour y passer la nuit. Il y aurait lieu, pour s’établir en profondeur, de se retirer discrètement un peu en arrière. Une véritable confusion s’installe dans le camp français avec l’arrivée des renforts qui viennent de l’arrière.

Le 16 au soir, la stratégie « imaginée » par le Général Nivelle a d’ores et déjà échouée.

Ces régiments font néanmoins prisonniers environ 350 soldats allemands de la 5 ème division de la garde allemande.

17 avril 1917 :

Briser la résistance du Bois B1 devient une priorité.

La veille, à 21 heures, l’E.M de la division indique que la résistance du Bois B1 sera brisée par une violente préparation d’artillerie. Puis ensuite interviendront les régiments de la division. En fin de journée, tous les assauts sont repoussés.

En fin de journée, un compte rendu d’échec est dressé :

  • Les tirs de barrage sont inefficaces.
  • Le terrain est trop boueux.
  • Les troupes sont fatiguées et le moral n’est pas bon.

Et l’on n’avait pas prévu que les Allemands disposaient de ces nouvelles mitrailleuses (La Maxim 08/15 ou MG 08/15) qui, à elles seules, avaient fauché nos troupes dès leur entrée en action.

Dès le 18 ils se replient dans la tranchée de l’abri et ils seront relevés en quelques jours par le 273 ème et le 123 ème R.I.

Normalement, le 33 ème R.I devait être engagé pour confirmer et amplifier le succès initial et la progression des régiments de la 162 ème D.I. !

Bois B1 et tunnels allemands qui empêchent la progression française

Carte 6 : Bois B1 et tunnels allemands qui empêchent la progression française.

Carte du déplacement du 33 ème R.I de Beaurieux à Craonnelle le 16 avril 1917

Carte 7 : Carte du déplacement du 33 ème R.I de Beaurieux à Craonnelle le 16 avril 1917.

Le rôle du 33 ème R.I

Pour la 51 ème D.I, les instructions du 08 avril 1917 ont établi les mouvements et zones de ralliement pour les troupes qui participeront à la grande offensive du 16 avril 1917. Les mouvements pour traverser l’Aisne ont été fixés à ce jour du 15.

A la tombée de la nuit du 15 au 16, le Régiment qui bivouaque aux environs de Meurival, se porte par une piste à proximité du poste de secours de la région à 400 mètres au S .O du Château de Blanc-Sablon et y bivouaque.

Le déplacement est difficile à cause de l’état de la route mais surtout à cause de la pluie incessante qui accompagne le déplacement. L’E.M de la 51 ème D.I se transporte à Beaurieux.

Dans la nuit du 15 au 16, les 33 ème et 73 ème franchissent l’Aisne en deux colonnes et se portent à leur premier point de rassemblement au nord du Plateau Triangulaire. Ce déplacement est convenu « en vue d’appuyer pendant l’attaque, l’action de la 162 ème D.I ou d’exploiter le succès de celle-ci ».

Le 33 ème R.I suivi par une compagnie du Génie de la Division, effectue son mouvement par la Rouelle, passerelle 18 ter, la Croix Blanche, lisière est de Beaurieux.

Le 73 ème, suivi par une autre compagnie du Génie passe par la piste Glennes, Moulin de Glennes, pont 19ter, piste passant l’Ouest de Beaurieux et de la route de Beaurieux –Moulin Rouge. Dans la nuit du 15 au 16, les E.M de la D.I et de l’I.D (Infanterie Divisionnaire) se transportent au P.C de combat de l’I.D de la 162 ème D.I. au Centre Nord du Carrefour qui est le Point de Rassemblement 1.

Les Régiments vont s’engager non pour poursuivre l’action engagée par la 162 ème D.I en exploitant le succès obtenu mais en improvisant une tactique de substitution qui sera une véritable hécatombe parmi les soldats engagés.

16 avril 1917 :

L’attaque générale se déclenche à 6 heures. Devant le front de la 162 ème D.I, les 2 Régiments des ailes, 127ème à gauche et 43 ème à droite, progressent mais le Régiment du centre, 327 ème, est arrêté devant la 2 ème tranchée.

Rapidement, les 3 Régiments de la 162 ème D.I sont arrêtés devant la résistance allemande. Et le 33 ème arrive sur les arrières de ces Régiments, le 73 ème est laissé en réserve.

Le Lieutenant-Colonel Partiot qui commande le 33 ème reçoit, comme tous, l’indication que l’heure H est fixée à 6 heures et la communique aux Chefs de Bataillon.

Le tir de notre artillerie se fait très intense à partir de 4h30.

Les Allemands ripostent et envoient des obus sur l’ensemble des positions françaises. Ces tirs blessent les sous-lieutenants Salmon et Morel.

Puis vers 6 heures, au moment de l’attaque, leurs tirs sur les batteries cessent complètement. A 7h40, le Colonel, conformément au plan d’emploi de la D.I du 12 avril complétées par les instructions du Colonel commandant l’I.D, engage le Régiment sur la piste pour gagner le second point de rassemblement à la sortie Nord du bois.

Le Commandant d’un groupe du 42 ème d’artillerie apprend alors au Colonel que le plateau de Craonne n’est pas encore enlevé et qu’une de ses batteries a été empêchée par des tirs de mitrailleuses de se mettre en position.

Vers 8h30, il paraît certain que l’attaque ne peut se développer selon le plan arrêté et les 2 régiments reçoivent l’ordre, expédié à 8h45, de ne pas dépasser sans nouvelles instructions, le 2 ème lieu de rassemblement (situé au Centre Nord du Carrefour). Carte 8

Le Colonel rend compte de la situation à l’l.D et signale d’avoir bien reçu l’ordre de gagner le second point de rassemblement mais de ne pas le dépasser.

A 10h10, message du 1 er C.A prescrivant de suspendre la progression jusqu’à enlèvement de la 1 ère position par la 162 ème D.I.

Les pentes sud du plateau étaient couvertes de troupes du 43 ème et du 273 ème R.I qui ne peuventdéboucher. Le Colonel décide de n’y envoyer que le 2 ème Bataillon Corbeil qui se masse dans l’ancienne ligne française et dans les boyaux qui y conduisent.

Le 3 ème Bataillon Charrière gagne la contre pente au sud du boyau Niger. Carte 8

Le 1 er Bataillon Vermeesch s’installe, en réserve, au camp de la Source. Carte 8

Ces dispositions sont approuvées par le Commandement à 11 heures.

A 16h15, le Colonel reçoit l’ordre de se mettre avec 2 de ses bataillons à la disposition du Général Commandant la 1 ère D.I ; Il se rend aussitôt au P .C de la 1 ère D.I à la Tuilerie. Carte 8

Boyau Niger – Camp de la Source – PC de la Tuilerie – Centre de Carrefour Nord, Sud, Ouest

Carte 8 : Boyau Niger – Camp de la Source – PC de la Tuilerie – Centre de Carrefour Nord, Sud, Ouest

On lui confirme l’ordre, à 16h45, de mettre à disposition deux de ses 2 ème et 3 ème Bataillons. Le Bataillon de tête, Corbeil, s’établira sur le Pont Moulin de Vauclère, Blockhaus de Vauclère. A 17h45, attaquera entre la tranchée du Balcon et la tranchée des Sapinières pour prendre à revers, la défense allemande de la tranchée du Balcon (carte 4).

Le Bataillon Corbeil n’a qu’une heure pour être prévenu et prendre son dispositif pour attaquer et prendre le Moulin Vauclère qui est aux Allemands.

Le 3 ème Bataillon Charrière en réserve de la 1 ère D.I s’échelonnera en profondeur dans les tranchées françaises sur la côte 124.7 et l’ouvrage de Belfort. (voir ligne de départ carte 3 et carte 4) Le Colonel regagne aussitôt la tranchée Niger, communique les ordres aux Bataillons, se rend près du Commandant du 2 ème Bataillon, fait rendre compte que le 2 ème Bataillon Corbeil ne pourra être prévenu à temps.

Situation à 17 heures :

  • 2 bataillons du 33 ème à disposition de la 1 ère D.I.
  • 1 Bataillon du 33 ème , le 1 er Vermeesch, sur les pentes N.O de Craonnelle.

L’attaque est remise à 18h30. En raison d’un violent tir de barrage allemand parmi lequel se trouvaient des obus à gaz. Le Bataillon Corbeil ne peut déboucher. Le 73 ème reste au 2 ème lieu de rassemblement situé dans les tranchées françaises au Nord-Est
d’Oulches (Carte 7).

Les opérations sont suspendues jusqu’au lendemain.

Secteur d’attaque du 3ème Bataillon Charrière

Carte 9 : Secteur d’attaque du 3ème Bataillon Charrière

 

Tranchées du Balcon et des Sapinières et P.C 124.7.

Carte 4 : Tranchées du Balcon et des Sapinières et P.C 124.7.

 

Secteur d’attaque du 3 ème Bataillon Charrière

Carte 10 : Secteur d’attaque du 3 ème Bataillon Charrière

17 avril 1917 :

Comme la veille, le temps est très mauvais . Le temps est froid, pluie et neige mêlés rendent le terrain glissant.

Jusqu’au 20 avril, les prévisions du service météorologique aux armées seront trop optimistes. Elles prévoient, certes, du froid et du mauvais temps, mais assez beau à partir du 21. Pourtant, même si le temps s’améliore lentement, les averses de pluie ou de neige ne cesseront en réalité complètement qu’à partir du 21 avril, et les températures resteront inférieures à la normale jusqu’au 29 avril.

A 5h00, le dernier Bataillon du 33 ème , le 2 ème Bataillon, est mis à la disposition du Général Commandant la 1 ère D.I.

L’ensemble du 33 ème R.I est mis en entier à disposition de la 1 ère D.I. Le 2 ème Bataillon Corbeil est mis dans la matinée à disposition du Colonel Mougin, commandant le 201 ème et en reçoit l’ordre de se porter à la tranchée du Balcon. Le mouvement s’effectue avec beaucoup de difficultés. Il y a mille mètres à parcourir dans le feu des mitrailleuses et de l’artillerie. Beaucoup d’Hommes sont tués pendant la progression.

Le sous-lieutenant Montaufier qui est en tête du Bataillon gagne avec sa section l’entrée du Boyau Stauffen à la droite du Plateau des Casemates et aussitôt attaque à la grenade la Tranchée du Balcon.

Son action, très énergiquement menée, fait reculer les Allemands et facilite le mouvement de tout le Bataillon.

Le sous-lieutenant Mantaufier nettoie la tranchée du Balcon jusqu’à proximité du saillant du Jutland, tue un grand nombre d’Allemands et fait 80 prisonniers (Carte 10).

Mais contre-attaqué violemment de trois côtés, notamment par des Allemands qui débouchent d’un trou d’aération d’un tunnel reliant la tranchée du Balcon à la tranchée des Sapinières et manquant de grenades, il est obligé de se jeter hors de la tranchée du Balcon à la tranchée des Sapinières et doit de s’accrocher au terrain à proximité.

A 18h30, renforcé par d’autres éléments de son Bataillon (le 2 ème ), il reprend aussitôt l’attaque et redevient maître de toute la tranchée du Balcon, à l’exception du Fortin du carrefour 3415. Voir carte 4 à l’Est de la Tranchée Van Esel.

La liaison est presque réalisée et effective avec le 1 er R.I. Les pertes se sont élevées. Elles ne peuvent pas encore être comptabilisées.

  • Tué : Sous-lieutenant Rhué
  • Blessé grièvement, Capitaine Leroy

A la fin de la journée, le 2 ème Bataillon Corbeil reste en place dans la Tranchée du Balcon.

Le 3 ème Bataillon Charrière relève la droite du 201 ème, à l’exception de la compagnie Fournié, la 11 ème, qui vient relever des éléments du 201 ème à l’ouest du Boyau de Stauffen.

Le 3 ème Bataillon est positionné pour procéder à l’enlèvement des organisations du Plateau de Californie.

Le 1 er Bataillon Vermeesch remplace le 3 ème Bataillon Charrière dans les ouvrages de Belfort. Le P.C du Colonel est installé dans la première ligne française au Nord de la côte 124.7.

Le 17, à 15 heures, le 201 ème avait pour mission de prendre les Sapinières mais les faibles éléments qui avaient pénétré dans la tranchée en avaient été immédiatement rejetés par une contre-attaque allemande.

Le régiment relève dans la nuit du 17 au 18, le 201 ème dans le secteur compris entre le Boyau Stauffen et le boyau 3415.

Dans la nuit du 17 au 18, le 73 ème est porté en réserve de C.A, à proximité de Moulin Rouge.

18 avril 1917 :

Le 33 ème R.I a complètement relevé le 201 ème R.I.

A 6 heures, à la suite d’un violent combat à la grenade, le fortin 3415 est enlevé par la section du Sous-lieutenant Debaudringhin appuyé par la 5 ème compagnie et la liaison se fait dans la tranchée du Balcon avec le 1 er Régiment d’Infanterie. Reception de l’ordre du 1 er C.A, n° 1408, transmis à la 1 ère D.I, remettant l’attaque projetée pour le 18 et reportée au 19 à 16 heures.

Les bombardements reprennent des 2 côtés.

19 avril 1917 :
La nuit fut assez calme.

En exécution de l’ordre 607/3 de la 1 ère D.I les 33 ème et 1 er Régiments d’Infanterie procèdent à l’attaque des tranchées des Sapinières et Hasloch et des agglomérations au Nord du village. Le 33 ème est à gauche, le 201 ème à droite. Le flanc droit du 1 er R.I étant protégé par le 233 ème. A 16 heures, l’attaque se déclanche. Le Régiment a pour objectif, la tranchée des Sapinières et la tranchée de la Plaine (Hasloch).

L’action est menée par le 3 ème Bataillon Charrière qui a élargi son front vers la gauche. La 9 ème à droite ( Lt Caille), la 11 ème à gauche (Lt Fournié) sont compagnies d’attaque, soutenues par la 10 ème compagnie (Capitaine Chenu) et le 2 ème Bataillon.

« L’assaut est magnifique et force l’admiration des officiers étrangers au Régiment. »

Tel est le commentaire que l’on peut lire sur le compte-rendu de l’attaque !

La 11 ème compagnie est accueillie à la crête par un tir violent de mitrailleuses et est arrêté au pied des réseaux non détruits.

La tranchée des Sapinières et la tranchée de la Plaine sont atteintes sans grandes difficultés par la 9 ème compagnie. Leur garnison très nombreuse n’a pas eu le temps de sortir de ses abris. Un petit nombre d’Allemands est fait prisonnier. Tout le reste est tué ou blessé dans les abris.

Le sous-lieutenant Debaudringhin à la tête de sa section attaque le fortin 3417 carte 4. Il est blessé mais continue néanmoins à diriger l’opération. Les mitrailleurs allemands se défendent avec acharnement dans leurs abris. Ils sont tués en place et leurs mitrailleuses détruites.

A 16h30, les objectifs initiaux semblent être atteints, .mais à 17h, les Allemands exécutent aussitôt un violent tir d’obus asphyxiants qui freine considérablement les hommes.

A 17h10, avant que le nettoyage de la tranchée allemande ne soit achevé, des Allemands sortent des tunnels faisant communiquer la tranchée des Sapinières avec la celle du Balcon.

Pendant que des éléments sont occupés à lutter avec eux dans les tranchées, et avant que les renforts prévus aient eu le temps d’arriver, une contre-attaque d’au moins un Bataillon précédée de grenadiers et de fusiliers très légèrement équipés et évidemment toute prête à l’avance débouche brusquement des pentes Nord du plateau.

Il se précipitent vers le Fortin 3417, refoulant les troupes françaises des tranchées qu’elles venaient de prendre sur le Plateau.

La confusion est complète !

La lutte corps à corps s’engage. La 9 ème compagnie du Lieutenant Caille, se défend avec acharnement, mais les troupes de 1 ère ligne ayant cédé le terrain à droite, elle commence à être tournée et régresse en cédant le terrain pied-à-pied.

Le Capitaine Charrière commandant le 3 ème Bataillon est frappé d’une balle à bout portant en excitant ses hommes. L’attaque allemande étant très vive et menaçant la tranchée du Balcon, le Lieutenant Satori s’élance à la tête des hommes qui l’entourent. Il abat à coup de revolver plusieurs ennemis et tombe mortellement atteint, mais l’ennemi recule et notre ligne se rétablit à environ 60 mètres au Nord de la tranchée du Balcon.

Le 3 ème Bataillon passe alors sous les ordres de l’Adjudant-Major Desaint suite aux blessures du Capitaine Charrière. Le Bataillon est fortement éprouvé et n’a même plus un Officier par compagnie.

La 11 ème compagnie du Lieutenant Fournié, très réduite, privée de presque tous les cadres (les 3 officiers tués), et très en pointe se replie par ordre sur son ancienne position.

Après 18 heures, les informations qui remontent des combats indiquent que les munitions, grenades et V.B* viennent à manquer, tout comme le ravitaillement.

Les troupes qui restent sur ce terrain boueux n’ont plus un moral de vainqueur.

Vers 20h15, l’ennemi tente une nouvelle contre-attaque sur notre position mais arrêtée par nos tirs de barrage et nos mitrailleuses ne peuvent aborder nos lignes.

*V.B. Vivien Bessières (grenade à fusil française)

20 avril 1917 :

A 9 heures, réception de la note 619/3 de la 1 ère D.I qui prescrit de s’accrocher au terrain et d’établir des communications par boyaux vers l’arrière.

Les rapports envoyés la veille par les Chefs de Corps des Régiments ayant participé aux combats pointent l’échec de l’offensive prévue.

A 18h30, une contre-attaque allemande est envoyée sur les tranchées françaises mais elle est repoussée rapidement.

Le Lieutenant-colonel de Duroy de Bruignac qui dirige le 1 er R.I et qui est un ancien Chef de Bataillon du 33 ème R.I fait état de la fatigue des troupes engagées et dont les effectifs valides deviennent de plus en plus maigres. Sur le plan tactique, il a pu constater que l’infanterie allemande a réussi à repousser nos attaques assez facilement en se servant seulement de grenades et de mitrailleuses.

L’ensemble de ces réflexions amènent la relève des troupes de 1 ère ligne par des éléments de régiments plus frais.

La relève du 1 er C.A par le 18 ème C.A commencera dans la nuit du 20 au 21.

Pour le 33 ème , l’ensemble de la relève sera terminée dans la nuit du 22 au 23.

Le départ à cette date du 33 ème du front de l’attaque sur le Chemin des Dames, fera que le 33 ème R.I ne sera pas impliqué dans les mutineries de juin 1917. Nous ne les aborderons pas.

Les 20, 21 et 22 avril 1917 :

Le 1 er C.A passe aux ordres de la X ème Armée.

Le 33 ème repasse sous le Commandement de la 51 ème D.I.

Le bilan des pertes du 33 ème sera publié les jours suivants et l’impression de pertes énormes sera confirmée.

*

Ordre Général :

« Les unités de la 51 ème D.I sont relevées par des éléments des 1 er et 18 ème C.A dans la nuit du 21 au 22. Ils viennent se regrouper autour de Romain où ils récupèrent le courrier postal du Régiment.

Le matériel que les unités de la 51 ème D.I ne peuvent emporter est laissé sur place et sera enlevé ultérieurement par autos. »

Pendant plusieurs jours, le 33 ème retiré du front va effectuer d’incessants mouvements. Ce que nous allons voir jusque la fin de l’article.

La 51 ème D.I se regroupera le 21 avril à Mareuil-en-Dole, Saint-Gilles, Villette, La Cour, Magneux, Romain. Ces journées sont occupées à réorganiser les positions nouvelles. Le sous-lieutenant Deverchère venant du 162 ème est affecté au 33 ème.

Dans la nuit du 22 au 23, le Régiment est relevé par le 57 ème R.I pour les Batailons Corbeil et Vermeersch et par le 49 ème RI pour le Bataillon Desaint.

Le Régiment se transporte à Romain. Le Lieutenant Guillon de Perranos du 127 ème et le Sous-Lieutenant Lemaire du 102 ème sont affectés au 33 le 22.

Pertes :

Officiers :

  • 5 tués
  • 10 blessés
  • 1 disparu

Troupe :

  • 99 tués
  • 262 blessés
  • 64 disparus.

Soit un total de : 441 hommes perdus en 5 jours

Le rapporteur de la 51 ème D.I signale que dans ce décompte, il y a des hommes victimes d’accidents de grenades survenus pendant la marche du 15 au 16.

L’ensemble de la 51 ème D.I a eu :

  • 10 officiers tués.
  • 17 officiers blessés.
  • 1 officier disparu.
  • 170 hommes tués.
  • 578 hommes blessés.
  • 148 disparus.

Soit: 924 pertes d’hommes dont 180 tués (en 5 jours).

L’assaut magnifique qui avait rempli d’admiration les officiers d’autres unités était pour le moins un « propos indélicat » !

Le sous-lieutenant Cornu, prend le commandement de la 9 ème compagnie.

Le Lieutenant Carton celui de la 11 ème compagnie.

Le Lieutenant Mac Corkell celui de la 3 ème compagnie.

*

24 avril 1917 :

Suite aux instructions de l’Ordre Général du 23

Le Régiment fait mouvement et va à Chéry-Chartreuse.

Départ à 7h30 en passant par Courlandon et Fismes. L’Etat-Major s’installe à Chartreuse.

Les 3 Bataillons , la CHR dans es baraquements près de Chéry.

Le Capitaine Chenu, rentré de blessure, reprend le commandement de la 11 ème compagnie.

Le Sous-lieutenant Amalric y reste affecté come chef de section.

Le Commandant Ducamp, rentré de convalescence reprend le commandement du 2 ème Bataillon.

Ordre Général du 24 :

La 51 ème D.I fera mouvement les 25 et 26 et repos le 27 :

Le 33 ème démarrera à 6h30 avec pour itinéraire Mareuil-en-Dôle, Feré-en-Tardennois’ Bruyères pour arriver à Nanteuil-Notre-Dame.

25 avril 1917 :

Le Régiment fait mouvement et va cantonner à Nanteuil-Notre-Dame, Armentières-sur-Ourcq, Breny.

L’E.M, CHR et 1 er Bataillon à Armentières.

3 ème Bataillon à Breny.

Le 2 ème Bataillon à Nanteuil-Notre-Dame.

Ordre Général du 25 :

33 ème , départ 7h30, itinéraire : Brény, Nanteuil-sur-Ourcq, Vichel-Nanteuil.

26 avril 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

  • L’E.M, CHR et 2 ème Bataillon à Neuilly-saint-Front
  • 3 ème Bataillon à Monnes
  • Le 1er Bataillon à Marizy-Saint-Mard , Montron-Macogny

Ordre Général du 26 :

Itinéraire : 8 heures, embranchement Ferme Essart à Monnes, Dammard, Chézy-en-Orxois, Brumetz, Bremoiselle, Hervilliers.

27 avril 1917 :

Sans changement.

28 avril 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

  • L’E.M, CHR et les 1 er et 3 ème Bataillon à Crouy-sur-Ourcq
  • Le 2 ème Bataillon à Fussy Crotigny et Certigny

29 avril 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

  • L’E.M, CHR et 3 ème Bataillon à La Ferté-sous-Jouarre.
  • Le 2 ème Bataillon à Saint-Martin – Maurette.
  • Le 1 er Bataillon à Ussy-sur-Marne.

30 avril 1917 :
Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

6h30, itinéraire Route la Ferté-sous-Jouarre, Bussières.

  • L’E.M, CHR et 2 ème Bataillon à Bussières ( Les Cabarets)
  • Le 1 er Bataillon à Boitron sauf la 2 ème compagnie qui va à Petit Villiers
  • Le 3 ème Bataillon à Hondevilliers

Le Sous-lieutenant Béthencourt est muté au 33 ème.

Le Régiment y trouve son cantonnement définitif et ne bougera plus durant plusieurs jours et va se reconstituer une nouvelle fois et se consacrer à l’instruction.

Le 1 er C.A passe sous les ordres de la 1 ère Armée. (mais de la IVème pour le ravitaillement).

Le 01 mai 1917 :

Le Lieutenant Vallon est affecté au 33 ème.

Le 02 mai 1917 :

Le Sous-lieutenant Jeunechamps de la 3 ème compagnie est muté à la 3 ème compagnie de mitrailleuses.

Le Lieutenant Duprez est promu Capitaine.

Le Sous-lieutenant Cornu est promu Lieutenant.

Le 03 mai 1917 :

Le Capitaine Dion prend le Commandement du 3 ème Bataillon.

Le Lieutenant Gaillot prend le Commandement de la 1 ère Compagnie de Mitrailleurs.

Le 04 mai 1917 :

Sans changement.

Le 05 mai 1917 :

Sans changement.

  • Le Capitaine de la D .D est affecté à la 9 ème compagnie et en prend le commandement
  • Le Lieutenant Vallon du D.D. est affecté à la 2 ème compagnie
  • Le Sous-lieutenant Lemaire est affecté à la 3 ème compagnie
  • Le Sous-lieutenant Sonier est affecté à la 7 ème compagnie
  • Le Sous-lieutenant Béthencourt est affecté à la 9 ème compagnie
  • Le Sous-lieutenant Deverchère est affecté à la 10 ème compagnie
  • Le Sous-lieutenant Daval est affecté à la 11 ème compagnie

Le Dépôt Divisionnaire du Régiment est réorganisé par note de service n°859 du 04 mai :

  • 4 ème compagnie dirigée par le Lieutenant de Pénaros secondé par le Sous-lieutenant Delignes
  • 8 ème compagnie commandée par le Sous-lieutenant Bec
  • 12 ème compagnie dirigée par le Sous-Lieutenant Desquand secondé par le Sous-lieutenant Berland

Le 06 mai 1917 :

Sans changement.

Le 07 mai 1917 :

Sans changement.

Le Commandant Ducamp prend le commandement du Dépôt Divisionnaire pendant l’absence du Capitaine Delloye.

Le Sous-lieutenant Frémaux, rentré de l’hôpital est affecté à la 10 ème compagnie.

Le 08 mai 1917 :

Sans changement.

Le Sous-lieutenant Jeunechamps de la 3 ème compagnie de mitrailleuses est muté à la 1 ère compagnie de mitrailleuses.

Le 09 mai 1917

Nouveau mouvement.

L’E.M , CHR et le 1 er Bataillon à Artonges.

Les 2 ème Bataillon et 3 ème Bataillon à Villemoyenne, Fontenelle en Brie.

  • Le Lieutenant Duprez est promu Capitaine au Corps.
  • Le Sous-lieutenant Cornu est promu Lieutenant.
  • Le Sous-lieutenant Montaufier est promu Lieutenant
  • Les Adjudants Quimbre de l’active et Waechter de la réserve sont promus Sous-lieutenants

Ces promotions sont à titre provisoire selon la décision du Général commandant en chef du 05 mai 1917.

Le chef de musique Beaumont en traitement à l’hôpital complémentaire 46 au Touquet Paris Plage est maintenu au corps. Note de l’Armée du 02 mai 1917.

Le Sous-lieutenant Roze en traitement à l’hôpital complémentaire n°31 à Château-Thierry maintenu au corps. Note de l’Armée du 05 mai 1917.

Le Sous-lieutenant Clément en traitement à l’hôpital complémentaire n°46 au Touquet Paris Plage est maintenu au corps. Note de l’Armée du 02 mai 1917.

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner.

Le 10 mai 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement, départ à 6 heures 30 d’ Artonges en voitures pour certains éléments et par chemins de terre pour l’ensemble et va cantonner à L’E.M , CHR et 3 ème Bataillon à Orbais-l’Abbaye.

Le 2 ème Bataillon à Margny.

Le 1 er Bataillon à Corrobert.

Lors de ce déplacement, le Régiment met en application les points relatifs à l’instruction sur les conditions de la marche : service de sureté, liaisons, rassemblements articulés…

Le 11 mai 1917 :

Sans changement pour l’E.M la CHR et le 3 ème Bataillon.

Les 2 ème et 1 er Bataillons font mouvement et vont cantonner à Mareuil-en-Brie.

Le 12 mai 1917 :

Sans changement.

Le 13 mai 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

  • L’E.M, CHR 1 er et 2 ème Bataillon à Bergère-lès-Vertus
  • Le 3 ème Bataillon à Coligny

L’Officier d’Administration de 2 ème classe Carton est promu Capitaine au Corps par décision du Général en chef du 13 mai 1917.

Le Chef de Musique Beaumont remis à la disposition du ministre en vue de sa mise en retraite devra être dirigé vers le dépôt du corps à sa sortie de l’hôpital.

Le 14 mai 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

  • L’E.M, CHR 1 er et 3 ème Bataillon à Lenharrée
  • Le 2 ème Bataillon à Normée

Le 15 mai 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

Trouan-le-Grand et Trouan-le-Petit, au sud de Mailly.

Le 16 mai 1917 :

La 51 ème D.I occupera le 16, en fin de marche, son stationnement définitif.

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner au camp de Sainte-Tanche à 2km au Nord-Est de Lhuître , à 25 km au Nord de Troyes où il est baraqué. Il y restera jusqu’au 10 juin.

Il se consacre à l’instruction et au cantonnement.

Le 24 mai 1917 :

Les Sous-lieutenants de réserve à titre temporaire Roze et Debaudringhien sont promus à titre définitif par décret du 18 mai 1917 pour prendre rang au premier mai 1917. J.O du 21 mai 1917.

Le 26 mai 1917 :

Le Chef de Bataillon Grandjon venant du 17 ème Régiment d’Infanterie est nommé au Commandement du 1 er Bataillon par note du 1 er C.A du 27 mai 1917 n°6446/1, alors que le Chef de Bataillon Vermeesch passe au 208 ème R.I.

Le Lieutenant-Colonel breveté Partiot à titre temporaire est nommé à titre définitif à dater du 24 mai 1917 ; Paru au J.O du 25 mai 1917.

Le 28 mai 1917 :

  • Le Médecin-Major de 2 ème classe de réserve Margerin venant de la ½ du Génie est affecté au 1 er Bataillon du Régiment
  • Le Médecin-Major de 2 ème classe de réserve Boë venant de la 1/52 du Génie est affecté au 3 ème Bataillon du Régiment
  • Le Capitaine Dion prend le Commandement du 3 ème Bataillon en remplacement du Capitaine Charrière
  • Le Sous-lieutenant Daubert, revenant de convalescence, passe de la 7 ème à la 8 ème compagnie

Le 30 mai 1917 :

Le Capitaine Charrière est nommé Officier de la Légion d’Honneur (ordre 4984 D du 20 avril 1917).

Les Sous-lieutenants Debaudringhien et Sartori sont nommés Chevaliers de La Légion d’Honneur (ordre 4984 D du 20 avril 1917).

Le 02 juin 1917 :

Les Régiments de l’I.D (infanterie divisionnaire), dont le 33 ème , participent à une revue passée au camp Est de la Ferme de Laval-le-Comte (à 8 km à l’Est de Trouans) par le Général Lacapelle*

Commandant le 1 er Corps d’Armée de tous les éléments du C.A.

*Le Général Lacapelle remplace le 19 avril le Général Muteau qui est mis en disponibilité.

Le 03 juin 1917 :

La 2 ème compagnie du 33 ème est dirigée à Troyes pour y assurer un service de garde. Elle y restera jusqu’au jour de départ de l’I.D pour une autre destination.

Le 05 juin 1917 :

Le Médecin- aide-major de 2 ème classe de réserve Fournier est affecté provisoirement à l’ambulance 3/51 par décision du Commandant de la 51 ème Division.

Le 06 juin 1917 :

Le Régiment est au repos pour une vaccination anti-typhoïdique.

Le 08 juin 1917 :

Les régiments de la 51 ème D.I prennent part à des manœuvres qui durent 2 jours et qui comporte une manœuvre avec « caches » sous la direction du Général Commandant le 1 er C.A.

Cette manœuvre qui a lieu le 8 juin rassemble les E.M au complet (Les officiers jusqu’aux Commandants des compagnies inclus). Les compagnies étant représentées par leurs 4 chefs de section et le personnel de liaison.

Le 09 juin 1917 :

Le Sous-lieutenant Debaudringhien rentré de convalescence est affecté à la 9 ème Compagnie.

A leur tour, ce sont l’ensemble des troupes des régiments, en tenue d’assaut, qui participent à des manœuvres.

Le 12 juin 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement par l’itinéraire Lhuitre, rive gauche de Luitrelle, Aubigny, Ramerupt, Nogent-sur-Aube et va cantonner aux environs de Longsols.

L’E.M , CHR et 2 ème Bataillon à Vanne.

Les 1 er et 3 ème Bataillons à Saint-Benoist-sur-Vanne.

La 2 ème compagnie détachée à Troyes, rejoint le Régiment.

Le 13 juin 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

  • L’E.M, CHR et le 1 er Bataillon à Dierrey-Saint-Pierre
  • Le 2 ème Bataillon à Faux-Villecerf
  • Le 3 ème Bataillon à Villecerf

Le 15 juin 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

  • L’E.M , CHR et le 2 ème Bataillon à Trancault-le Repos
  • Le 1 er Bataillon à Bourdenay
  • Le 3 ème Bataillon à Lasnerey

Le 16 juin 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner à :

  • L’E.M, CHR et le 3 ème Bataillon à Fontaine-Fourches
  • Le 2ème Bataillon à Baby
  • Le 1 er Bataillon à Villuis

Le 17 juin 1917 :

Le Régiment fait à nouveau mouvement et va cantonner dans sa zone définitive de cantonnement à :

  • L’E.M, CHR et le 3 ème Bataillon à Egligny près des écarts* de l’Abbaye de Preuilly
  • Les 1 er et 2 ème Bataillons à Châtenay-sur-Seine

Ils y resteront jusqu’au 1er Juillet.

*Agglomération secondaire d’une commune, formant souvent un hameau.

Dès leur arrivée dans cette zone, les troupes sont mises au repos complet pour une durée de 4 à 5 jours.

Pendant ce temps, elles se consacrent au nettoyage des effets.

La reprise de l’instruction s’échelonne dès le 23 juin. Le travail reste modéré selon les instructions données.

Le 25 juin 1917 :

Le sous-lieutenant Deligne du Dépôt Divisionnaire passe au 9 ème Colonial.

Le Capitaine de Réserve à titre provisoire Duprez est admis dans le cadre actif par décret du 07 juin 1917.

Le 01 juillet 1917 :

Le Régiment fait mouvement par voie de fer.

Il embarque par 4 trains, direction Gare de Bergues… dans le Nord.

Le 33 ème va découvrir un nouveau secteur dans :

Les Flandres.

De Juillet à Décembre 1917.

Post a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *